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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 09:39

  Daniela m'avait parlé d'un village nommé Collonges la Rouge , suggérant que je serais impressionnée ... ça a été le cas . Mais pas dans le sens que j'attendais ... ce rouge , ou rose sombre , omniprésent , qui fait hurler les feuilles vertes des plantes , les violets et les pourpres des impatiences dans les jardinières , me rendait  nerveuse comme si j'avais bu plusieurs tasses de café ultra fort  . J'avais autrefois eu le fantasme d'habiter dans un endroit où la terre est orange , ou rouge , couleurs respectives du chakra racine , et de celui qui est en dessous du nombril ,m'imaginant que j'aurai un sentiment de sécurité  ; voilà un désir envolé . 

 

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J'ai juste pu admirer cette passiflore ...encore que , ces couleurs - non , décidément , ça n'est pas ça ...

 

 

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          Mais il m'est resté une question : comment sont les gens qui sont nés ici , qui y vivent ? il y avait un atelier de peintre , nommé un peu  présomptueusement " école de Collonges la Rouge" , comme on dit " Ecole de Fontainebleau .."  Les croûtes qui y étaient exposées ne m'ont guère convaincue . Le rouge est une couleur à employer avec prudence , Van Gogh l'avait bien compris ...si bien que ma photo préférée de Collonges sera celle-ci :

 

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:21

... ou presque ...nous partons quelques jours vers le Lot , ou la Dordogne , ou ...  retour prévu Dimanche , si tout va bien côté de ma mère , de ses auxiliaires de vie et de la météo réunies ...

12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 09:28

          Réveil du Dimanche : pas ou peu de bruit dans la campagne autour ... Rajah me mordille le bras pour me faire lever , et  accélérer notre commune exploration du niveau de son bien-aimé Bol à Croquettes ; nous retrouvons Noisette en haut de l'escalier , elle fait des grâces en s'enroulant aux volutes de la rampe ... je délivre Hermione et redescends avec elle , lui ouvre la porte de la cuisine du bas . Elle sort sur la terrasse et  hume avec délice l'air frais du matin , part faire un petit pipi dans un endroit discret ; mais rentre vite au lieu d'aller promener dans la vigne comme d'habitude . Hermione , qu'un destin fantasque a fait naître comme chienne de chasse , Hermione a peur des chasseurs .On entend les fusils claquer , avec un petit bruit sec , dans la colline , et ma petite chienne courageuse se roule en boule au pied du canapé , le nez dans les papattes ...

         Encore en chemise de nuit , je me prépare un ersatz de café , sans me presser , regardant avec plaisir les murs de la cuisine et leurs toiles d'araignées -du -matin- chagrin  - mais j'y crois pas ; et tout à coup je suis envahie dun bonheur très doux . Comme si le bonheur irradiait des murs de la maison . Je me souviens d'une conversation que j'ai eue avec la femme du propriétaire du camping , à côté du temple de Corbés ( mon amie Renée les accuse avec âpreté de faire partie d'une secte , je crois que ce sont des évangélistes alors qu'en majorité les protestants de Corbés sont luthériens , à moins que ce ne soit calvinistes ...) concernant l'esprit des maisons . On parlait de maisons d'où émane une tristesse , un mal être ; je lui racontais que chaque fois que Philippe et moi venions visiter cette maison ,qui est la nôtre maintenant , avant de l'acheter , je repartais avec une crise d'angoisse ; et je me suis rendue compte bien plus tard que ça venait de la façon dont les anciens propriétaires l'habitaient . J'ai appris que la dame n'aimait pas sa maison , comme elle n'aimait aucune maison ... ce qu'elle aimait , c'était être dehors et crapahuter dans les collines ... la maison le lui rendait bien , impeccable et meublée design , froide et hostile comme un vent coulis en Décembre ... nous nous sommes apprivoisées l'une l'autre , depuis six ans que nous l'habitons avec amitié , et maintenant elle est normale , c'est à dire une maison aimante .

         J'aime les maisons , dés que j'y habite , et je suis persuadée que cet amour , entretenu et cultivé , sans que j'y ai le moindre mérite , grandit et s'épanouit , comme un arbre immense qui protégerait la maison et ses habitants , devenu indépendant de l'une comme des autres ... Krishnamurti suggérait à ses auditeurs indiens , qui sont facilement dévots de tout et de rien , de faire l'essai de prier chaque matin devant une bouteille de Coca , et de voir que cette bouteille devenait un objet saint . Autrefois je lisais ça en ricanant , maintenant je m'en émerveille ... comme l'amour grandit  facilement . 

