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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 06:44

                   Sylvie m'avait offert ce petit livre :" Le regard intérieur " , des extraits d'oeuvres de La Mère et Sri Aurobindo  , lors de notre bref passage à Pondichery l'année passée . Et moi qui croyais ne pouvoir lire , de ces deux maîtres spirituels défunts ,  que les phrases très courtes qui sont calligraphiées avec amour et placées dans tous les coins des guest houses là bas , moi qui croyais ne pouvoir être touchée que par la paix profonde qui règne à l'ashram là bas ,  je me suis aperçue que certains passages m'étaient tout à fait accessibles. Je ne peux lire des  livres de spiritualité que lorsque j'ai déjà  presque compris , dans ma vie , ce qu'ils disent . Ou quand ça corrobore ce que m'a dit un guide spirituel vivant que  je respecte  . Sinon , je suis intérieurement en défense , ou en rébellion ,  ça ne m'intéresse pas ... et le livre me tombe des mains .

 

" Ce qui arrive est-il vraiment toujours ce qui pouvait arriver de mieux ? Il est évident que tout ce qui est arrivé devait arriver , il ne pouvait pas en être autrement- suivant le déterminisme universel , cela devait arriver. Mais on ne peut dire celà qu'après coup , pas avant. Car le probléme du mieux qui peut arriver est un problème individuel , quel que soit l'individu , nation ou être humain particulier - et tout dépend de l'attitude personnelle . Si , en présence des circonstances qui sont sur le point de se dérouler , vous pouvez prendre l'attitude la plus haute possible , c'est à dire si vous mettez votre conscience en contact avec la plus haute conscience qui soit à votre portée , vous pouvez être absolument certain , en ce cas , que ce qui arrivera sera ce qui pouvait arriver de mieux . [...]

       J'irai même jusqu'à affirmer que dans la zone d'influence immédiate de chacun , l'attitude juste a non seulement le pouvoir de faire tourner toutes les circonstances à son avantage , mais elle peut changer jusqu'aux circonstances elles-mêmes. [...]

        J'ai vu d'innombrables exemples du pouvoir de l'attitude juste. J'ai vu des foules sauvées de la catastrophe par une seule personne qui gardait l'attitude juste. Mais cette attitude juste ne doit pas rester quelque part très haut tandis que le reste du corps est abandonné à ses réactions habituelles. Si vous restez comme cela dans les hauteurs en disant :" que la volonté de Dieu soit faite" , vous risquez de vous faire tuer quand même [ si qqun vient pour vous tuer..] , car votre corps tout tremblant de peur n'est peut-être pas divin du tout. Il faut garder la conscience vraie jusque dans le corps lui-même et ne pas avoir la moindre peur , il faut être rempli de la paix divine. Alors , vraiment , il n'y a pas de danger.Non seulement vous pouvez parer les attaques des hommes , mais vous pouvez aussi agir sur les bêtes et même sur les éléments.

 

 

 

     Il y a un état où on s'aperçoit que l'effet des choses , des circonstances , de tous les mouvements et de toutes les actions de la vie sur la conscience dépend presque exclusivement de votre attitude vis-à-vis de ces choses . Il y a un moment où l'on devient assez conscient pour s'apercevoir que les choses en elles-mêmes ne sont vraiment ni bonnes ni mauvaises : elles ne le sont que vis-à-vis de nous ; leur effet sur nous dépend absolument de l'attitude que nous avons à leur égard. La même chose , identiquement , si nous la prenons comme un don de Dieu , comme une grâce divine , comme l'effet de l'Harmonie totale , nous aide à devenir plus conscients , plus forts , plus vrais , tandis que si nous la prenons comme un coup donné par le sort , comme une force mauvaise qui veut nous affecter , cela nous diminue , nous alourdit , et cela nous enlève et la conscience et la force et l'harmonie . Et la circonstance en elle-même est identiquement la même- cela , je voudrais que vous ayez tous cette expérience-là , parce que quand vous l'avez , vous devenez maître de vous-même. Non seulement de vous-même mais ,  en ce qui vous concerne , maître des circonstances de votre vie . Et cela dépend exclusivement de l'attitude que vous prenez , et ce n'est pas une expérience qui se passe dans la tête - ça commence là , mais c'est une expérience qui peut se passer dans le corps lui-même."

