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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 03:45

       Allons bon ... quatre heures du matin , une insomnie ... enfin , l'avantage de ne plus être obligée d'aller au  travail à heures fixes , c'est que ça n'est pas très grave si je suis un peu à côté de mes pompes dans la journée . Je viens de terminer l'autobiographie de Jim Harrison , En marge ; un peu déçue , je ne l'aimerai pas autant que ses merveilleux romans .. ( mon préféré est Retour en terre , la suite de De Marquette à Vera Cruz ) C'est le deuxième auteur dont je lis l'autobiographie et suis plutôt déçue , la plus grosse déconvenue étant l'autobiographie de mon bien aimé Tony Hillerman . Qu'est-ce que j'espère à chaque fois , être complétement admise dans le merveilleux univers que l'auteur décrit dans ses romans ...non,  il faut que je me résigne . Ces cathédrales magiques où nous pouvons entrer grâce à la porte qu'il nous tient gentiment ouvertes , ce sont des créations mentales , lui non plus n'a pas eu totalement accès au jardin d'Eden ... 
         Ce n'est pas tant  la simplicité de la vie du gars qui m'a déçue , mais surtout que je n'y ai pas retrouvé cette espèce d'élan tellurique , de lyrisme sobre qui faisait que je ne pouvais décrocher du  roman avant de l'avoir terminé . ( J'ai lu aussi ces derniers mois : Nord-Michigan , que je trouve moins abouti , et un autre dont le nom ne me revient pas dans l'instant -En route vers l'Ouest ? -  trois longues nouvelles , idem ) Question de style , peut-être ? on a vite fait d'accuser le traducteur ,mais je crois que c'est le même pour tous ses livres , Brice Matthieusent . A la fin du bouquin , Harrison analyse  la façon d'écrire une fiction et la façon d'écrire une autobiographie :
            " Dans un roman , il faut tout remettre en question et l'écrivain doit faire comme si le monde n'avais jamais été décrit avant lui .Dans l'autobiographie , au contraire , l'écrivain doit tenir la bride à son goût immodéré pour les diversités chatoyantes de la vérité . " ( p.451 dans l'édition  10/18)
        Oui , c'est peut-être là que le bât blesse , il s'est un peu trop tenu en laisse pour mon goût là ... moi j'aime mieux , et infiniment , quand il nous plonge dans ces " diversités chatoyantes " .
            Bon ... je vais continuer à explorer ses romans , alors . Quand j'aime un auteur j'ai envie de lire tout de lui . Vrai , faux ? vrai pour Tony Hillerman , Philip K. Dick , faux pour Proust , la Recherche m'a toujours suffi . Autrefois j'étais dingue de Kafka ( je vous parle d'il y a une trentaine d'années ) et j'essayais de tout lire et tout savoir  ...
            Mais il y a dans les toutes dernières pages de cet En Marge un poème qui m'a touchée aux larmes . Je peux vraiment l'adopter , quoique n'ayant jamais vu ni l'Hudson ni le Missouri   et n'étant pas émue par l'image d'une belle femme nue qui marcherait à reculons vers moi ( ça serait un bel homme non plus , d'ailleurs . J'ai besoin de voir les visages de quelqu'un pour être émue ) ni tentée par l'absorbtion de quatre litres de bourgogne  . On va voir si l'insomnie résiste à la transcription intégrale , ce poème est assez long ,  j'espère que je ne vais pas faire d'erreurs en recopiant ... j'espère aussi avoir à peu près respecté la mise en page , sur mon édition de poche ça n'est pas évident de la voir . Enfin , pour les amis qui n'ont jamais lu de Jim Harrison , ses romans sont d'un style plus classique . Des romans romans , pourrait -on dire .