11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 07:15

            J'avais entendu l'auteur  , Florence Aubenas , à la télévision ( vous vous souvenez de Florence Aubenas ? Pendant des mois elle n'a été qu'une photo  ;  juste une photo qu'on voyait en petit rappel à la télé , otage dans un de ces pays terrifiants du moyen-orient ...)  Elle venait présenter ce livre , et m'avait donné envie de le lire  . Un livre de journaliste , le livre de cette fille qui a voulu expérimenter ce que ça faisait d'être chômeuse sans qualification  ...  chouette livre , ça se lit comme un roman . Malheur !  ça n'est pas un roman ! Cette  société cinglée  , cette aliénation , cette folie de courir après le temps  qui touche cadres et employés parce que les plus aisés , comme les enfants , veulent tout tout de suite , et encore plus , et  n'arrêtent pas de courir après ... comme tout le monde ... sans jamais obtenir ce qu'ils ne trouveront forcément pas ...

            Aucun pathos , juste un livre de journaliste qui raconte avec ouverture  ce qu'elle a vu , ce qu'elle a entendu , ce qu'elle a compris , ce qu'elle a senti ... Le bonheur du livre vient justement de cette absence d'émotion , de cette tranquillité de celle qui observe . Et vous donne à vous , lectrice , la liberté - de vous horrifier , de réfléchir ,  d'agir ... Pas de qualification , le Pôle emploi l'a orientée   comme femme de ménage d'entreprise  ; ça n'est certainement pas plus pénible que les ouvrières ou les paysannes ou les mineurs du XIX e siècle , ou des siècles précédents ...  mais ... en tout cas , lisez , lisez , lisez ....

7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 20:24

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 22:19

          J'ai souvent remarqué - et  j'en ai fait des gorges chaudes avec mes soeurs : chaque fois que ma maman décroche le téléphone , elle dit " Allo ! " d'un ton affreusement sinistre , comme si on allait lui annoncer la fin du monde . Vendredi matin , j'étais toute gaie et contente de moi , venant de terminer une aquarelle ; je l'appelle pour lui demander comment elle allait , ainsi que le devoir filial me le commande ... " allo ! " - comme d'hab , cette voix pétrie d'angoisse qui m'horripile . Mais je suis de très bonne humeur ( faut pas trop gratter sous la surface , tout de même )  , et je m'applique à lui demander gentiment : " Comment ça se fait que tu aies toujours une voix angoissée quand tu décroches le téléphone , est-ce qu'on t'a souvent annoncé de mauvaises nouvelles au téléphone ?

        Elle ne met même pas un millième de seconde à répondre :

        Oui ; c'est quand on m'a annoncé la mort de mon père .

         L'histoire suit , si triste , même si j'en connais déjà une partie  :  Février 1944  , le ravitaillement en ville était  plus que difficile ; mon grand-père avait quitté ses filles , son gendre et ses petites filles , pour aller vivre chez des cousins  qu'il aimait beaucoup ,à la campagne ,  près de son village natal de Vaumeilh , et il s'y sentait bien . Il leur avait envoyé un petit mot , disant qu'il se sentait bien là bas , mais que seulement " les petites me manquent " ( mes soeurs , je suis née après la guerre )  La poste vous envoyait , à l'époque , un avis ,  qui s'appelait un avis d'appel téléphonique ( mes parents n'avaient pas le téléphone , bien sur ) . Ce genre de choses n'arrivait jamais : alors maman est descendue jusqu' à la poste ,  a appelé Vaumeilh ...   Le coup de téléphone lui a apporté la mort inattendue  . Maman et Tata sont allées à Sisteron , avec toutes les difficultés des transports de l'époque ;  ensuite il fallait marcher ; il n'y avait plus de car . Marcher par temps glacial , frigorifiées parce que les manteaux de mauvaise qualité n'étaient pas chauds et qu'il faisait très froid , netttement plus froid qu'à Nice, marcher les quatorze kilométres sur la route , pour aller à l'enterrement de leur père .

         Et puis aussi ...lui  monte un autre souvenir ,  maman me rappelle la période d'il y a vingt ans où j'étais en " bulle " à l'hôpital Paoli Calmette , où Philippe lui téléphonait tous les soirs pour lui donner de mes nouvelles  (  encore elle résiste toujours ? pas encore aujourd'hui ? ouf ... ) . Là j'éclate de rire , 1) parce que je suis vivante et 2) parce que j'estime que ça n'est , en quelque sorte ,  pas son affaire d'avoir du chagrin pour mon éventuelle mort ... idiot , le chagrin de quelqu'un lui appartient , bien sur .

      Il y a surement d'autres raisons encore , qu'elle n'a pas évoquées ... je peux penser à deux , au moins , elle n'en a pas parlé parce que c'était moi qui l'avais au bout du fil . Mais qui lui ont fait grand peine ...  