 

 

  Remarque : il y a , dans ce texte ,  plusieurs expressions avec lesquelles je ne me sens pas trop à l'aise :

         1) " la conscience la plus haute" par exemple. Arnaud Desjardins parlait de la surface , et de la profondeur ... ce qui me convient infiniment mieux . Les Chrétiens ont eu tellement tendance à placer Dieu dans les hauteurs ... ce personnage avec une barbe blanche ou grise ... qui induit tellement d'antrhropomorphiser , ouh là le mot , l'Infini ... ce Dieu jaloux et mesquin de l'Ancien Testament ... Bouh !!!

heureusement , il y a ces remarques sur cette conscience qui ne doit surtout pas laisser le corps en rade ...

       2 ) "devenir maître de vous-même"   Dans ma famille agitée par les émotions violentes , beaucoup d'adultes n'étaient pas " maîtres d'eux mêmes " .  Ceux qui semblent l'être ont souvent tout simplement donné un super tour de vis à la soupape d'une cocotte minute , ( et souvent parce qu'ils ont vécu une enfance  parmi des personnes violentes) , mais la cocotte reste  prête à exploser de sentiments variés , souffrances ou colères   . Ca n'a pas forcément à voir avec la spiritualité , me semble-t-il . 

 

 

 

4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 06:07

 Et j'aurais du la mettre le 2 Novembre , jour des Morts

 

 

           Que veut dire souffrir ? Qu'est-ce qui souffre ? je ne me demande pas " pourquoi" il y a la souffrance , ni quelle est la " cause " de la souffrance , mais " que se passe-t-il en fait " ? Je ne sais pas si vous voyez la différence : je suis simplement dans l'état où la souffrance se perçoit ; elle n'est pas distincte de moi à la façon dont un objet est séparé de l'observatyeur ; elle est partie intégrante de moi-même , tout moi souffre . Dés lors , je peux suivre son mouvement , voir où elle me mène . Et ainsi elle se révèle et je vois que j'ai donné de l'importance à moi-même , et non à la personne que j'aimais . Celle-ci avait comme rôle de me cacher ma misère , ma solitude , mon infortune. J'espérais qu'elle aurait pu accomplir tout ce que " moi" je n'avais pas pu être . Mais elle n'est plus là , je suis abandonné , seul , perdu. Sans elle , je ne suis rien. Alors je pleure. Non parce qu'elle est partie , mais parce que je demeure. Je suis seul.

          Parvenir à ce point est très difficile . Il est difficile de siplement admettre , " je suis seul" , de ne pas ajouter : "comment me débarrasser de cette solitude ? " ce qui serait une évasion. Il est difficile d'être parfaitement conscient de cet état et d'y demeurer ,de voir son mouvement. Granduellement  si je lui permets de se révéler , de s'ouvrir à moi , je vois que je souffre parce que je suis perdu; mon attention se trouve malgré moi attirée vers quelque chose que je n'ai pas envie de regarder ; quelque chose m'est imposé qu'il me déplait de voir et de comprendre. Et d'innombrables personnes sont là pour m'aider à m'évader : des milliers de personnes soi-disant religieuses , avec leurs croyances , leurs dogmes , leurs espoirs et leurs fantaisies : " c'est votre karma" , " c'est la volonté de Dieu" ... vous connaissez toutes ces voies d'évasion. Mais si je peux demeurer avec cette souffrance , ne pas l'éloigner de moi , et ne pas essayer de la circonscrire ou de la nier , qu'arrivera-t-il ? Quel est l'état de mon esprit , lorsqu'il suit ainsi le mouvement de la souffrance ?