                            Autrefois


 Autrefois il faisait jour jusqu'à minuit ,
 la pluie et la neige montaient du sol
 au lieu de tomber du ciel .  Les femmes étaient faciles.
 Dès qu'on en voyait une , deux autres apparaissaient,
 qui marchaient vers vous à reculons  en se déshabillant.
 L'argent ne poussait pas parmi les feuilles des arbres ,
  mais autour des troncs , en ceintures de cuir de veau ;
  vous aviez seulement droit à vingt dollars par jour .
  Certains hommes volaient comme des corbeaux , d'autres couraient dans des arbres tels des tamias .      Sept femmes
  du Nebraska remontèrent le Missouri plus vite que
  les dauphins mouchetés du cru .Les chiens basenjis
  parlaient espagnol , mais tous préféraient s'en abstenir.
On exécuta quelques dirigeants politiques qui avaient trahi la confiance des électeurs et les poétes  durent se contenter de quatre litres de bourgogne par jour. On ne mourait
   qu'un jour précis de l'année et des choeurs mirifiques
   montaient des cheminées d' hopitaux où il y avait
   un âtre en pierre dans chaque chambre .Certains pêcheurs apprirent à marcher sur l'eau et , jeune garçon , je descendais les rivières  en courant ,   ma canne à pêche toute prête . Aux femmes en mal d'amour il suffisait de porter des chaussons pointus ou des gousses d'ail dans les oreilles . Tous chiens et humains
  devinrent de taille moyenne et bruns ; à Noël , tout le monde gagnait les cent dollars de la loterie .Dieu et Jésus n'avaient pas besoin de descendre sur terre , car ils y étaient déjà , passant leurs nuits à monter des chevaux sauvages ,
  et les enfants avaient le droit de veiller tard pour les entendre galoper dehors . Les meilleurs restaurants étaient des églises où les Episcopaliens servaient de la cuisine provençale , 
  les Méthodistes , de la toscane , etc. .. A cette époque , le pays était plus large de deux milles miles , plus haut de mille . Il y avait de nombreuses vallées inconnues où les tribus indiennes vivaient en paix , bien que certaines aient choisi de fonder de nouvelles nations dans les régions jusque là insoupçonnées situées à l'intérieur des traits noirs marquant les frontières entre Etats . J'ai épousé une jeune Pawnee
  lors d'une cérémonie organisée derrière la cascade habituelle . Des ours assoupis présidaient les tribunaux , des oiseaux chantaient les récits lumineux de lointains ancêtres aviaires qui volent maintenant en d'autres mondes . Certains fleuves étaient trop rapides pour être navigables ,mais on les laissait faire pourvu qu'ils consentent à ne pas inonder la Conférence de Des Moines . Les avions ressemblaient à des navires aéroportés , dont les multiples ailes vibrantes jouaient
  une sorte de musique de chambre en plein ciel . Des pieds d'alouettes poussaient dans les canons des pistolets et
  chacun avait le droit de choisir sept jours dans l'année pour les répéter à sa guise , bien que cette coutume ne fut pas très populaire . A cette époque , le vide était sillonné de 
  fleurs tourbillonnantes et des animaux sauvages inconnus assistaient aux enterrements à la campagne . En ville , 
  tous les toits étaient couverts de jardins potagers et floraux . L'eau de l'Hudson était potable et une baleine à bosse
 fut aperçue près de la jetée de la 42 e rue , sa tête remplie du sang bleu de la mer , sa voix soulevant les pas des gens dans leur anti-défilé traditionnel , leur désordre inoffensif . Je vais m'arrêter là . Toutes mes preuves ont disparu 
 lors d'un incendie , mais pas avant d'avoir été mâchées
 par tous les chiens qui habitent la mémoire .
 L'un après l'autre ils hurlent au soleil  , à la lune ,aux étoiles ,
  pour tenter de les rapprocher à nouveau .

