Petites Peintures
A l'origine , c'était un blog pour montrer mes peintures ,qui sont des petits formats sur papier . Au fil des jours et des mois , et parce que j'écris quand je n'ai pas la disponibilité pour peindre , c'est devenu un endroit en dents de scie qui m'a permis d'assumer enthousiasmes et déprimes , joies et agacements ,bien souvent comme si c'était la dernière bouée qui me restait sur terre . Il est nécessaire que vous gardiez à l'esprit que c'est le blog de quelqu'un qui est en cheminement ; quelqu'un qui sait , comme le lecteur , que les émotions changent sans cesse , les émotions qui sont refus du monde qui m'advient , et qu'il ne faut pas trop s'y laisser prendre ; mais pas les nier non plus ; et que l'enseignement des sages est : " Tout est bien ". Un monde harmonieux , en somme , pour peu que nous puissions en comprendre les mécanismes ... ce qui n'est pas encore mon cas .Oui , j'ai fait quelques progrés en trente ans , si vous saviez d'où je viens ... Le chemin m'emméne , de toutes façons . Vers où ? En attendant de le comprendre , ce monde , on peut juste émettre le voeu boudhiste : " Puissent tous les êtres se sentir heureux " - si vous le préférez en Sanskrit : Loka Samastha Sukhino Bhavantu
J'explique le pourquoi du pseudonyme en partie dans le bandeau de mon autre blog , au nom tiré de Lewis Caroll , mais néanmoins consacré à des voyages en Inde - le lien est tout en bas à gauche , mais vraiment , en bas , en bas ...
Branchesetbosquets , c'est l'étymologie de mon nom de famille - et puis ça me confortait dans l'impression d'être un personnage de Tolkien . Enfin , si vous avez perdu mon e-mail : c'est francoise.rambosson@free.fr , et je préférerais , de beaucoup , que ça apparaisse en petit mais - j'arrive pas .
Deux heures du matin , ce sentiment d'impatience .. je traîne tant que je peux à écrire les derniers chapitres du séjour en Inde de Février : vous en parler , c'est comme de retrouver le pays magique ; dés que je le quitte , je le regrette .. et quand je suis là bas , au bout d' un mois , je me languis d'ici ...
Et ici . Ici , jamais printemps ne m'a semblé aussi pluvieux : mais grâce au séjour d' Auroville - et à la bonne Providence de Dieu qui fait que j'ai mal à plein d'autres endroits variés du corps , aux dents , au poignets , aux articulations des mains , mais pas aux genoux en ce moment , Dieu justement sait pourquoi ... grâce à la bonne Providence de Dieu qui fait que Philippe est le genre de gars extrêmement gentil et que maintenant j'ai une chambre à air flambant neuve ( faudrait bien que j'apprenne à changer une chambre à air ) .. Ici , donc , je jouis , pour un précieux petit quart d'heure , de l'enivrante sensation de liberté chaque fois que je dois aller chez maman ... parce qu'ici , j'ai repris avec bonheur mon vieux vélo , bien abandonné ces dernières années ..
Mais pour l'heure , deux heures vingt et trois du matin très exactement , pas question de vélo ( d'ailleurs , je ne crois pas que le phare marche ) ; tout ce que j'ai à faire est donc de me mettre à méditer , en restant collée au désir de liberté qui me tenaille ( et me tenaille sans doute d'autant plus que j'ai passé l'après-midi à l'hôpital pour accompagner maman à sa visite de contrôle chez le pneumologue . Conclusion , elle va mieux que l'année passée , dit le toubib radieux ). Chouette !
En cet instant , l'impératif du jeu c'est : temps de m'asseoir , temps de rester présente , sans autoriser la moindre pensée , à cette sensation dans tous mes membres , à cette impatience de bouger .. l'intensité de la sensation est justement une aide précieuse ..
