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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 07:32

... ou l'effet de ces cinq gouttes d'élixirs de Bach matin et soir  ( Olivier et Pine tree ),que j'ai commencé à prendre  depuis avant-hier  , à cause de cette lourde déprime et fatigue dans laquelle j'étais noyée  depuis la mort de ma marraine . Cette Maman Ours n'est pas vraiment gaie ,mais au moins elle est efficace et active ... Ses yeux me rappellent terriblement quelqu'un que je connais un peu ,- mais très peu , ça ne doit pas être une fille qui se confie facilement , plutôt quelqu'un qui dit que tout va très bien , tout le temps -  la femme d'un musicien ; lui a des yeux très vivants , un jour gais et pétillants , un jour tristes et accablés . Son regard à elle est  fixe et plombé même quand elle est joyeuse , elle a un de ces visages larges et plats , comme Maman Ours sur ma peinture .

 

 

 

               Miséricorde , je sais encore à qui elle me fait penser , la Femme à la Cafetière , ce magnifique  Cézanne qui est au musée d'Orsay ... oui , d'accord , je suis culottée d'y comparer mes gribouillis , je disais juste ça à cause du genre d'énergie que dégage le personnage du tableau , qui est la maman de Cézanne pour autant que je m'en souvienne ... je vais le chercher pour mieux vous en parler la prochaine fois ( et bien entendu  vous pouvez tout à fait compter sur moi pour faire un article qui parlera  à 5% de Cézanne , à 95 % de mon univers .. je me suis mise à glousser en écrivant ça .)

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 08:28

       




        Je sais , l'arbre s'appelle un plaqueminier . A l'automne les feuilles , hélas vite emportées par les vents , mistral et tramontane qui se donnent quelquefois rendez vous du Nord-Ouest au Nord-Est de notre jardin , déclinent au fil des jours de délicates variations  de couleur ,se pigmentant d'abord par minuscules touches  d'orange pointilliste  qui gagnent de jour en jour sur le vert , puis passant à un beau rouge profond . ... on en a deux  : les précédents propriétaires en avaient mis un ,  j'avais demandé qu'on en plante un deuxième parce que j'ai cru que le premier ne donnait guère de fruits ... quelle erreur , c'était juste une question de pluies printanières  finalement !  Pas très grands nos arbres , mais il y en a eu largement assez cette année pour ma consommation personnelle  . Une merveille  .. tous les fruits sont beaux  quand ils murissent sur des arbres dont la forme est à peu près naturelle , et personne plus que moi n'admire les  pommiers de la méchante reine de Blanche-Neige ; cependant , nous n'habitons pas vraiment une région à pommes . Ni une région à oranges ... 
         Par contre , pour les kakis , nous ne craignons personne . On a de la chance , chez nous , les arbres de Noël arrivent en Novembre ... et ce qu'il y a d'extraordinaire , c'est qu'on peut manger les décorations . Il y a des arbres avec des fruits assez gros , et puis d'autres à petits fruits , je ne sais à quoi ça tient , comme celui sur la photo , qui pousse juste en face ,  chez une de nos voisines , disparue l'année passée . je l'ai photographié , le remerciant pour sa beauté ,  après quoi j'ai fait une petite cueillette parce que personne ne les mange maintenant , quelle tristesse .


     




      Vous dites , vous n'aimez pas trop ça ? Si vous ne connaissez que ceux du fruitier , je vous plains . Mais peut-être aurez- vous la chance de rencontrer un plaqueminier perdu  ... la méthode , c'est de cueillir sur l'arbre un premier kaki lumineux bien mur , ça se voit quand il est juste translucide - tourner délicatement le fruit  sur lui-même plusieurs fois pour que la tige cède sans  l'abîmer , ou emporter votre sécateur préféré - mordre dedans avec précautions parce que la peau fine résiste un peu mais l'intérieur c'est mou ; s'emplir la bouche de l'espèce de marmelade fondante , délicieusement sucrée et parfumée , exquisement froide les matins de Novembre ; savourer ... c'est bon , hein ? ah , vous en avez mis plein sur votre pull , vos mains poissent ? oui , ça arrive le plus souvent , je sais bien que j'aurais du vous prévenir ... Bon , alors faites un nouvel essai , prenez le suivant un tout petit peu moins mur , très légèrement croquant , ça ira mieux ... intéressant , non ? lattention , si vous faites un autre essai avec un kaki orange clair , opaque et résistant , il risque d'être âpre ... donc choisissez le troisième  presque trop mur , un peu foncé par endroits - finalement le meilleur c'était peut-être le premier ? allez , un nouvel essai , mais là ça commence à bien faire , quatre kakis moi c'est mon maximum .  Reste la vision paradisiaque de cet arbre qui vous offre tout , beauté et délices ...