1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 00:01

   Aaaaaaaaaaaahhhhhh  ! Je viens de retrouver après plusieurs essais sur Google le nom de ce petit arbre , qui pousse souvent dans les collines par ici , et celles autour d'Aix . Les fleurs sont celles du poirier , les fruits ressemblent à de toutes petites poires , terriblement âpres et dures (  J'ai gouté . Maman m'a dit une fois : "quand tu étais petite , tu aurais avalé n'importe quoi ..."  )  c'est un poirier à feuilles d'amandier , ou pyrus spinosa si on est pédant , et bien sur que je le suis .  Maintenant , un autre problème existentiel se pose : est-ce que je pourrai me servir de ce poirier sauvage comme porte-greffe pour un poirier normal ? ça serait intéressant , vu que dans la garrigue ils n'ont pas l'air malades , ne craignent pas la sécheresse , ... bien sur , je ne sais pas encore faire les greffes , mais ça ne saurait tarder ( ça me rappelle un vieux gag de Franquin , je ne sais pas si vous vous souvenez de ce qui se passe quand Gaston Lagaffe greffe des cactus ... ) .  Il faudra que je mette un scaphandre pour aller crapahuter dans le fourré luxuriant ( ronces , asperges sauvages ,et autres  trucs piquants , en pente raide bien sur )  que vous devinez ,  à droite au pied des petits arbres ,  pour essayer de déraciner un  pied que je  transplanterai ... ça va pas être de la tarte .












31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 16:15

             Que je vous explique : il y a une quinzaine , ce crétin de Rajah a ramené une souris dans la cuisine . Il l'a certainement attrapée en guettant dans le coin tout en bas du jardin , à côté du  compost ... C'est Philippe qui me l'a signalé , j'ai dit ah , bon - quoi dire d'autre ?  et puis , juste quelque temps après,  j'ai vu le truc trottiner le long de la plinthe du carrelage : une minuscule musaraigne , ou mulot , ou surmulot , je ne sais jamais comment l'appeler . Je n'ai pas envie que Rajah l'attrape , en tout cas . Mon cher et tendre compagnon  a commencé à s'agiter avec une énergie disproportionnée pour l'attraper ( normal , un capitaine de navire doit prendre des mesures draconiennes en cas d'invasion par les rats ... ) , déplaçant les meubles à bruit terrifiant ,  jurant tout ce qu'il sait et il en sait ... il aime les animaux , et n'avait pas l'intention de la tuer .  Moi , la seule idée du petit animal pourchassé m'a rendue malade . Je me suis interrogée ,  y a t'il vraiment un inconvénient à cohabiter pour quelque temps  ?  toutes les denrées consommables sont au frigo ou dans des boîtes . Ou presque toutes . Donc , en attendant de pouvoir la rendre à  son milieu naturel , je lui ai mis des miettes de biscuits et de fromage dans une boite à chaussures fermée , dans le flanc de laquelle j'ai découpé un petit trou ( un trou de hobbitt ... )  je rêve qu'elle en fasse sa petite maison *, et qu'ensuite je n'ai plus qu'à la convaincre gentiment d'aller villégiaturer dans la haie plutôt que dans le placard de la cuisine .Seulement , elle n'y va pas dans cette petite maison ... malgré les odeurs appétissantes qui , surement , s'en échappent .
        Ghislaine est venue faire le ménage Mercredi dernier , je l'ai entendue s'exclamer avec horreur et nous prendre à témoin : des crottes de souris  sur l'étagère ! elle est super ordonnée , bien plus que moi ,  et j'ai culpabilisé ... Comme elle revient demain matin , j'ai eu l'idée de regarder cet après-midi dans le placard sous l'évier où j'ai entendu du bruit hier soir . Gasp ! plein de crottes toutes petites , et en plus cette conne de musaraigne a rongé  en rond le chiffon caoutchouté vert pomme qui sert à nettoyer l'évier ... pourvu que ça ne l'ait pas rendue malade ... j'ai nettoyé en faisant le moins de bruit possible , j'ai redécoupé le bord du chiffon pour que personne ne voie les traces du crime , puis mis la  boite avec fromage et miettes fraîches sous l'évier . Histoire qu'elle adopte un régime plus sain ...  Mais je vous en prie, ne le dites à personne .
* Non , je n'ai pas décoré la maison avec des fenêtres et des volets verts peints à la gouache , qu'est-ce que vous croyez ... je vous l'ai dit , je fais semblant d'être adulte ...