A Tiru... , il y a le quartier de l'Est , autour de l'Ashram , avec son bon lot d'occidentaux et d'échoppes attirantes , dont les propriétaires bavards sont descendus du Cachemire tout exprès pour exploiter les touristes avec habileté , pour leur plus grand bonheur réciproque ( et le mien ) .. et puis celui qui est autour du grand Temple , au centre ville , commerçant , grouillant de vie , de magasins Saint-Sulpiciens , magasins de guirlandes , de pâtisseries , de petites statues en bronze , de tailleurs , de marchands d'habits , d'articles de cuisine variés et étincelants ( je regrette très , très amérement , aujourd'hui , de ne pas avoir acheté de moules pour faire les idlis .. on est restés trop peu de temps là bas , et puis je n'ai pas de réactions appropriées quand je suis en groupe ).Il y a trois ans , on s'était arrêtés plusieurs jours et j'avais eu le temps de faire refaire mes lunettes par un opticien- lunetier , deux paires d'excellentes lunettes à ma vue pour cinquante euros .. là , c'était trop peu de temps .. trop peu .
La visite du Temple est de rigueur ; c'est , comme toujours en Inde du Sud , un énorme puzzle de cours intérieures , de bâtiments aux facades sculptées , de porches-montagnes , de décrochements , d'escaliers , de bassins .. agrémenté de pélerins , de mendiants , de touristes , de quelques chiens , et de quelques singes . J'ai d'ailleurs à faire mes excuses , moralement , à un couple de Tiruvannamaliens assis à côté de moi pour se reposer sur les marches - c'était le crépuscule , mais la chaleur était encore très forte : nous observions ensemble une chienne errante , splendide , au noble profil d'Anubis , traînant avec elle quatre petits chiots maigres et émouvants .. j'avais peur qu'ils aient de mauvais desseins - les indiens sont souvent si durs avec les animaux .. je me souviens d'avoir vu le gardien d'un temple , loin dans le Sud , jeter des cailloux sur une mère qui allaitait . Mais non , ce monsieur est parti leur acheter quelques biscuits qu'ils ont dévoré jusqu'aux dernières miettes . Ramana Maharshi aimait les animaux , et son influence rayonne et touche les coeurs tout autour d'Arunachala .
En réfléchissant au retrait que j'ai par rapport à des milieux ésotériques , je me rends compte - parce que c'est des milieux que j'ai un tout petit peu fréquentés dans les années quatre-vingt , quand j'étais malade , des milieux qui m'ont pourtant , sincèrement , réellement , aidé à guérir .. qu'une des choses qui m'y déplait - une chose qui apparait également dans certaines citations de la Mère ; laquelle , si j'ai bien lu Alexandra David-néel qui a été une de ses amies ( l'Inde que j'ai connue , un livre où je dois dire qu'il y a par ailleurs quelques à-peu-près un peu lamentables , indignes de notre ADN ) - donc , Mère , qui s'appelait alors Myra Alfassa , a tenu dans sa jeunesse , vers les années 1900 , un salon parisien où l'on s'occupait d'occultisme , etc .. Donc , une des choses qui me déplait chez certaines des ces personnes , c'est la tendance à considérer que les influences négatives viennent de l'extérieur : on parle d'entités , d'esprits , etc .. qui se greffent sur la personnalité de quelqu'un ; ce qui sous tend que la personne qui suit une chemin de spiritualité devra les éliminer , ou s'en protéger avec énergie . Certes , on peut considérer que c'est une façon de structurer le monde et son monde , qui peut être opérationnelle ; mais on risque de tomber rapidement dans la parano ( je suis pur , je suis bon , les autres sont les méchants .. ) et le rejet des autres , de tous ceux qui ne suivent pas un Chemin Spirituel et qu'on considére comme impurs .
Or , une partie essentielle du chemin proposé par Arnaud Desjardins , chemin de pensée que je trouve de plus en plus opérationnel au fur et à mesure que je grandis en essayant de le suivre , c'est de se cramponner fermement à cette pensée : tout ce qui m'arrive , c'est moi qui l'attire ; et tout ce qui arrive m'aide à grandir . " Tout est pour le bien de ceux qui aiment Dieu " .. . Donc , accepter la différence de " l'autre " , reconnaître en soi les éléments qui font qu'on rencontre ce qui nous est éventuellement désagréable ..