18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 23:23

     Et ce soir , elles sont sacrément déprimantes et se donnent d'insidieuses allures de description de la réalité : du genre  la mort finit toujours par gagner ( alors qu'en fait , ça n'est pas la mort ,mais la transformation qui gagne toujours . Arnaud Desjardins faisait remarquer que : le contraire de la mort , ça n'est pas la vie : le contraire de la mort , c'est la naissance .) Que notre répétition de chorale ce soir pour Purcell était vraiment horrible à entendre ( ça c'était vrai . Mais la sixième  fois , c'était beaucoup moins horrible que la première , soyons positifs . Et puis c'était surtout les sopranos . Les altis se défendaient pas mal  ). Que je ne vais pas faire le merveilleux voyage en Inde dont je rêvais ( mais qu'est-ce que j'en sais , dans l'instant , de la réalité de ce que sera ce futur voyage en Inde ? ) . Qu'il faut que je fasse les comptes pour la Tata Lili et que ça va me prendre tout mon temps ( vrai encore faut que je fasse les comptes , mais s'il faut ça ne me prendra qu'une petite heure Jeudi matin ... ) Pfouh ! juste des mirages émotionnels tout ça ... mais qui m'aplatissent complétement , ce soir  . Pour combattre cette avalanche , j'ai pris cinq gouttes d'olivier , cinq de pin sylvestre , en élixirs de Bach ... on va bien voir si mon énergie va changer ...

17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:39

                       Ce matin j'ai téléphoné à Martine : la veille au soir , j'avais décidé de  revenir sur ma décision précédente et de partir avec elle , comme elle ne se sentait pas de rattraper en route le  "pélerinage organisé " qui m'avait fait rêver . Je savais bien que mon fantasme  sur ce voyage ne correspondait pas forcément à la réalité de ce que j'en aurais vécu , si j'y avais participé ; cependant , je me sentais vraiment très morose au réveil ...  Tant pis pour toutes autres obligations  , il me fallait faire un tour dans la forêt .  Négligeant tous autres devoirs , j'ai entraîné Philippe  au dessus d'Anduze , munie de l'appareil photo ; et de mon couteau suisse , plus deux petits sacs plastiques compressés dans les poches de mon jean  - même si je me disais ,, pour ne pas entretenir de faux espoirs ,  que le Lundi matin les cueilleuses de champignons n'ont pas leurs chances , tout a été ratiboisé le Dimanche . L'air était doux et ensoleillé ,au sol  les feuilles tombées des chataîgniers scintillaient comme pour une fête 



         Et pendant que mon copain me taillait gentiment un nouveau bâton dans une branche de chataîgnier ( j'ai perdu le dernier , oeuvre d'un(e) autre marcheur(se) , que j'avais trouvé dans un autre bois il y a trois ans et qui avait été un bon compagnon - mais je soupçonne bien Philippe de l'avoir utilisé comme petit bois pour le  feu sans le moindre respect pour sa qualité de bâton de marche ; le misérable n'avoue jamais rien  dans ces cas-là ) pendant qu'il s'escrimait donc , qu'est-ce que je vois au bord du chemin qui me cligne de l'oeil , rose saumon tonique sous les longues feuilles ocres , resplendissant de santé ? eh oui , un sanguin ...  un autre a suivi , j'ai commencé sérieusement à les chercher ... mes amis quelle cueillette , ça faisait longtemps que je n'en avais pas trouvé autant ... et un Lundi matin ! incroyable ! je ne résiste pas au plaisir de mettre la photo ... avec la théière à côté pour donner l'échelle .J'ai trouvé aussi plein de pieds-bleus ... mmmmmmmmhhhh!