          Et depuis quelques jours , quand j'entends maman dire " Allo ? " de son ton lugubre habituel ,ça ne m'énerve pas du tout .  

5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 21:51

              Dans un  stage de yoga du chant ,  on chante des mantras plusieurs heures par jour , et l'état un peu irréel où l'on se retrouve , en dehors de la réalité habituelle ,   peut faire remonter de vieux monstres à la surface  ...  Quelques icebergs affleurent , ils se cognent bruyamment au bastinguage de votre petit bateau , avant de s'éloigner pesamment  ,   puis d'aller fondre quelque part dans les mers du Sud ;  ne vous inquiétez pas ,votre bateau est solide , ça n'est pas ça qui va le faire couler . Mais leur émergence soudaine et qui semble traitresse ,  a , en fait , son utilité pour votre navigation future : on appelle celà , je crois , purification des émotions . Ce sont des souvenirs douloureux qui  sont enfouis soigneusement en deça de la surface de notre moi conscient , il n'est jamais agréable de s'y confronter ...  la confrontation de notre moi d'adulte , qu'on espère plus équilibré , avec ces souvenirs et l'émotion pénible qui y est attachée , nous permet après un temps d'oscillations , temps souvent fort peu agréable ,  nous permet chaque fois un peu plus , de retrouver une stabilité plus grande , un ancrage plus profond , nous permettra , chaque fois un peu plus , de naviguer de concours  avec les  vents du large .

            Je me suis  retrouvée  , dans ce stage , en un lieu où le lait de vache était persona non grata .  ( Bouh ! le nombre de naturopathes qui chargent le lait de vache de tous les pêchés , c'est incroyable ! Mais pas question de me laisser submerger , moi je leur diagnostique vite fait bien fait un refus de certains éléments clés de leur propre  enfance ... et je leur donne ma bénédiction pour boire leur thé sans lait , s'ils ont envie) Cet ostracisme m'a occasionné  une grosse crise d'agacement . Parce que moi c'est le contraire : je bois mon thé sans sucre - j'ai fait des concessions depuis dix ans -  mais avec un peu de lait -Oui , bien sur , froid le lait , vous me prenez pour qui ?  du thé noir , du Lapsang Souchong s'il vous plait  , du Earl Grey  à la rigueur .  C'est une des raisons qui font que j'aime être en Inde ,un pays  où les gens sont civilisés et servent le tschaï avec du lait  ...

            Mais ma réaction démesurée - il s'agissait de passer une petite semaine sans lait dans mon thé , ça n'est tout de même pas la mer à boire ! - m'a intriguée . Certes , j'étais en minorité , j'ai toujours des réactions de défense dans ces cas là . Mais qu'est-ce que j'ai donc moi , à être si terriblement attachée au  thé au lait ? Ben  oui , c'est un brevage qui me réconforte depuis une bonne petite cinquantaine d'années  , en cas de petit rhume ,  ,  de migraine , ou quand je me sens patraque ,ou qu'il fait froid et pluvieux dehors ...  J'ai cherché alors  dans le mien de passé ,puisque les goûts et dégoûts de chacun proviennent de là  * . Et , depuis le mental , les habitudes imprégnent le corps ...  Les sachets de thé n'existaient pas encore , on prenait le thé , du thé ordinaire , dans une boite cubique en métal un peu rouillée , vaguement dorée , sur les quatre faces de laquelle des animaux fantastiques , éléphants , dragons chinois , me parlaient de pays lointains ...  C'était à l'heure du goûter ;  un moment toujours doux , toujours plaisant , toujours heureux :  il n'y avait jamais de ces terribles disputes à table à ce moment là ... Un moment de paix ; tout le monde se sentait bien .

     La paix , ou la joie ... elle m'entoure et  soutient tout alentour , chaque matin  . Quand je me souviens de  l'épuisement où je me trouvais quand je suis partie pour ce stage !  Je viens d'accrocher au dessus du piano cette peinture , faite ce printemps ,et vraiment terminée cet été ( à l'origine il n'y avait pas d'arbre , le petit renard était au sein d'un chaos total ). Et si vous voulez savoir pourquoi on ne voit pas de petit pot de lait , c'est qu'il  est déjà dans son bol ,  une des  règles d'or du five o'clock tea  !

                 

 

 * laissons de côté pour l'instant , si vous voulez bien , la question des vies antérieures éventuelles  !

 

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 12:31

 

 

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  ( la photo date de mon merveilleux séjour au temple la semaine dernière , c'est passé ; c'est passé , mais tout va bien  )

3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 08:39

         Lundi soir j'ai regardé le DVD d'un film de Sean Penn que je voulais voir depuis longtemps : Into the Wild .

