Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Profil

  • Prune Branchesetbosquets
  • Babyboomer
  • Babyboomer

Rechercher

29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 19:59





   La performance à saluer , c'est que j'ai réussi à prendre la photo avec le minimum de touristes  . Sinon , c'est un peu comme la queue pour rentrer au Louvre un Dimanche après-midi , on tourne autour du site en file indienne sur un petit sentier bien balisé ... pas question de faire une méditation à l'intérieur du cercle , comme j'en rêvais . Tout de même , c'est chouette ...


27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:12

      Ce jour là  , il crachinait ... et je n'avais toujours pas de vêtement adapté . J'ai proposé Salisbury , il me semblait que la cathédrale était belle , là encore . Bouh ! elle est plutôt lourdingue ; mais dans un supermarché je suis tombée  , après une demie-heure d'angoisse de choix parce que rien ne me plaisait et qu'il pleuvait toujours dehors ,  en arrêt sur un imper bleu comme la mer , caché tout au fin fond des rayons , qui m'a aussitôt enveloppée de ses vagues revigorantes .
       Dans la cathédrale , je ne sais pourquoi , la belle statue d' un gisant m'a touchée au coeur  . Peut-être à cause de la mort récente de tata  , je trouvais que ce Guillaume Longespée , au beau nom , était très présent ; je me demandais comment avait été sa vie  , j'étais émue de me dire que tout ce qu'il avait vécu , tout ce qu'il avait aimé , tout ce pourquoi il avait combattu , ça n'était plus , en cet instant du 10 août 2009 , qu'un tout petit peu de poussière ,  et cette statue couchée dans la cathédrale , sobre ,   presque réaliste bien qu'archaïque avec ses petits plis ... . Le chevalier  dort enfin , vêtu de son armure ; son visage est doux , lisse et jeune ( mais il avait la cinquantaine , en fait , quand il est mort ) Avoir tant combattu ...  Il a du faire de son mieux , comme chacun de nous . 






Plus tard , j'ai appris que c'était un demi-frère bâtard de Richard Coeur de Lion ; qu'il avait participé à plusieurs croisades - dont celle contre les Albigeois , je crois bien - qu'il était renommé pour son courage  ; que sa femme , Ella , l'avait attendu avec confiance tout au long des années , alors que tous le croyaient mort ; qu'il était un mari infidèle . Enfin , que , devenue veuve , Ella avait fondé l'abbaye de Leacock , pas loin de Bath . (on la visite encore mais c'est pas sublime comme visite , les bâtiments ont été détruits en partie ,  puis reconstruits postérieurement ) .
Puissent ils reposer en paix tous les deux ...
 

27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:59

      J'ai intitulé le chapitre précédent " une balade du Dimanche" , justement en faisant référence aux terrifiantes promenades du Dimanche de mon enfance : j'en ai déjà parlé , bien sur ... en long en large et en travers ,mais on ne s'en lasse pas !  tous les Dimanches , le plus tôt possible , quelquefois à six heures l'été , maman hululait pour me réveiller avec énergie ( j'avais passé tout le Samedi après-midi à travailler pour avoir fait parfaitement mes devoirs de la semaine, pas question de jouer avec les autres enfants ) . Le petit dej se roulait en boule provisoirement à l'intérieur de mon estomac , puis on entassait toute la famille  dans la voiture , dont rien que l'odeur me donnait envie de vomir . Puis on prenait   l'une des routes tortueuses qui partent de la Vallée du Var ; quelquefois les tournants avaient raison de mes processus digestifs  ; mes soeurs se souviennent encore avec horreur de la cuvette qu'on me passait en urgence , une petite cuvette en fer émaillé blanc ... je m'en souviens aussi .
        Plus tard , quand mes soeurs furent parties , il y avait toujours la possibilité d'une terrifiante dispute entre tata , qui explosait pour un oui pour un non , et ma marraine qui cherchait à l'agacer pour la faire exploser , vieilles rancunes ... on arrivait au bas du sentier choisi par papa la veille , il adorait les cartes ; on mettait les chaussures de montagne , puis on entamait la montée sur un chemin raide , sac au dos , parfois plusieurs heures ; quelquefois la possibilité d'une autre terrifiante explosion  familiale à cause de la fatigue , du pique-nique qui tardait , me recroquevillait d'angoisse  ... enfin arrivés au col , on mangeait ; puis on montait encore un peu si c'était possible . Puis on redescendait , toute la famille enfin satisfaite ... la joie  d'avoir des parents compétitifs cinglés ... j'étais si fatiguée que je me couchais presque en arrivant .
         J'aurais rêvé d'une chose , d'une promenade tranquille au bord de l'eau , ou de pouvoir jouer avec d'autres enfants ... Que la promenade à Bradford  l'autre jour était douce et belle ! Merci , merci , merci , quelle belle vie !

