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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 09:07

                   Légende de la peinture " Grand écart " ( voir juste un peu plus bas au chapitre 129 ) : ne me demandez pas comment je suis arrivée là j'en sais rien et je ne sais fichtrement pas non plus comment sortir de cette situation .
  Naturellement , si , je sais comment j'en suis arrivée là : c'est cette fichue idéologie du don . Donner , donner de soi , donner aux autres ... O.K . Mais jusqu'où ? mon problème , c'est que je n'ai pas été éduquée pour sentir mes limites . J'ai été dressée pour ne pas sentir que j'en avais . C'est un inconvénient ; mais avec un nombre impressionnant d'années de psychothérapies et divers ménages et mises en ordre de mon inconscient , je sens un tout petit peu mieux ces limites ,et  je fonctionne avec un égoïsme qui va de normal à terrifiant . Comme tout le monde . Et en fait , si on donne ,  ça produit souvent que simplement  l'autre s'attache à vous un peu plus ; qu'est-ce qui est bien là dedans ? où est le chemin juste , s'il y en a un ? 
         Autre chose : hier matin , je faisais la cuisine pour les amis qui devaient venir le soir *; mais c'était vraiment un plaisir de préparer , et le repas aussi . Donc , là , qui a donné à qui ?J'ai l'impression que c'est plutôt à moi qu'on a donné .

      Le problème , c'est le problème de tous les idéaux : ça soutient le moral de s'y conformer , sauf quand ça devient un carcan . Et se libérer d'un carcan , bon Dieu que ça fait mal . Une des périodes de ma vie où j'ai été le plus écrasée au niveau émotionnel , c'est quand j'avais décidé de faire une demande de retraite anticipée ( Quoique ça soit idiot de comparer entre les différents moments où on a été mal , chacun ayant eu son originalité et sa saveur propre ! ) Mais là j'assistais au passage dans mon psychisme de pensées répétitives et autodestructrices , accompagnées des émotions adhoc . Un vrai cauchemar , qui m'a tenue tous les matins pendant quelque chose comme deux mois de l'hiver 92 . Ca ne m'était jamais arrivé et ça n'a jamais recommencé comme ça . J'avais posé un acte extrêmement positif et salutaire pour moi ...  D'habitude j'ai plutôt des déprimes tout simplement (! ) C'est pour ça que , en lisant un livre de la Mère de l'ashram de Sri Aurobindo où elle dit qu'on sait quand on agit dans la droite ligne de son chemin parce qu'on a le coeur en paix , ou le coeur qui chante ou une expression de ce genre **, je ricane sacrément ... moi je voudrais bien savoir à l'avance où il est mon chemin ! allez , un petit passage de Machado pour se faire du bien , bis repetita placent  :




                                                  Caminante , son tus huellas
                                                 el camino , y nada mas ;
                                                 caminante , no hay camino, 
                                                 se hace camino al andar.
                                                   Al andar se hace camino, 
                                                  y al volver la vista atràs
                                                  se ve la senda que nunca
                                                   se ha de volver a pisar.
                                                   Caminante , no hay camino , 
                                                   sino estelas en la mar .



              Alors , cette situation écartelée entre deux personnages qui tous deux sont moi , comment est-ce que je fais pour m'en tirer ?  ce dans quoi le personnage du dessin risque de tomber , c'est seulement le vide . La Vacuité  . Mais tout de même , dans l'instant c'est pas confortable . Alors ,quoi faire ? Attendre un moment où la question ne sera plus angoissante , ça sera déjà un sacré pas de fait ...
                                              

* Au fait , j'ai fait un truc très bon que j'ai trouvé sur le net en faisant " courgettes " ; une terrine de courgettes , avec plein de menthe et de persil du jardin -les courgettes je les ai achetées ,  je ne suis jamais arrivée à faire pousser des courgettes autres que naines et maladives au potager , la terre ne doit pas convenir . Le secret , c'est de raper les courgettes et de les faire dégorger avec du sel une heure , après on les rince , on les presse , on fait cuire dans une sauteuse avec un peu d'huile d'olive et de l'ail  . On mélange à 4 ou 5 oeufs  battus avec de la crème fraîche liquide et les herbes ( 5 oeufs  pour 1,5kg de courgettes et 250 g de crème fraîche ) on met ça dans un moule , à cake c'est très bien , et  au four pas trop chaud pendant une bonne heure . Laisser refroidir ,démouler sous les applaudissements et  manger avec un coulis de tomates , ça fait raffiné , voui ! et délicieux .
 

*** désolée de ma citation approximative ! alors la citation du livre " la Mère raconte " ,édité par Sri Aurobindo Ashram , Pondichery , c'est : " Il vous est facile de savoir quand quelque chose vient du Divin . Vous vous sentez libres , vous êtes à l'aise , vous êtes en paix " ( extrait du chapitre : " savoir ce que l'on veut " ) Oui ... et non . Arnaud Desjardins disait , il me semble , : " l'émotion n'est jamais justifiée " - lisez bien , c'était un vocabulaire spécial , parce que ce qu'il appelle l'émotion c'est l'émotion négative , ou l'exaltation , pour ce que j'en ai compris . (remarques de lecteurs bienvenues , s'il vous plait , à l'aide ! ) . Mais il prenait aussi en compte dans son enseignement le nettoyage de l'inconscient , avec toutes les phases émotives qui s'y rattachent . Et de ne pas surajouter de l'émotionnel en niant l'émotion présente parce qu'elle est " pas belle ".

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