17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 08:57



   Des racines aux cîmes ... on a de la chance d'habiter si près des bois . Hier on a suivi un des petits circuits obligeamment fléchés , dont on trouve les références à l'office de tourisme d'Alès . Celui-ci est à côté de Cendras , et tout en haut , sous des cèdres et des bruyères je suis tombée, presque par hasard , sur trois sanguins qui poussaient inocemment à côté du sentier . Philippe en a vu deux autres , ( lui qui ne trouve jamais de champignons ! un signe ? ) ... La ballade était vraiment jolie par elle-même , de toutes façons : au début piste large et dégagée sous de grands chênes verts ,ensuite une jolie vue sur le paysage au Nord ,  plus haut de grands pins et des cèdres plantés de main d'homme ;   une très , très longue descente dans les chataîgniers d'abord , s'est continuée sous un tunnel d'arbousiers très anciens , de lauriers-tins ,  de chênes verts , puis à travers le maquis , et enfin un beau moment dans un  sous-bois de chênes blancs et de feuillus . La forêt régénératrice ... j'en ai bien besoin en ce moment .

16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 10:20

        Pas la citation que je cherchais et que je voulais vous mettre , une citation sur les nombreux " moi" qui nous habitent , une citation que je voulais recopier ici parce qu'après ce décès de ma marraine , décès qui laisse presque indifférent un de mes " moi "  .
         Parce qu'il y a : " moi" ,  cette femme de cinquante-neuf ans qui reconnait qu'il vaut beaucoup mieux pour  marraine que ses souffrances aient cessé , la même femme qui constate que depuis une vingtaine d'années au bas mot les coups de fil à marraine étaient si souvent destinés à lui remonter le moral , à lui faire oublier l'ennui lourd qui semblait peser sur son existence , en évitant souvent de parler des bonheurs dans ma vie  parce que ça semblait la plonger , elle , dans l'amertume  sans issue de la comparaison ;  le " moi" de cette femme adulte qui s'étonne de ne pas se sentir plus légère et soulagée , elle-même , mais au contraire si fatiguée et triste ...
       Et  au fil de mes  nuits , je trouve aussi le " moi" de l'adolescente à qui il semblait que personne ne la plaignait jamais , parce  marraine pleurait beaucoup à cette époque , ce que j'analyse maintenant comme une dépression à la ménopause , et qu'à elle allait toute la compassion  de ma mère ; une ado désespérée alors en voyant sa vie bouchée par l'étriquement absurde que ses parents avaient hérité de leurs parents qui l'avaient hérité de ...
     Je trouve aussi le " moi" d'une petite fille de quatre ou cinq ans qui adorait sa " marraine ! " si chaleureuse et rassurante , au corps confortable , mais qui souffrait aussi de ses accès incompréhensibles de rancoeur à son égard , qui savait aussi que marraine souffrait d'avoir perdu son propre bébé , sans pouvoir se guérir de cette douleur et de la condamnation qu'elle s'infligeait
    Et donc en feuilletant un tome de Proust pour trouver cette fameuse citation  ...  je ne trouve donc pas cette citation que je cherchais ,mais celle-ci qui m'éblouit et me réconforte et me fait quitter  d'un battement d'aile le millefeuille de tous mes " moi " superposés   :

  " De mon lit par ces matins tôt levés de printemps , j'entendais les tramways cheminer , à travers les parfums , dans l'air auquel la chaleur se mélangeait de plus en plus jusqu'à ce qu'il arrivât à la solidification et à la densité de midi . "
  
  waouh ! et alors , Bon Dimanche à tous ! ici c'est l'automne , bien sur ,mais il fait beau quand même ... je vais aller me promener !

15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:29

    C'est le cas de le dire , parce qu'à ma souvenance (oh que c'est lointain ! ) c'est du côté des frontières de l'Inde qu'Alexandre s'est débarassé  d'un problème qui l'embêtait un tant soit peu ... ( ça me fait penser à une scène d'Indiana Jones , il y a ce spadassin en train de faire des moulinets terrifiants avec son sabre devant Harrison Ford ... vous vous souvenez comment il résoud la question ..) Un bon gag . Que d'autres cinéastes ont utilisé aussi  ... Quand à moi , j'ai envoyé non pas un ( vous connaissez ma prolixité ), mais trois mails à Martine pour lui dire qu'il fallait qu'elle fasse des choix ... on était vraiment trop emberlificotées là et enfoncées dans nos fatigues . Donc , je suis à peu près sure d'aller en Inde cette année . Mais pas forcément avec elle . Bien que ça soit une fille que j'apprécie énormément . Ouf !