27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:04

      Après mon solide coup de cafard de la veille , les cadeaux que cette bonne vieille Providence nous avait mitonnés en douce  se sont succédés , par miracles ... en rentrant de Wells nous avons trouvé un mot de Margaret et Bryan , deux amis de nos échangeurs ,  nous proposant  de se retrouver au pub le lendemain pour nous faire visiter Bradford upon Avon ... on accepte avec enthousiasme . Le matin du Dimanche , par temps délicieux , frais ,  nuageux et ensoleillé à la fois - mon temps préféré ! on arrive vers treize heures au Castle 's Inn , où je déguste avec émerveillement un haddock pie  qui fait un peu penser à de la brandade de morue - sans ail sans morue sans ... mais vraiment très réussi ( de là mon étonnement ! z'ont fait des sacrés progrés en cuisine les anglais ... ) tout en sirotant ma demi-pinte d'ale . Léger et bon ! ensuite  , comme le pub se trouve tout en haut de la ville , on descend par les petits chemins qui dégringolent la pente raide jusqu'à la rivière , avec des ramifications qui permettent d'admirer les tout petits jardins bichonnés avec amour à l'entrée de chaque maison , pendant que des chats tranquilles font leur toilette du Dimanche après-midi  









              Les hommes marchent devant d'un bon pas sportif , Margaret et moi descendons tranquillement en discutant jardinage ; je suis vraiment heureuse de la comprendre plutôt facilement , quoique je sois consciente de mes terribles manques en ce qui concerne le vocabulaire botanique ... heureusement que Margaret était prof de français , ça aide ! Coup de chance ,  il y a en ville une excellente librairie où je trouverai , le lendemain , plein de bouquins d'occasion ; en particulier un recueil de textes lus à la BBC il y a quelques années  : " Women Gardeners " ; je vous en reparlerai ... je le lis en ce moment chaque soir , le Harrap's d'une main et mon crayon de l'autre ...
            Tout en bas , nous arrivons à l'Avon ; on traverse sur un petit pont de bois , des gamins se baignent dans la rivière , ça ne doit pas encore être trop pollué , merveilleux ! nous suivons un moment son cours avec l'impression d'être à la campagne , puis nous retrouvons à nouveau en ville . Il y a d'énormes bâtiments XIXe , des teintureries si j'ai bien compris : toute cette région agricole et industrielle était dédiée au tissage et à la laine .

      




           Après une bonne heure de marche , on s'arrête pour une tasse de thé dans le pub le plus proche : autre merveille , ici quand on demande un thé , il vous apportent une théière , comme à la maison ... le bonheur !
             Et , merveille sur merveille , quand on rentre à la maison , qui trouvons nous qui nous attend qu'est content de nous voir qui nous fait même pas de reproche ? 

   

26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 14:02

      Qui lit encore Elizabeth Goudge , à part moi et quelques vieilles anglaises out of date ? et pourtant , la créatrice de Harry Potter  , J.K. Rawlings , cite une oeuvre de Goudge parmi celles qui l'ont le plus influencée - un livre pour enfants , ou pour tous publics ... ces livres , qui font entrer dans un monde poétique et magique ,   m'ont laissé une empreinte profonde par l'incroyable énergie positive et la confiance profonde qui en émanent . Je les lisais enfant , je les lisais ado , je les relis en cas de grippe ou de petit passage à vide ... 
           Le tout premier échange qu'on avait fait en Angleterre se trouvait par hasard à Wells , une ville ou Elizabeth Goudge passa son enfance et qu'elle décrit merveilleusement dans la Cité des Cloches .  J'avais été émerveillée par la cathédrale où l'on rentrait comme dans une forêt aux mille colonnes , par le portail couvert de sculptures , saints , anges et prophétes , riants ou sévères , par les jardins de l'Evêché et leurs cygnes  ... je me souvenais de la petite confiserie près du puits , qui vendait il y a dix ans un fudge absolument irrésistible ... J'ai donc voulu  d'abord et avant tout y revenir en pélerinage pour notre première balade anglaise .
    Hélas ... c'était Samedi ; la cathédrale de Wells est de plus en plus célèbre ; il y avait marché dans la rue principale ... on a bataillé pour trouver de la place dans les parkings surchargés ; et il faisait horriblement chaud  ... Quelle idée j'avais eue ! 