Se protéger - non , mais ,... oui . Oui , pourtant ... Le respect de l'intériorité est tellement nécessaire aussi ... Je vois bien que les méditations sont incroyablement facilitées , justement auprès du Samadhi de Mère et Sri Aurobindo , lorsqu'on se trouve en groupe , pendant le temps où chacun chacune s'emploie , dans le silence , à quitter le superficiel et l'agitation mentales , pour tenter d'aller plus profond ... je vois bien que je trouve le ressourcement chaque fois que je fais un stage de yoga et chant avec Nathalie et Adam ( et ça n'est pas vraiment le cas , hélas , pour la formation que j'ai entamée cet automne , formation qui me semble un peu trop axée sur le côté extérieur du hatha-yoga , qu'il s 'agisse d' acquisitions physiques ou intellectuelles .. mais je viens de louper deux week-ends de formation ; donc peut-être que le recueillement qui manquait , je vais le trouver la prochaine fois , peut-être que la personne agitée qui me servait de compagne de chambre sera calme , que lorsque j'arrive le matin je trouverai les stagiaires en train de méditer et non pas excités comme des puces en train de se vanter du nombre de salutations au soleil qu'ils ont faites avant six heures du matin ..
Alors ? Alors , c'est comme pour les options politiques , alors .. ou comme pour la respiration , un temps pour l'inspir ... un temps pour l'expir .. à chaque personne de sentir .. se protéger , oui ; rejeter l'autre-qui-n'est-pas-spirituel , non ..
Je continue à lire le bouquin trouvé à la librairie Sabda de Pondichery , dont je vous ai parlé l'autre jour ( les forces cachées de la vie ) .. il y en a toute une partie qui ne m'intéresse guère car ésotérique et faisant appel à des perceptions que je n'ai pas - l'ésotérisme n'est pas ma tasse de thé : certes , dans les années quatre-vingt , je dois une partie de la guérison qui m'a été octroyée à des personnes qui naviguaient dans ce cercle , je pense notamment à une voyante qui me faisait des soins bizarres et magiques , dont je ressortais chaque fois ressourcée et un homéopathe qui utilisait des forces étranges .. et bénéfiques , tout ceci qui a fait que les chimiothérapies ont agi ... Mais actuellement , ça n'est pas du tout mon chemin . Par contre , je ne peux qu'être d'accord avec de nombreux passages , et le style , très dix-neuvième siècle , des poésies de Sri Aurobindo ( traduites de l'anglais , je suppose ; ou de l'hindi ? ) , me touche fort quelquefois . L'écriture de Mère est plus féminine : plus quotidienne , plus proche de l'immédiat et du sensible de ses interlocuteurs , et c'est un grand plaisir , aussi , de la lire . Bon , assez pour ce préambule ... voici un passage qui me plait car il concorde avec la pensée de maîtres spirituels qui me sont des guides , de Ramana Maharshi à Arnaud Desjardins ..et même Krishnamurti , si l'on excepte la dernière phrase .
Si l'on analyse avec soin , on s'aperçoit que , par exemple , tout ce que l'on pense a été pensé par d'autres , que ce sont des choses qui circulent et qui passent à travers vous , mais vous n'avez pas engendré cette pensée , vous n'êtes pas à l'origine de cette pensée . Toutes vos réactions proviennent de l'atavisme de ceux qui vous ont donné naissance et du milieu dans lequel vous avez vécu , de toutes les impressions qui se sont amassées en vous et qui ont constitué quelque chose qui vous parait être vous-même , mais qui n'est pas engendré par vous , qui est simplement senti , éprouvé ; vous en devenez conscient au passage , mais ce n'est pas vous qui l'avez créé , pas vous qui lui avez donné naissance .