        La souffrance n'est-elle qu'un mot , ou est-ce un fait ? Si c'est un fait , le mot , au point où j'en suis , n'a plus de sens : il n'y a en moi que la perception d'un intense douleur. Une douleur par rapport à quoi ? Par rapport à une image , à une expérience , à quelque chose que je n'ai pas ( lorsque je l'avais , je l'appelais plaisir ) La douleur , la peine , est par rapport à quelque chose.Ce" quelque chose " , n'est-ce qu'une représentation de mon esprit , ou une réalité ? Si la souffrance n'existe que par rapport à quelque chose , il est important de savoir ce qu'est ce " quelque chose" . De même que la peur n'existe pas " en soi" mais est toujours la peur de quelque chose , la souffrance est toujours en relation avec un individu , un incident , un sentiment. Me voici maintenant pleinement conscient de la souffance . Est-elle distincte de moi , ne suis-je que l'observateur qui la perçoit , ou est-elle " moi" ? Lorsqu'il n'y a pas un " observateur" qui souffre , la souffrance est-elle autre chose que moi-même ? Je " suis" elle. Et alors que se passe-t-il ? Il n'y a pas de mot , pas d'étiquette qui vienne écarter cette douleur en lui donnant un nom. Je ne suis que cela , cette souffrance , ce sentiment d'agonie .Et lorsque je ne suis que cela , que se produit-il ? Lorsque je ne la nomme pas , lorsqu'il n'y a pas de peur suscitée par elle , est-ce qu'il existe une relation entre cette souffrance et le moi en tant que centre de conscience ? Si ce centre est en état de relation avec cette souffrance , il en a peur. Mais s'il " est cette souffrance même , que peut-on faire ? Il n'y a rien que l'on  puisse faire. On " est" cela , on ne peut ni l'accepter ni le refuser , ni lui donner un nom. Si vous êtes" cela" , qu'arrive-t'il ? Pouvez vous encore dire que " vous " souffrez" ? Mais déjà une transformation fondamentale s'est produite . Il n'y a plus le  " je " qui souffre , parce qu'il n'y a pas de centre pour souffrir. Le centre ne souffre que parcee que nous n'avons pas examiné ce qu'est ce centre. Nous ne vivons qu'en passant d'un mot à un autre mot , d'une réaction à une autre réaction. Nous ne disons jamais : " voyons ce qu'est cette chose qui souffre" .

          Et on ne  peut pas la voir en se forçant , en se disciplinant. Il faut regarder avec intérêt , avec une compréhension spontanée. Et alors on s'aperçoit que ce que nous appelions souffrance , douleur ,et que nous cherchions à éviter ou à discipliner , que tout ce processus a disparu."

 

          ( Une  très grande souffrance  advenue à Krishnamurti a été la mort de son frère , avec qui il avait été élevé   après que les deux jeunes garçons aient été adoptés  - littéralement kidnappés , disent certains - par l'Association Théosophique . En ce qui me concerne , j'ai pu pratiquer , avec intérêt , ce qu'il disait , souvent , mais de manière ponctuelle ; pour un deuil à long terme qui couve et ronge et grignote ,  quoi qu'il dise , moi je trouve que le temps aide ... les mois qui passent , mois de plongée , et ré-émergence ... Quand à la souffrance physique , d'accord pour des caries , d'accord pour le détartrage qui me donne pourtant envie de sauter à la gorge de l'officiant , mais , d'après mon expérience , inapplicable en cas d'abcés dentaire qui rend fou - et de toutes façons , dans ce cas là , précipitons nous chez le premier dentiste venu  ...)

3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 07:41

       Hier : une promenade le matin , une autre au début de  l'après-midi ... merveille sur merveille . Mais la photo reste insuffisante ; comment vous faire sentir que la lumière enveloppait tout le paysage d'une douceur incroyable , que la rivière étincelait d'énergie pétillante et gaie , que les feuilles des peupliers frémissaient sans cesse dans le vent  , passant , sans cesse, de l' avers jaune d'or au revers blanc crémeux avec ce bruit de froissement léger ,  inoubliable ?

 

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:23

          Au retour d'Uzés ce matin , vers  midi - une heure ; la lumière changeait tout le temps, les couleurs de la terre , des arbres , des vignes ,  changeaient tout le temps , et tout le champ de vision était constamment raffiné et somptueux  .