30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:46
l'érable






 le cerisier :







et Noisette qui cabotine dans le plaqueminier :


                                                                               
   

  




























30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 11:06
- il vient de proposer d'aller à la poste à ma place
- il est en train de réparer la sonnette du portail qui marche quand elle veut
-  il m'a invitée à l'Opéra ( il ne sait pas offrir une invitation , mais le fait demeure )
- et , ce qui n'est pas rien : il est toujours de bonne humeur en se réveillant .
30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:31





Mais ce matin , il faut que j'arrête , j'ai rangé et payé les factures pour la tata , puis fait pareil pour mon courrier à moi  ; suis à  peu près en paix avec mon surmoi là , faut juste que j'aille à la poste ! je dois retravailler l'arbre de droite , encore ; et puis le bestiau ( chat ? ) à gauche ...mais ça sera ce soir ... parce qu'il fait si beau , et le jardin appelle  !
28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:19

            Ce matin vers huit heures moins le quart , le téléphone a sonné pendant que je trempais ma tartine  vertueuse ( et néammoins gourmande , vertueuse parce que sans graisse animale , mais une couche de crème de noisette bio surmontée d'une autre de miel de bruyère sur du délicieux pain bio grillé c'est pas exactement douloureux comme régime ...  ) dans mon simili- café . Ca m'angoisse toujours un peu qu'on m'appelle à une heure aussi matinale , l'une de mes petites vieilles dames à Nice pourrait avoir eu un malaise ... mais non , ouf , il s'agissait simplement de Sylvie qui anime l'association " Le Filon" , à Thoiras , prévenant que la journée d'apprentissage des greffes d'arbre était reportée, pour cause de pluie ... zut , ça me plaisait bien d'apprendre à greffer , j'avais déjà préparé mon couteau suisse et le couteau spécial à greffer ( cadeau de Roland , merci cousin ! )
         J'ai terminé mon petit dej et suis allée dans le jardin pour rentrer  rateau , fourche bêche , serfouette , la pluie n'était pas encore arrivée ici . Hier j'avais semé plein de pieds d'alouette , la pluie ça sera génial pour les semis . Mais bon , comment employer cette journée  ? ça fait des mois que je n'ai plus eu envie de peindre, à peu près depuis la fin de l'année 2008 ; autant dire une éternité . J'ai une exposition prévue tout le mois de Juin à Uzés ( au café-salon de thé-boulangerie La Nougatine , vous êtes prévenus ! ) et il serait peut-être temps que je prévoie un peu ce que je vais exposer . D'un autre côté , comme les gens d'Uzés n'ont pas vu mes dernières expos , et qu'il me reste toujours  des kilos d'aquarelles déjà encadrées , pas la peine de me biler ...mais ça me turlupine un peu ces trois mois passés sans peindre . Est-ce que ça va être ma dernière exposition ? quelle nostalgie ...  pendant longtemps ( mettons , entre 1972 et 2005 ) mon désir de peindre était soutenu par un besoin absolu et impératif de monter que j'existais , besoin qui ne pouvait se manifester que par la peinture parce que je n'avais pas accés aux mots ( un grand merci aux nombreux  psys grâce à qui je peux parleret écrire , surabondamment d'ailleurs mais pourquoi se gêner  ! ) . On dirait que ce besoin là s'est érodé - gne suis une grande fille maint'nant , gniii ... . Alors , pourquoi peindre ? Je me sens un peu mélancolique .
         Je prends la décision de ranger un peu : l'atelier est poussiéreux ; les aquarelles peintes à l'automne , et que je compte exposer à Corbés cet été , sont accumulées dans un carton et attendent d'être encadrées . Il y a aussi cette peinture qui était sur le palier du premier étage , elle s'est décollée de son support et depuis six mois attend que je la répare , il serait peut-être temps ; c'est dit , je m'y mets .
         Je défais les abominables petites languettes qui font mal aux ongles derrière le cadre , je prends du scotch double face à moquette puisque l'autre n'a pas tenu , je remesure pour centrer ... et je regarde à nouveau l'oeuvre en question . Que j'aime bien . L'est pas sublime comme réalisation , un peu laborieuse , le trait n'est pas exactement virtuose ; mais je l'aime vraiment bien :