     La cathédrale est toujours  belle , mais elle m'a semblé trop claire , trop lumineuse , presque sans mystère ... au milieu de la cohue des touristes et des visites guidées , je n'avais certes pas cette impression de pénétrer dans une forêt profonde et ressourçante ...  les beaux pilliers demeurent , qui s'épanouissent en palmes aux nombreuses nervures ...




       Ensuite on a voulu manger  ; on est tombés , à force de bête énervement à deux , dans un mauvais restaurant italien derrière le green ... on est allés chercher du  fudge  comme dessert pour se consoler - las ! il était sec et bien trop sucré ... 
        J'ai trimballé un bon moment ma déception , consciente de plaquer bêtement mon rêve d'Angleterre début XXe siècle  par temps brumeux d'automne , sur la réalité qui m'était offerte ce jour là  : de plein soleil au mois d'août 2009 ... Puis   , à une jeune femme près de la fontaine , j 'ai acheté des boucles d'oreille pour me réconforter * ... près de Stonehenge et Glastonbury les gens sont très branchés mysticomachin ,on trouve une infinité de petit étalages de pierres semi-précieuses et de bijoux d'argent  ... me suis fabriqué un autre genre de souvenir .  Je pourrai toujours vivre des instants chouettes ,  relisant   la Cité des Cloches , ou The White witch , faisant tourner la boucle d'oreille entre mes doigts , repensant à la Cathédrale , aux cygnes de l'Evêché , à l'eau claire de la fontaine ...


*Aaaaaah ,  ça vous étonne ?

24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 16:28

           Ce même après-midi du 7 Août , arrivés à la même heure que celle à laquelle nous étions partis - délices des fuseaux horaires ! - nous avons pris l'autoroute qui fait un grand tour au Sud de Londres , pour aller vers la maison de nos échangeurs . Boudiou ! qu'est-ce qu'ils ont comme bagnoles maintenant les angliches , on s'est coltinés embouteillage après embouteillage , bouchon après bouchon , ils préfèrent passer l'été dans leur île pour cause que la livre se casse la gueule , ceux du Sud vont au Nord ceux du Nord vont au Sud ceux de l'Ouest vont à l'Est , etc... ; et les gens de Londres vont partout ... le trafic était pire que chez nous .
             Après quelques heures de route embouteillée nous sommes arrivés dans la petite ville qui nous attendait ... rangées de jolies petites maisons en pierre grises , minuscules et charmants petits jardinets devant les maisons , minuscules et charmants petits jardinets derrière ... la nôtre n'a pas dérogé à la régle . A l'intérieur ... mmmmhhhhhh , un vrai musée , nos échangeurs aiment les choses anciennes , la brocante et la chine , c'était joli joli joli : 


           Et  plein d'instruments de musique , luths et clavecins ,  puisque les habitants sont musiciens de musique ancienne . Mais bien sur , l'attraction principale de la maison , c'est l'un de nos hôtes , celui qui est resté sur place pour nous recevoir personnellement :