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:37

 

 

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Sur fond de mauvaise humeur : j'ai passé hier un Dimanche délicieux ( stage de chant indien  ) . J'ai décidé d'être exquise aujourd'hui , donc , pour compenser mes insuffisances en tant que mère de deux chats , d'un chien , et compagne d'un invalide  . Et comme la maison était sacrément crade , eux ça ne les gêne pas d'ailleurs , j'ai passé la matinée à briquer et à nettoyer après la pluie .Tout était d'une  propreté hollandaise  , carrelages reluisants , etc ... - en harmonie avec la forme du pantalon-préféré-que-je-mets-tout-le-temps-sauf-pour-dormir-et-sauf-pour-aller-aux-champignons ,  en lin marron  - me manque que les sabots . J'ai ensuite fait la cuisine pour un repas extra bon ,et l'auréole de saintenté sur ma tête irradiait littéralement ( avec au dessert un grand saladier de framboises du jardin cueillies de mes mains  à l'aube , un peu délavées par la pluie mais tout de même goûteuses )  Je me suis installée ensuite comme une crêpe sur le canapé mais avec la conscience sereine pour regarder " Orgueil et préjugés " ;  et là dessus Hermione est sortie prendre l'air dans les vignes , puis s'est laissée tenter par le fossé entre notre jardin et celui du voisin  , a pris un bon grand bain de boue argileuse blanc jaunâtre jusque par dessus les yeux ,est remontée en douce sur le canapé dans le bureau ... chouette  . Comme je suis du genre obstiné j'ai renettoyé . J'aurais du aller ballader , je ne supporte plus personne là  heureusement , demain y'a le yoga , je me barre ...  

29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:37

    Je n'ai pas participé aux premières , je n'aime vraiment pas la foule et n'ai aucune illusion sur  les politiques  pour le bonheur de l'humanité ... si je suis venue à celle-là , c'est que 1)  il n'y avait pas yoga ce Jeudi matin, 2) j'avais eu littéralement envie de vomir en écoutant Xavier Bertrand au Grand Journal de Canal + ,  et 3) moi je suis retraitée  mais je trouve que tout de même faut pas pousser .  J'ai donc décidé de venir faire nombre moi aussi ...  j'ai  promené tranquillement  avec le cortège  pendant une heure , sous le soleil très doux , au son rythmé  de grands tambours , ai rencontré avec plaisir une amie que je n'avais pas vu depuis des siècles , et n'ai pas crié un seul slogan .

 

 

 

Note pour Françoise P. , si elle lit ça : et non ,  ça n'est pas à cause du texte envoyé par George  , texte que j'ai trouvé très romantique  , et donc je ne saurais m'y reconnaître  ...

29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:14

      C'est dans la pente qui descend du col de la Baraque vers la Grand-Combe  . Van Gogh était adepte d'un camaïeu raffiné de jaunes verdâtres et bleuâtres  , et nous n'avons pas fini de lui rendre grâce . Pour moi , c'est le dégradé entre les feuilles de chataîgniers , très légèrement orangées , et les fougères , jaune citron pâle , qui me plonge dans un état proche de l'extase . ( Et pourtant j'étais mal partie hier après-midi ,  au maximum de la mauvaise humeur et de la colère , parce qu'en plus de me sentir moralement obligée de promener maman de temps en temps , voilà maintenant que je me sens moralement obligée de promener aussi Philippe , qui clopine sur la route pendant que je cours les sentiers  ... seulement Philippe ne veut pas que je le proméne avec maman ... Heureusement , Hermione est comme moi  , elle les accepte tous les deux . Quand à ma mauvaise humeur , elle est partie en un instant dés que j'ai commencé à marcher dans les feuilles mortes )

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:40

 

 

         C'est une balade vers le château de Portes ; il faut prendre la route qui part vers le cimetière et continuer .. je connais  là un coin à chanterelles , les petites   à la tige jaune safran , au chapeau gris , qui poussent par hordes , toutes fines et fragiles , sous la  bruyère et la mousse et les paquets d'aiguilles de pin   . Hier j'ai cherché un moment , n'en ai trouvé que quatre ou cinq , les ronces avaient tellement poussé que je me déchirais les doigts , déjà que j'ai des crevasses douloureuses , ça tournait un peu trop maso ...  , j'ai décidé de marcher plus loin sur la piste , sans plus me soucier de cueillette . J'ai marché jusqu'aux premiers buissons de houx , qui  attendent tranquillement Noël  parés de boules rouges et brillantes  ...  en redescendant , j'ai ramassé quelques chataîgnes , et  j'ai enfin levé le nez .

