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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 12:41

 

 

           Pour se remonter le moral ,et plutôt que la photo de moi en train de jardiner en débardeur à onze heures du matin tout à l'heure ( j'ai passé l'âge pour que ça soit affriolant , et puis ça ne servirait qu'à  vous rendre envieux , vous autres mes pauvres , qui vivez au Nord de la Loire et ne jouissez pas d'un aussi joli temps que nous ce matin . Vouais , je sais ,peut-être qu'on va le payer ce beau temps si doux en Janvier ,  en tout cas je me suis bien régalée à bêcher ! .. )  Donc , pour se faire du bien , j'ai eu envie de chercher un poème de Kabir , parce qu'il a parlé de ces divisions religieuses . Kabir était un mystique , et tisserand , et  poète ;  il vivait en Inde du Nord au XVe siècle . Ni indou ni musulman , ou indou et musulman ,  vénéré à la fois par les indous et les musulmans  ; tout comme Chirdi Sai Baba .  J'ai trouvé ce petit extrait sur un blog ; si vous voulez lire tout le poème allez voir sur cet autre blog : http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=17550.0


Où vas-tu me chercher, fidèle ?
Regarde, Je suis près de toi.
Je ne suis ni dans les temples, ni dans les mosquées,
ni dans le sanctuaire de La Mecque, ni sur la montagne Kailash.
Je ne suis ni dans les rites, ni dans les cérémonies,
ni dans l’ascétisme du yoga et ses renoncements.
Si tu me cherches vraiment, tu me verras soudain,
tu me rencontreras au détour du chemin…

 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Kab%C3%AEr

 

 

Et puis j'ai reçu ça au courrier de ce matin , envoyé par Sylvie et Jean-Marc ;  un texte de Badinter , que j'ai trouvé vraiment très bien ; après le sacré , le profane ...

 Après l'attentat, l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand en appelle à la justice.
 
Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, réagit à l’attaque contre «Charlie Hebdo».
 
              «Devant un tel crime, préparé et exécuté de sang-froid, c’est d’abord aux victimes que pense chacun d’entre nous. Policiers assumant le risque quotidien auquel les expose leur devoir, journalistes réunis pour accomplir leur mission d’information, sans laquelle la démocratie serait étouffée. Ces journalistes-là sont morts pour nous, pour nos libertés qu’ils ont toujours défendues. Sachons nous en souvenir. L’émotion nous saisit aussi à la pensée de leurs familles, de leurs proches, que le crime frappe au cœur par ricochet et qui vivront désormais comme des invalides, amputés de l’être humain qui était une part d’eux-mêmes.
  
     «Au-delà du chagrin et de la pitié s’inscrit le devoir de justice. Nous sommes assurés que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. A la justice de décider de leur sort, en toute indépendance et dans le respect de l’Etat de Droit. Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l’histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n’ont rien gagné en efficacité répressive, mais beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d’honneur.
 
     «Enfin, pensons aussi en cette heure d’épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d’autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l’idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu’ils rêvent d’ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.»

 

 

commentaires

R
Il n'y aura pas de procès: les auteurs sont morts, comme chaque fois...
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