          Et tout à coup je suis nostalgique de ce monde enchanté . J'ai très envie d'y pénétrer à nouveau ... comment faire , sinon reprendre mes pinceaux et me laisser guider ...
           Alors , voilà ,
           j'ai recommencé

               et pendant une bonne demie-heure , c'était terrible , j'avais la main gauche qui tremblait ... incapable de dessiner correctement ... ( je ne crois pas que ça soit la maladie de Parkinson , parce qu'en relaxant mon bras , le tremblement s'arrêtait . Le problème , c'est qu'on ne peut pas peindre , ou dessiner , avec un bras entièrement relaxé . Il faut un certain tonus ... pas trop , mais juste assez ... je me rends compte que je mets souvent trop de tension dans mon geste .
              j'ai fait une pause  , j'ai préparé un tiramisu pour demain  ( et à deux mains , ha ! ) parce que j'avais du mascarpone en limite de date dans le frigo . 
              et puis j'ai repris l'ébauche commencée le matin ,  avec une plume plus épaisse cette fois . Ouf ! le tremblement m'avait quittée ... je ne sais pas encore ce que ça va donner ; la suite à plus tard !

27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 18:33







  Ce que j'aimerais , c'est réussir une photo des collines au dessus de la Salendrinque , au joli nom chantant et rythmé ( il aurait pu être inventé par Tolkien  ! )  parce qu'elles sont couvertes de pins , et surtout de feuillus , chataîgniers surement ,chênes blancs et hêtres sans doute aussi ,dont les branches sont encore nues ; ce qui donne aux pentes des teintes d'un gris un peu roux , on voit la découpe des branches , et juste ici et là quelques  taches floconneuses de ces cerisiers en fleurs  .


26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:03

... Cet automne , mais aussi ce printemps : regardez moi ça !






          Mais cet après-midi , au lieu de continuer à jardiner , j'ai proposé qu'on aille au cinoche : parce que Philippe se fait chier encore et toujours en réparant  notre mini station d'épuration , j'en ai déjà parlé ; c'est un homme qui n'aime pas la terre , au contraire de moi qui ne suis jamais si heureuse que lorsque je la touche avec mes mains , accroupie dans un massif ; et depuis plusieurs mois il travaille dans le trou , la pelle à la main ... je sais qu'il arrivera à ce qu'il veut faire , que le résultat sera super bien conçu et efficace , mais en attendant qu'est-ce qu'il se fait chier ... C'est la différence entre nous deux , je travaille beaucoup au jardin mais je me régale ... lui travaille beaucoup mais il est soutenu uniquement par sa vision du résultat . Typiquement masculin , non ? 
          Par contre , je l'ai laissé aller voir tout seul un film chinois ; comme  par chance Séraphine passait encore , j'ai  enfin pu aller le voir ( N.B j'adore aussi  aller toute seule au cinéma ) . Je me suis régalée , malgré quelques longueurs c'est un film vraiment réussi , sobre et lyrique comme j'aime , la reconstitution historique est fignolée mais sans verser dans l'esthétisme exagéré ,( vous savez , ces films où on se croirait perpétuellement dans un magasin de décoration )  les acteurs sont splendides , pas un n'est beau ; mais tous ont des visages magnifiques et leurs émotions sont magnifiquement filmées ... quel beau film . J'ai six mois de retard pour mes enthousiasmes ? C'est pas grave ! Quand on habite la campagne on habite la campagne ...  allez , je vous remets une photo , cette fois ci c'est le pommier d'ornement , qui commence à fleurir : 