        Un beau film . Très , très beau . Mais je suis restée longtemps angoissée par cette histoire de l'errance , ou du périple , d'un tout jeune homme   nourri de Jack London et de Thoreau , à travers les Etats-Unis . Un chemin du refus de la vie que ses parents auraient voulu le voir vivre ; un chemin qui le méne , comme il l'avait rêvé , jusqu'en Alaska , et , comme il ne le rêvait pas forcément , jusqu'à la mort . Pourquoi  être angoissée , parce que le film se clot sur le magnifique auto-portrait de ce jeune homme , une image restée dans son appareil photo et que ses proches ont fait développer ensuite , ou on le voit rayonnant de joie , assis devant le vieux bus où il avait élu domicile , au milieu de nulle part , au Yukon . Que cette joie fabuleuse puisse disparaître , voilà l'étonnement , voilà l'angoisse .

      L'angoisse dans laquelle j'ai barboté plusieurs jours m'a inspiré cette peinture ,intitulée " le traîneau " , un traîneau qui est apparu au milieu de la feuille et dont on ne sait où il va ... mais on sait qu'il est là et qu'il ne ralentit jamais sa course . Sauf pour prendre un passager , une passagère ... vers où ? En tout cas , cette peinture  , une fois terminée , ne semble pas spécialement triste .

 

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 08:19

          Depuis presque une semaine je suis accueillie - nous sommes accueillies , moi et mes peintures - au temple de Corbès ; lieu béni . Béni pour la paix qui y régne maintenant , maintenant en deux mille dix (  ça n'a pas été toujours le cas au cours des siècles à cause des terribles guerres de religions )  , béni pour la belle lumière des après-midis de fin d'été ; béni pour le merveilleux paysage de collines autour , couvertes de bois ,  presque vierges d'habitations ; béni parce que ça a été  pendant si longtemps  un lieu de prières de tous bords , protestants ou catholiques , et je n'excepte pas la courte période de la Révolution Française pendant lequel ce temple était temple de la Raison ( je trouve ça génial , et ça me rappelle la devise de la Société Théosophique à Madras : une seule Religion : la Vérité ). Le mental peut avoir son avis toujours étriqué sur ce qu'est ou n'est pas Dieu , sur ce que l'autre devrait ou ne devrait pas faire , de quelle façon il devrait ou ne devrait pas prier ,  l'énergie des prières demeure et perdure et imprégne les murs du temple  , indépendante de l'idée .

 

 

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          Merveilleux après-midis où je me repose à loisir , méditant ou lisant , à l'intérieur du temple ou allongée sur le petit muret des bancels juste devant  . J' ai emporté une provision de livres : la Bhagavad Gîta commentée par Sri Aurobindo ,( je me suis encore laissée influencer par  Nathalie et Adam !! mais je saute des dizaines de pages quand je ne comprends pas , Sri Aurobindo est un intello terrifiant , culture à la fois anglaise classique , humanités et pattin couffin , plus culture brahmanique ... naturellement , je ne suis pas à la hauteur !!! moi qui aime la lecture distractive , je suis gâtée  )  , un Sue Grafton pour changer ( en anglais , tout de même ,  pour améliorer mon vocabulaire ) - La Vie des Insectes de J.H. Fabre parce que ça fait des années que je veux le lire ,  ( passionnant et marrant , sauf quand ça devient affreusement gore , je vous en reparlerai ) -  un volume de haïkus ... l'un me repose de l'autre .

           Ah oui , vous dites ,mais l'expo ? est-ce que j'ai des visiteurs à mon expo ? mais oui , oui ,  quelques uns , suffisamment ,  les amis , les amis d'amis , et certains s'y retrouvent par  hasard qui ne sont pas les moins intéressés , ni les moins contents . Hier , m'arrachant à la description passionnante des moeurs de l'ammophile des sables , sont arrivées deux dames âgées que j'ai d'abord trouvé bien bruyantes ; l'une venait d'Aix , elles ont regardé avec plaisir , puis ont entamé une vraie campagne pour me persuader d'illustrer des livres d'enfants ; et  moi , vainement ,  j'ai essayé de leur faire comprendre que j'étais très bien comme ça ... un cycliste essoufflé qui vient de monter la dure côte depuis le Gardon   , trois familles de campeurs allemands  :  leurs gamines qui font provision d'affiches , elles en veulent une de chaque sorte ( je vends aussi des affiches des années précédentes , le tout ira aux gens qui s'occupent du temple )  , des randonneuses enthousiastes , malgré la chaleur ... Mais je plie demain soir - quel dommage ! quel dommage !