          Simpkin , deux ans bientôt , ainsi nommé d'après un conte de Béatrix Potter que je ne connais pas mais que je me suis empressée de lire ( je l'admire énormément comme illustratrice mais je n'avais jamais pris la peine de lire les petites histoires ) . Il ne ménagera pas ses efforts pour nous rendre le séjour agréable : un peu méfiant au départ , il est devenu câlin au bout de quelques jours ,terriblement exigeant après une semaine ... un chat normal , quoi  . Il nous attendait chaque soir dans la plus haute chambre de la maison sous les toits , la plus chaude aussi , partait ballader dés la nuit tombée , puis rentrait vers les quatre heures du matin , nous  avertissant énergiquement qu'il était de retour - à moins qu'il n'ait été angoissé par les deux jours passés dans la maison vide , et que les miaulements ( au fait , miaou avec l'accent anglais , ça fait meow , mais on se comprenait quand même )  n'aient été un appel inquiet  - ohé , y'a quelqu'un ? je rentre , j'ai faim , j'ai envie d'amitié et d'affection ,et puis je me sens un petit peu seul ...   , et il me suggérait alors fermement de  lui servir son petit dej ... J'étais ravie . De toutes façons , quatre heures du mat , j'ai toujours trouvé que c'est l'heure idéale pour une petite méditation .


24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 15:55
 Claustro comme je suis , je n'imaginais pas de prendre l'Eurostar ... j'ai été récompensée de ma couardise par une belle lumière qui me rendait le départ de Calais romantique , faut dire moi je suis du Sud , alors dès qu'il y a un ciel gris sur la mer ... De l'intérieur , ça donnait de merveilleux tons jaunâtres ,




          Dehors la lumière était plus froide . C'est au premier crachin que je me suis aperçue que j'avais oublié toute espèce de veste , imperméable , anorak , k-way ... pur manque d'imagination de ma part ? non , pas tout à fait , même en partant par la canicule je savais qu'en  Angleterre il pleut . Le soulagement du départ , simplement . 







  A l'intérieur c'était merveilleusement cosy , décoré avec de bonnes peintures dans un style Kandinskyen et années 20 , j'ai pu siroter mon verre de thé au lait en attendant l'enthousiasmante apparition des blanches falaises de Douvres , au bout d'une heure à peine .


24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 11:56
  Joli nombre pour un retour que ce triple 7 ... 666 est le nombre de l'Apocalypse et je crois que les chrétiens le regardent d'un oeil torve ,mais ce 777 vous a un air tout vif tout neuf tout frétillant tout joyeux ... nous rentrons d'Angleterre presque régénérés , toussant encore un tantinet ( la veille de notre départ le toubib m'a dit que c'était sans doute la coqueluche . A notre âge ... mais bon , c'est pratiquement passé , bien que ce maudit microbe nous ait pratiquement mis sur le flanc tout le mois de Juillet ...)
   Et voilà ! Alors , l 'échange avec les anglais c'était comment ? c'était :
                           vraiment chouette ...

                          Alors je vais me faire plaisir et reprendre mes photos par le début du voyage , avec trois semaines de décalage :

 
2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 23:05



 Désolée , j'en ai pris toute une série mais  ma photo préférée de la série est floue ;  c'est celle qui où l'on voit  le plus de ce ciel comme du lait caillé , avec la petite lampe à l'intérieur du temple ...

2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 09:26

 Ce matin , j'ai décidé de négliger délibérément mon courrier pour venir tout de suite ici , désolée les copines ... ( et les autres ) . Faut dire que déjà depuis un mois je n'ai pas eu l'esprit assez libre *pour me mettre à peindre , alors que l'envie ne m'en a pas manqué ; si en plus je ne peux plus écrire ...
  Dont acte .
  D'abord je voulais vous remettre une photo du temple , prise il y a deux ans depuis le bout du plateau ; tous ces temps ci  j'ai oublié mon appareil photo , et cet après-midi , la dernière , la lumière va être belle , mais différente , à cause de tous les orages et nuages dans le ciel .

 