 

 

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 07:51

            Je rends grâce aux cours de yoga qui me permettent de rester souple  malgré mon grand âge ... hier j'ai du changer la bouteille de butagaz de maman , quelque chose que je croyais ne jamais avoir à refaire de ma vie ( dans ma jeunesse , pendant une quinzaine d'années j'ai fonctionné avec ces énormes bouteilles ...)  J'ai plongé sous l'évier avec  rapidité et enthousiasme , débarassé en un tournemain les diverses marmites qui prolifèrent sur l'étagère , puis tourné le bouton qui bloque l'arrrivée de la bouteille n°1  pour la faire passer à la bouteille n°2 . Ensuite , je suis allée à l'extérieur de la maison , j'ai dévissé avec habileté et la pince universelle ,  et me suis coltinée cette horrible chose ( vide , elle est légère , mais pleine , c'est tout de même sacrément lourd ... ) jusqu'à Intermarché , l'ai rapportée , et  remise en service , bénissant toujours le yoga pour la facilité à m'accroupir en me tortillant la colonne vertébrale , la pince universelle en main   ... Le tout sous la direction de mon invalide   appuyé sur sa béquille , agacé de ne pouvoir aider autrement qu'en paroles ;  j'étais contente qu'il regarde pour m'éviter de faire des conneries ( j'ai toujours peur de faire une bêtise quand il s'agit de mécanique  ) . Je crois que je n'en ai même pas eu pour une heure ; quand je me souviens qu'après la greffe de moëlle osseuse , il y a vingt ans , j'étais fière de moi quand j'avais réussi en tout et pour tout ,  dans la journée , à faire mon lit ... et ceci pendant trois ou quatre ans au moins ... Présentement ( un mot que je prononce intérieurement avec l'accent Canadien , il est bien plus jouissif ! ) je fais tous les matins la méditation de l'arc-en-ciel , et je suppose que c'est une des raisons d'être pleine d'énergie . Mais c'est tout de même un peu lourd ; ou plutôt je suppose que je n'arrive pas à accepter complétement le total de la situation ...  depuis une semaine je dois téléphoner chaque matin aussi au 3900  de France Télécom ( répondeur multi numérique , ce qui prend beaucoup de temps mais me permet d'insulter très vulgairement la voix anonyme qui me conseille d'aller voir  orange.fr sur mon ordinateur ...  ça soulage un  peu ) qui n'a toujours pas réparé le téléphone de ladite maman ; et chaque matin une dame différente me dit que c'est en train d'être réparé .. youpi youpi youpi ...   et pour la quatrième fois je dois téléphoner aux Chèques Emploi Service,  pour leur indiquer chaque fois la même adresse du même jeune , qui travaille pour maman depuis quatre mois  ...

         Heureusement , il y a   les  balades ...                                     

        Dimanche il a plu toute la journée , mais  hier le temps était incoyablement lumineux et froid  : un peu dur et brutal  pour les capucines , qui préfèrent la pluie et la douceur .  Il y avait un vent terrible ,  qui courait à bruit de tonnerre dans la forêt  ...  prudemment , ma petite chienne et moi , on s'est dépêchées de quitter la zone des pins qui gémissaient et se balancaient - j'avais un peu la trouille surtout que la route d'accés était jonchée de branches .  On s'est réfugiées sous les chênes verts et les érables de Montpellier : moins hauts , plus souples donc  , il n'y avait plus de risque , on entendait juste le grand bruit presque continu du vent ... Hermione n'était pas du tout effrayée - elle a même dégotté un endroit bien immonde où  se rouler pendant que je ne la regardais pas -   faisait des pointes de vitesse sur le sentier dans le sous-bois ( comment fait-elle , moi je m'emberlificote toujours dans les volutes de  salsepareille qui s'enroulent à mes jambes et me griffent même à travers les jeans ) .. Avec la pluie du week-end les champignons ont recommencé à pousser , j'ai trouvé des  chanterelles , on les repère sur le fond des feuilles sombres , elles irradient une lumière très douce ,  couleur d'abricot clair ; plusieurs pieds de mouton presque blancs  , et un seul sanguin ... allez , cet après-midi j'y retourne ...

23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 17:57

La ciel était d'un gris un peu laiteux , il ne faisait pas très froid , le feu a  enfin pris  ; et j'ai  enfin réussi à éliminer toutes les branches épineuses de  pyracantha . Je tâte tous les jours les  kakis en me léchant les babines par avance , mais les pies  ont grignoté , avant moi , les fruits murs  ...

 

 

 

 

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