 

25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:16

         Hier en lisant l'article de Voay qui parle d'engoulevent , je me demandais à quoi ça ressemblait ...  j'ai fait " engoulevent " sur le moteur de recherche de free , et - quand ça marche c'est magique - je suis tombée directement sur un site gé-nial :
     
http://www.oiseaux.net/oiseaux/france.html
qui donne , non seulement des photos d'oiseaux , non seulement des précisions sur leur vie et moeurs , mais on peut écouter leur chant ! je n'ai pas fini d'aller le visiter , ce site là ! du coup , j'ai écouté l'engoulevent français- bien- de -cheux -nous , puis d'autres zoiseaux parce que je confonds toujours les différents rapaces nocturnes ; et  pas encore  l' engoulevent malgache . Ca sera pour tout à l'heure : là maintenant je vais aller voir le gentil jeune dentiste ,  charmant mais  je me passerais bien de la visite ... couronne en perspective , je suis toujours terrorisée par  le moment où on prend l'empreinte de ma machoîre , j'ai l'impression épouvantable qu'on va m'arracher toutes mes dents en même temps que l'espèce de pâte immonde au gout de chewing gum qui a durci dans ma bouche ... 
        En plus j'ai une très légère gueule de bois après l'apéritif dinatoire de la chorale hier soir : j'y ai ingurgité par politesse plusieurs  morceaux de quiches mollassonnes froides en disant que c'était très bon (  ma quiche aux carottes est ma préférée , je n'en fais pas à la maison parce que Philippe n'aime pas trop et si j'en fais je me retrouve à en manger toute une semaine durant ) , ce qui n'était pas grave .  J'y ai surtout ingurgité  avec agacement  le programme proposé  par un Michel  enthousiaste ( plein de morceaux africains , encore ! ça me casse les pieds ... suis vraiment européenne là ... ; plus , proposition d'un échange de chorales , mais tant que j'ai à équilibrer un château de cartes fragiles  avec mon agenda et mon jules et trois semaines seulement utilisables dans le mois  il est complétement exclus que je sois disponible en plus pour être aimable avec plusieurs  choristes Bulgares moustachus ( les hommes comme les femmes , oui tous moustachus tels que je les imagine , brandissant leur pot de yaourt en chantant , d'une voix vibrante qui me fera honte de ma propre insuffisance , des chants typiques d'Europe de l'Est ) autant qu'à aller passer quelque temps en Bulgarie ; plus , que je suis fort gênée par mon manque d'étendue vocale dans le dernier morceau de Purcell qu'on travaille en ce moment ( Fairest Isle , un morceau  à la gloire de la Grande-Bretagne , dépeinte comme une nouvelle Cythère , un peu surprenant quand on connait le climat anglais ... mais à l'époque le bon Purcell sonnait le rassemblement de la nation britannique  , je suppose que ça se passait juste après leur terrible crise de puritanisme et l'affreuse guerre civile  ) ; cerise sur le gâteau , en rentrant à la maison et malgré que le repas sus mentionné pesait déjà comme un éléphanteau sur mon estomac , pour me réconforter , pendant que Philippe essayait vainement de retrouver le plaisir qu'il avait eu , enfant ,  en regardant Le Triporteur , ( film bien médiocre , moi aussi je l'avais vu petite et j'avais rigolé comme une bossue )  j'ai pris une énorme portion du " pavé  au chocolat" que j'avais préparé l'après-midi  - pendant que mes carottes mijotaient sur le feu , j'ai eu envie de faire un gâteau au chocolat , comptant en apporter à mes copines cet après-midi ( l'est un peu raté , n'a pas levé ,  je n'en apporterai pas ).
            Le tout fait que ... eh ben , j'ai une légère gueule de bois , un petit jeûne à l'eau minérale s'impose ...