Quelle fatigue ces temps -ci ... elle m'est retombée dessus dés Lundi matin , alourdissant ma tête et coulant à l'intérieur comme une chape de plomb , que je me représente d'un gris -blanc clair , dense et lourd et opaque ; annihilant complétement mes facultés intellectuelles ..
La septième et dernière représentation de King Arthur était Dimanche soir ; chacune d'entre elles était un régal et une merveille , pour nous chanteurs . Et chacune a eu beaucoup de succés auprès des spectateurs , tout au long ; j'éprouve un peu de tristesse de devoir quitter le monde des Bretons et des Saxons , des forêts magiques et de Merlin l'enchanteur . Cependant , j'avais eu du mal à m'adapter aux horaires , moi qui suis une couche-tôt .
Donc pendant quelques heures , une fois terminée cette période des spectacles donnés , je me suis sentie en vacances - mais le quotidien de maman m'est retombé dessus de tout son poids , avec l'effort constant pour faire de mon mieux : écrire aux impots pour la succession de tata Lili , leur envoyer des photocopies de toutes les factures de maman pour montrer à quoi elle dépense ses sous , réserver l'ambulance qui doit l'amener pour faire une radio de contrôle à l'hosto la semaine prochaine , penser à aller chercher son somnifère à la pharmacie , téléphoner à une des petitounes qui doit travailler pour elle en Septembre , commencer à prévoir le planning , comptabiliser les heures et rédiger le volet social des chéques emploi service ...chaque fois c'est des petites choses mais ça grignote une matinée vite fait bien fait . Et du coup , j'ai complétement craqué ce matin : j'avais déjà égaré mon propre chéquier , donc j'ai demandé à payer le voyage en Inde en liquide ; j'ai retiré l'argent à la poste et l'ai mis dans une enveloppe - mauve ! - mais à sept heures ce matin je ne retrouvais plus l'enveloppe ... j'ai cherché pendant trois bons quart-d'heures en sanglotant ! pour finir par la retrouver à un endroit où j'avais déjà cherché . Dés le réveil je rêve de cette sieste bénie sous le cédre ... et après , après , peut-être terminer une aquarelle en cours ; seulement , si peindre devient aussi une obligation , ça ne me va plus ... mais on verra bien - après la sieste !