14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 08:26

        Eh beh ... hier a été une journée en sacrées dents de scie . J'avais eu beaucoup de mal à dormir cette nuit là encore ( que je doive imputer mon insomnie à la  pleine lune ,  au décès de ma marraine , ou les deux ) , m'étais réveillée très vaseuse , en proie à des questionnements concernant notre voyage en Inde : je trouve que ma copine ne s'est pas beaucoup , ou plutôt pas du tout , bougée pour coopérer à l'organisation du voyage , et d'autre part elle a des tas de dates butoirs qui font qu'elle ne veut  se brancher sur aucun des voyages organisés qui m'intéressent , plutôt pélerinages que voyages d'ailleurs ; voyages qui m'intéressent aussi parce que , comme leur nom l'indique , quelqu'un s'est chargé de tout organiser pour nous , réservations d'ashrams , de minibus , etc ... et que je me sens vraiment fatiguée en ce moment ; d'un autre côté ,  je me sentais embêtée et culpabilisée à l'idée impensable de la laisser tomber ...  Je me sentais un peu plus d'énergie  après le cours de yoga de midi , puis encore plus vers les sept heures du soir après un thé tardif en compagnie de Maria dans sa pièce aux murs jaunes pétant ,  qui irradie de bonnes vibrations   , devant un petit feu qui chuchotait amicalement  ... j'étais allée chercher un bouquin sur les mudras , le deuxième de Gertrud Hirshi , que je lui avais laissé ; en rentrant chez moi ( je regrettais d'être en voiture , le trajet m'a paru trop court ) je voyais la pleine lune , resplendissante dans le ciel aigue-marine au dessus du chemin , entre deux rangées d'arbres sombres ; et je me sentais vraiment bien .
          Juste après , on est allés au théâtre à Alès , une pièce très dure ( " Occident " , comme le groupe du même nom dans les années soixante-dix ) qui met en scène les relations extrêmement  violentes , au niveau verbal , très perverses aussi , d'un couple : l' homme alcoolique , fasciste par imbécillité et faiblesse , et sa femme à la conscience claire qui reste avec lui sans que j'aie compris pourquoi , l'actrice en plus la jouait  très dure et forte ... et Dieu sait pourquoi il y avait plein de gens dans la salle qui trouvaient ça hyper drôle , sans doute parce que dans le résumé de la pièce c'était marqué qu'il y avait un côté humour - mais vraiment très noir , très très noir - Ce qui m'a mise vraiment mal à l'aise .Ca n'était guère drôle à mon avis .  C'était une succession ( interminable ) de scènes très courtes , entre chaque scène la salle était dans le noir et on entendait du Vivaldi , Dieu sait que j'adore Vivaldi , mais à fond la caisse , encore un metteur en scène trop jeune donc à moitié sourdingue ?   je devais me boucher les oreilles  pour éviter que les aigus des cordes stridentes ne me percent  la boîte cranienne ... bref , je suis sortie de là très , très mal . Heureusement on avait pris ma fameuse Mondéo pour aller au théâtre ; conduire paisiblement à travers la campagne dans la nuit , le volant tiède sous mes mains ,  le ronronnement du moteur - je conduis alors très lentement , j'ai toujours peur d'écraser un animal  -  puis une fois rentrés à la maison , en toucher les murs rassurants de la main - tout ça  m'a remise d'applomb . 
   Et avant de me coucher , j'ai fait un mudra du nouveau livre que j'ai récupéré , un mudra pour aider au discernement : on a les majeurs l'un contre l'autre ,  tendus , les index pliés sur les majeurs , les autres doigts repliés ( ça ne fait que huit doigts , pour l'instant , Nom de Dieu comment c'était les pouces , je ne me souviens plus de ce que j'en ai fait ... )
     Et  : j'ai bien dormi , et dés le réveil j'avais l'esprit clair , et une énergie proprement infernale : je me suis dit , qu'est-ce que c'est mes priorités , faire un pélerinage en Inde ou du tourisme ? et j'étais tout à fait décidée à laisser tomber ma copine ... parce que , elle , qu'est-ce qu'elle se donne comme priorités ?  ça c'est l'esprit Capricorne : on cherche l'essentiel pour son chemin à soi , et tant pis pour le reste du monde ... sympa , vraiment .. mais guérir d'une leucémie vous apprend que la vie est courte ; et ce décès récent de quelqu'un qui n'a guère pu prendre sa vie en main , la pauvre chère ...