  Mais ces rencontres , alors ? oui , j'allais y venir ...
    D'abord celle , incroyable , de Marie-Thérèse , une des rares copines de ma lourde , ennuyeuse , terrifiante scolarité , à laquelle je pouvais penser avec plaisir ; Marie-Thérèse qui m'a fait la surprise de venir à l'expo , m'ayant retrouvée , sans me le dire ... grâce à Internet !!!  Au bout de quarante-cinq ans ... je ne reconnaisssais rien d'elle , je croyais pourtant me souvenir très bien de sa voix , de son visage , de ses façons d'être .. les années passées ont changé l'adolescente en chantier , à la voix pleine de fractures et d'enthousiasmes  ,  en une femme : harmonieuse , pas d'autre mot pour décrire cette première impression . On va se retrouver au fil de prochaines rencontres , cet hiver - quel plaisir d'y penser !
   Celle , attendue , de Jeanine et Jean , qui sont arrivés à la maison pendant que nous étions , Philippe et moi , au plus profond des abîmes d'une sieste ; je les ai reçus à peine poliment , hallucinée de sommeil que j'étais , les ai casés dans la chambre d'amis et suis revenue roupiller presque sans remords .. on s'est rattrapés après , pour l'amitié et la parlote , mais pas suffisamment , bien sur .
     Encore une , inattendue et rigolote : vers les sept heures du soir , un monsieur d'un certain âge comme on dit ,  trapu , cheveux mi-longs gris , un visage qui rapelle légèrment celui de Michel Simon jeune , yeux petits et bas de visage lourd , tout de noir vêtu avec la chemise entrouverte qui laisse apparaître une chaîne en or , monte les marches et me dit bonjour ; je réponds bonjour ;  il me dit alors comme une évidence : je suis Mr A....
     Ah bon , vous êtes Mr A... , ( Enchantée . Mais encore ? Qui ça peut bien être ce monsieur si célèbre ? ) 
     C'est le peintre qui expose après moi , et il y avait eu un malentendu de la mairie concernant les dates , si bien qu'il avait , fort gentiment , reculé ses dates d'exposition pour que je puisse terminer la mienne .
     On discute de banalités , puis je lui demande ce qu'il peint , il me dit : de la peinture au couteau , des paysages provencaux . Aaaaaaah , j'en frémis ... Il annonce fièrement qu'il a eu la médaille d'Or à Paris . Je témoigne donc tout le respect du à la médaille d'Or de Paris , section peinture provencale ... il expose dans plusieurs galeries ,  etc...Nous discutons amicalement . Il finit par entrer pour venir voir ce que je peins ( je suppose qu'il a la même inquiétude que moi , lorsque je vais voir  les peintures de quelqu'un que je trouve sympathique : c'est terrible de devoir s'arracher un commentaire élogieux quand on aime la personne mais pas sa peinture ... en fait , vous savez , je n'aime presque que la mienne , de peinture . Non , j'exagère ...)  Revient soulagé , il me dit que c'est bien , que c'est poétique , et puis c'est correctement encadré ... Ouf ! nous sommes bien contents tous les deux , et j'irai voir sa peinture sur le net ... Du coup , il croit nécessaire de me consoler parce qu'il n'y a pas tellement de monde . Mais , Grands Dieux ! est-ce que j'ai envie qu'il y ait beaucoup de monde ? je suis heureuse s'il vient  deux amis dans l'après-midi , ou bien une seule personne que je ne connais pas , mais qui reste longtemps , puis sort et me fait un grand sourire et me remercie tant elle a aimé l'exposition , ou encore s'il ne vient personne et que je reste à méditer sous le cerisier , plutôt que plein de gens qui font des commentaires artificiels ressucés ... Quel bonheur que d'être accueillie dans ce lieu , avec mes tableaux .. ! Quelle chance exceptionnelle ! 





* cette histoire de se sentir l'esprit libre me turlupine , d'ailleurs ; ce matin , Dimanche matin donc , au réveil je me sentais dans un état d'esprit un peu oppressé , parce que j'ai promis à maman de la sortir aujourd'hui . donc je marronnais , trois heures de perdues alors que je voudrais jardiner , ou faire du ménage , ou ranger ...banal de râler pour une de ces petites contraintes .  Et puis tout à coup j'ai repensé  que , quelles que soient les circonstances , ce sont forcément les meilleures pour m'aider à évoluer ( dixit Arnaud , je vous l'ai déjà seriné ) . Ou sont passées ma liberté et joie intérieures si elles dépendent de ce que m'offre la vie ?  Y repenser m'a  aidée à me regarder de loin  , pour un temps ,mon côté bougon . Par contre , il y a toujours l'écueil , l'habitude enfantine de nier une émotion négative ; on a tellement envie d'être parfaite ... faut pas tomber là dedans non plus ... Dieu que la navigation est délicate .