On pourait dire que ce sont comme des bruits ( des bruits quelconques : paroles , musique , n'importe quoi ) qui sont enregistrés par un instrument ,puis réexprimés par un autre instrument , qui répète , comme le gramophone par exemple . Vous ne direz pas que c'est le gramophone qui a créé le son que vous entendez , n'est-ce pas , celà ne vous viendrait pas à l'esprit . Mais comme vous êtes dans l'illusion de votre personnalité séparée , ces pensées qui traversent votre tête et qui s'expriment , ces sentiments qui traversent votre vital * et qui s'expriment , vous pensez qu'ils viennent de vous ; mais il n'y a rien qui vienne de vous . Où est le " vous " qui peut créer tout celà ?
Il faut que vous entriez profondément , profondément , et que vous alliez trouver l'essence éternelle de votre être pour avoir la réalité créatrice au dedans de vous . Et une fois que vous avez trouvé celà , vous vous apercevez que c'est unique , la même chose dans tous les autres , et alors où est-elle ,votre personnalité séparée ? Il n'en reste plus rien .
Oui , ce sont des instrments d'enregistrement et de reproduction , et il y a toujours , on peut appeler cela des déformations - ce peuvent être des déformations pour le mieux , ce peuvent être des déformations pour le pire , ce peuvent être des changements assez grands ; les combinaisons intérieures sont telles que les choses ne se reproduisent pas exactement comme elles ont passé de l'un à l'autre , parce que l'instrument est très complexe . Mais c'est une seule et même chose qui est mue par une volonté consciente qui est tout à fait indépendante des volontés personnelles .
* elle emploie un terme que je ne connais pas - mais on trouve un glossaire à la fin du livre . Voilà :
" le Vital : la nature de la Vie , faite de désirs , de sensations , de sentiments , de passions , des énergies de l'action , des réactions de l'âme -de-désir et de tout le jeu des instincts de possession et apparenté , tels que la colère , la peur , la cupidité , la convoitise , etc ... Dans la vie spirituelle ,c 'est un pouvoir indispensable ( à la réalisation ) qui est un excellent serviteur , mais un mauvais maître .
J'aime bien cet " excellent serviteur " ... qui me fait penser - mais j'y pensais tout au long de la citation , parce que c'est l'autre volet , également nécessaire , du diptyque - à une citation de Scott Peck dans le chemin le moins fréquenté - tiens , il faudrait bien que je relise ça aussi ( cf chapitre 208 du présent blog )
" Nous sommes cependant confrontés à un paradoxe . Bien que se débarasser de son narcissisme , de son égocentrisme et du sens exagéré de sa propre importance soit par dessus tout ce dont il est question dans l'existence , il est également vital d'apprendre en même temps à saisir sa propre importance et sa valeur "
OM ! très belle journée à tous lecteurs !
( les statues de cobra près du grand banyan , à Tiruvannamalai ; on voit sur la droite les premières pentes d'Arunachala )
Mes sandales agonisantes me blessaient .. j'en avais acheté des neuves , splendides , à Auroville ; mais je n'avais pas envie de les étrenner de cette façon . C'était donc logique de monter pieds nus, comme beaucoup d'indiens dévots de Ramana Maharshi , car le bon sentier qui va de Ramanasram * à Skandashram** est pavé de rochers presque plats , de grès ou de granit , ronds et accueillants à la plante du pied . Pas à pas , sans hâte ... ça faisait longtemps que j'avais envie de tenter l'expérience , qui s'est révélée un grand plaisir . Par contre , il faisait déjà terriblement chaud au retour , vers les dix heures du matin ; n'ayant pas la vocation de la souffrance , j'ai remis mes tongs .. j'aurais été aussi bien sans , finalement . Ou peut-être qu'il était déjà trop tard dans la matinée pour que la descente dans la chaleur soit vraiment aussi agréable que la montée . Le Maharshi , lui , circulait bien évidemment pieds nus . Les indiens conseillent aux aspirants spirituels les tapasyas , les austérités , comme façon de se détacher du corps , je crois . Rien à voir avec la haine du corps qui a sévi longtemps dans le christianisme , et qui sous tend encore les psychés de nombreux chrétiens , et d'occidentaux qui ne pensent pas l'être . J'ai du faire une douloureuse prise de conscience de ce qui sous tendait la mienne , à une époque .