     Mais voilà encore : moi et la Mondéo on est parties ce matin tambour battant chez ma copine ; et quand je l'ai vue tellement fatiguée , parce qu'elle aussi se coltine des trucs durs à prendre en charge  , sans compter son mari qui a l'air toujours à moitié hystérique ,  j'ai pas eu le courage de lui dire : débrouille toi comme tu peux avec tes dates , moi je vais en Inde toute seule ... parce que c'est aussi une fille chouette , positive , qui a beaucoup de coeur . Le genre qui recueille les chats perdus . Alors on a passé deux heures épuisantes à chercher des plans d'enfer sur internet , et on n'a pas réalisé grand chose . Et en repartant j'avais la tête lourde , lourde  , fatiguée ...  Enfin si , un bon point , j'ai réussi à lui dire que l'année prochaine , je ne pars pas avec elle . C'est vraiment trop compliqué et trop lourd  à deux  . Mais cette année ... je même plus envie de partir . Shit !  J'espère que demain matin ,   après la soirée Kirtan de chants indiens organisée par Nathalie , j'arriverai  à une décision définitive ...

12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:51
      Vendredi dernier - déjà ! on a fait une étape à Tournus , sur le chemin de Paris à Evian au milieu des averses . Je pourrais vous dire que c'est parce qu'on y mange bien , poulet de Bresse et Hautes- Côtes de Beaunes ... ouiiiiiii ... c'est vrai . Mais pas seulement . C'est parce qu'à Tournus il y a surtout : une de mes églises préférées , l'abbatiale Saint-Philibert ,une belle église romane , incroyablement terrienne comme souvent les églises de Bourgogne , qui donne un sentiment incroyablement rassurant de solidité , avec ses forts piliers de pierre rose , comme autant de troncs d'arbres immenses qui élèvent bien haut leur voute protectrice . Pas de statues remarquables dans la nef , pas de fresques extraordinaires , juste ces colonnes qui aident à se tenir droite entre terre et ciel ...



                        Et puis dans le cloître , une statue magnifique , d'un sculpteur magnifique , Bernard Husson ( il y a une quinzaine d'années on avait  été voir  son atelier , pas très loin de la ville ; il y avait des sculptures fabuleusement belles ,  j'aurais rêvé d'en acquérir pour mettre dans mon jardin ; j'attendais d'avoir un jardin plus grand , c'est fait , mais j'attends toujours d'être plus riche ) . Une statue de pélerin , le genre qui pélerine à l'intérieur de son être aussi . Peut-être qu'il se déplace de ville en ville , mais peut-être aussi qu'il reste au même endroit ,ça n'a pas tellement d'importance .










12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 00:00

    

        Je ne manque pas d'y aller chaque fois que je " monte " à Paris ;  alors vous comprendrez que mes photos de voyage préférées cette fois-ci sont celles que j'en ai rapportées ; même floues , même celles où je n'ai pas réussi à éviter quelques silhouettes malvenues de visiteurs de hasard . Parce que ,  flânant parmi tous ces Boudhas et ces Boddhisattvas , tous ces visages paisibles et heureux ,  je me sentais au milieu d'amis affectueux  . Etre entourée d'amis aimants , c'est extrêmement précieux . En plus , c'est l'avantage des oeuvres d'art  , je peux tous les aimer d'amour , sans être agacée comme d'habitude par les petites horripilations mesquines qui me prennent dès que je suis en relation avec quelqu'un de réel ...





  Ce qui est drôle , c'est toutes les différences de styles , des milliers de kilomètres du Tibet au Cambodge , de l'Inde  au Japon ; et je suppose aussi que plusieurs siècles peuvent les séparer ; mais tous sont beaux ; de tous il émane une énergie très douce , très puissante - vraiment miraculeuse .










 
Tiens , c'est marrant , celui du milieu a le menton fendu comme moi ( ou comme Kirk Douglas , quelle comparaison saugrenue )


 Je vous mets mon préféré en dernier :



  Bonne nuit ! ( je  ne dis pas ça par rapport aux yeux fermés de ces méditants , méditation n'est pas sommeil ... mais parce qu'il est bientôt trois heures du mat , moi ça sera une de ces agaçantes nuits d'insomnie ...  bon , je dormirai mieux la nuit prochaine )