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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:23

 

 

 

 

 

 je ne résiste pas , je vous remets ces anges ... C'est des roses qu'ils portent sur les plateaux , pas des petits fours ... voui , celui de gauche a peut-être l'air un peu douceâtre , je vous l'accorde . Les visages des anges version Fra Angelico sont peut-être préférables , finalement ... Ce printemps , j'irai faire une visite comparée , je sens bien que c'est nécessaire !

je ne résiste pas , je vous remets ces anges ... C'est des roses qu'ils portent sur les plateaux , pas des petits fours ... voui , celui de gauche a peut-être l'air un peu douceâtre , je vous l'accorde . Les visages des anges version Fra Angelico sont peut-être préférables , finalement ... Ce printemps , j'irai faire une visite comparée , je sens bien que c'est nécessaire !

        

 

 

 

               Je me réveille avec l'impression qu'un troupeau de bœufs musqués m'est passé sur le dos ( pourquoi des bœufs musqués ? parce qu'hier soir , zappant , je suis passée par un reportage concernant les Inuits ; l'un d'eux s'apprêtait à partir à la chasse au boeuf musqué . Je me suis arrêtée de zapper cinq minutes , étonnée parce que je croyais que là bas il n'y avait que des phoques et des ours blancs  - je suis ignare , je sais - puis ,  émerveillée , également ,  par la sagesse du chasseur qui disait à un enfant :  " Si tu veux tuer une proie , il faut  respecter l'animal " .  Mais je n'ai pas regardé la suite parce que je ne voulais pas voir de meurtre . )

                  Le dos piétiné ?   Pourtant , hier , j'ai à peine jardiné - une petite heure seulement avant que la nuit ne tombe , à creuser un trou dans la terre argileuse . Je veux y replanter un althaea . C'est l'althaea blanc double ; une splendeur , et un de mes préférés , mais qui commence à s'étioler  , même dans son pot XXL ... Rien que de l'écrire , d'ailleurs , naissent les inquiétudes - va t'il se sentir assez bien , là ? Fleurira-t-il autant ?

                  Ou en étais-je ? Ah , oui , la sensation de mon dos piétiné .. Et pourtant , il y avait cette pensée par rapport à la famille de R. , aux relations qu'ils ont l'air d'avoir entre eux : quel manque de douceur . J'ai emmené R. , hier après-midi ,  faire une cure de ville et de superficialité bienvenues pour elle .  A ma surprise , moi qui , en général , déteste faire des courses avec quelqu'un ( souvenir de l'âpreté , de l'agacement ,  de l'irritabilité de ma mère quand elle m'emmenait faire des courses , pour m'acheter le manteau d'hiver , chaque année , ou la paire de chaussures d'hiver , ou d'été , au point que j'avais l'impression de marcher à côté d'un volcan d'aigreur , qui pouvait me réduire en minuscule tas de cendres en quelques secondes ) je me suis bien amusée . Pourtant , il faut tenir le bras de R. , qui marche mal et voit mal dans la rue , avec les changements d'ombre et de lumière ;  lui porter , naturellement , ses paquets ... Pourquoi c'était plaisant ? Bien entendu , parce que ça n'était pas maman , qui s'accrochait tant à mon bras , la pauvre . Probablement , parce que je ne vois R. qu'une fois de temps en temps seulement ... et sans culpabilité . On manquait terriblement de douceur , bien sur , dans ma famille aussi . J'imagine que R. a grandement manqué de douceur envers ses enfants ... et en manque encore .  Ou encore , je pense à mon autre amie , enfermée dans sa cage confortable ,  dans la maison de retraite hyper médicalisée aux gentilles aides soignantes ;  et qui ne dit plus un mot .

                     Alors , le dos piétiné ? Celui de l'enfance ? Ou celui de maintenant , de cette fille ,   pourtant tellement soulagée , maintenant ,  du poids terrible d'avoir à m'occuper de sa mère , mais qui voudrait très fort d'un monde bisounours , pour tout le monde  et les animaux aussi  ?      

                    Je me suis arrêtée , il y a deux nuits ,  au chapitre XI de la Bhagavad Gîta . D'une poésie et d'une beauté fabuleuses , splendides ; mais -  je ne comprends pas .  Krishna - le Divin - se montre alors  à Arjuna sous son aspect terrible ; et  Dieu , l'Absolu ,  est également vénéré comme donnant un amour infini  . Pour l'instant , le message ne passe pas trop ... le paradoxe est encore coincé dans ma gorge . Tous les sages ,indiens ou inspirés par l'Inde , que j'ai rencontrés , rencontrées , tous - donnent tellement d'amour , de paix , de douceur . Mais la Bhagavad Gîta est considérée comme LE livre sacré , pourtant . Alors ?

 

 

 

                                                                        

 

 

 

 

 

    

   

commentaires

J
Bonjour Françoise ! Il me semble que l'Absolu peut être terrifiant quand on le regarde de l'extérieur car il est totalement étranger à notre plan de conscience. Mais pour celui qui se tient au centre de la roue, il n'est que félicité. Pour moi, l'amour que tu évoques n'a rien à voir avec les sentiments que nous pouvons éprouver pour nos semblables en tous genre. C'est une énergie toute en expansion, en joie pure, sans réellement d'objet, qui nous envahit et nous porte dans sa lumière. Quand nous rencontrons de véritables sages, c'est dans son aura que nous pénétrons. Il m'a toujours semblé étrange de projeter des émotions et des sentiments sur une notion comme la Conscience absolue, le Brahman. Les émotions et les sentiments sont liés à notre condition et Krishna entre autre en prône la remise en perspective et le détachement. Je ne crois pas au monde des bisounours. À la périphérie de la roue, nous n'avons pas le choix : pour qu'il y ait des débuts, il faut des fins. Pour qu'il y ait la paix intérieure, il faut avoir détruit ce qui y faisait obstacle. Les gentils pour les uns sont les méchants pour les autres. Nous devons tuer pour vivre (même les légumes !), etc., etc. Tu l'auras peut-être deviné, j'ai un penchant pour Rudra/Shiva et sa rigueur créatrice ! :-)
Bonne journée ! Francine/Jyoti
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P
Merci infiniment pour ton commentaire : parce que ce que tu écris c'est à ta façon ; j'apprécie beaucoup .
En lisant ce chapitre XI , avec aussi la force de la traduction de Sri Aurobindo qui sait manier les mots , ça m'a évoqué de façon intense un paquet foisonnant d'images des conflits du genre humain , guerres , holocaustes , etc ... - et c'est le jeu , cette intensité . Mon jeu , dans l'instant , semble être de me cramponner à la périphérie ,et au monde des bisounours ... en laissant de côté la souffrance des carottes pour l'instant , sinon je vais encore me culpabiliser ... Bonne nuit ! F