Je vous en parlais ce matin en décrivant notre journée de courses à Nîmes . Le hasard , ou la synchronicité , ont fait que ce soir même je suis tombée sur cette strophe , numéro 12 . Par contre mon niveau en sanskrit ne me permet pas de dire si c'est un pluriel ( les désirs ) ou un singulier ( le désir ) ; je me permets de traduire comme ça uniquement parce que ça correspond mieux à ce que je ressens . Il faudrait vraiment que je travaille avec plus d'intensité et que je commence à m'intéresser aux déclinaisons ! Là je me sers des diverses traductions en anglais et du mot à mot proposés .
Mais c'est une question que je me pose : je pensais toujours que lorsqu'on avait suffisamment comblé les désirs , ils tombaient d'eux -mêmes ; par exemple , je rêvais d'un chien , on a Hermione maintenant , et je n'ai pas vraiment envie d'un chien supplémentaire . Ou encore , je rêvais d'une grande maison , pareil ... Il me semble que l'enseignement d'Arnaud le laissait espérer . Mais à présent , justement , je m'interroge . Et si je me retrouvais à quatre-vingt-dix ans avec toujours autant d'envies irrésistibles , tous azimuths ? mon épisode de lèche-vitrines m'a rappelé les éblouissantes descriptions qu'en fait Zola dans Au Bonheur des Dames ( quel bouquin ! vous n'avez jamais lu ? c'est génial ! il avait tout compris du désir ! )
Bon , si l'on revient à Bhaja Govindam , il me reste encore une vingtaine de strophes à travailler , je vais voir s'il ( Shankara ) propose une solution intéressante autre que le fait de vénérer , ou louer , Govinda - L'Essentiel . C'est pas la même démarche que Ramana Maharshi , en plus . Ceci dit , rien que d'écrire ces quelques vers ( en sanskrit , c'est marrant , il y a des rimes à la fin comme chez nous ! deux par deux ! ou plus .. ) , et pour moi c'est déjà quelques millimètres d'apaisement , un soupçon de distance ..
Jour et nuit , matin et soir ,
Hiver et Printemps , se succédent
le Temps joue , la vie s'en va
même alors , les bourrasques des désirs ne s'apaisent