Là , à chaque pas , vous accueille la sensation tonique , douce et rude , du rocher ; ou encore la douceur de la poussière ocre rose .. sous la plante douillette du pied .. Dans un roman de Kurt Vonnegut Jr ( le berceau du chat ) je me souviens que le contact de plante de pied à plante de pied entre humains était considéré comme un acte sexuel ; ce qui m'a toujours semblé logique . A chaque pas , faire l'amour , être un avec le rocher , avec Arunachala , avec la Terre .. Commencer la méditation en marchant , avant d'atteindre le jardin minuscule , le tout petit ermitage frais et paisible planant dans les hauteurs au dessus des activités humaines .
Nadia fait une halte dans la montée ; les premières dix minutes sont les plus raides , je crois bien .
Tiruvannamalai - les étangs , la ville , les rues , tous les bruits de la vie en dessous du sentier ...
http://www.sriramanamaharshi.org/arunachala-hill/power-of-arunachala-2/
* l'ashram actuel , en bas de la colline ; il comporte plusieurs bâtiments des cours , une étable et des mausolées .. c'est un lieu où l'on doit marcher pieds nus , par respect , comme dans les temples , comme dans les maisons indiennes .
** le deuxième ermitage , chronologiquement , du Maharshi ; il est resté , je crois , sept ans dans cette petite grotte , maintenant aménagée , avec un petit parvis couvert qui permet à une dizaine de personnes de méditer .
Nous sommes partis d' Auroville un beau matin , quittant la côte du Golfe du Bengale vers l'intérieur , en direction de l'Ouest .. me restent des tas d'interrogations - tiens ,au fait , ma nièce m'a envoyé les références d'un film un peu plus complet sur Auroville que ce que j'ai pu vous donner comme liens ; j'y ai appris que les maisons n'y comportent ( comportaient ? ) pas de cuisine , en tout cas c'est ce que dit une jeune femme qui y est résidente permanente ( l'interview de cette jeune femme est récente ) . Marrant , ce choix .. surement très pensé .. les Aurovilliens mangent à la cantine Solar Kitchen , dit le documentaire . Celà répond à une des interrogations de Marie , qui constatait , un peu étonnée , que les Aurovilliens ne s'invitent jamais entre eux à partager un repas convivial à la maison . En même temps , j'ai vu dans la guest house de Marie une cuisine pour les résidents ,qui n'y sont que temporaires . Alors .. ça parait bizarre . ?? Est-ce que j'ai vraiment bien écouté le film ?
http://www.publicsenat.fr/vod/documentaire/auroville,-histoire-d-une-utopie/58180
Et le bus a pris la direction de Tiruvannamalai .. je suis heureuse rien que de prononcer ce nom . C'est trois heures environ d'une route bien jolie d'ordinaire - rizières et cocotiers , collines de gros rochers de grés amoncelés avec quelquefois un temple au sommet .. Mais j'ai constaté , désolée , que les énormes tamariniers qui l'ombrageaient auparavant étaient déracinés sans pitié pour l'élargir et en faire une 4 voies .. L'Inde est un pays en pleine expansion économique ; voilà qu'on parle maintenant de faire un aéroport à Pondichery . Il faut que je me dépêche d'y aller maintenant , tant que Pondi reste une petite ville calme et provinciale ..
Décidément , cette pluie incessante est parfaite pour les aquarellistes d'intérieur .. Même pas question de semer les graines de tomate ,d 'ailleurs , car le calendrier lunaire de Gerbeaud.com ( un site que je recommande à tous jardiniers amateurs ) me dit que la lune est en périgée - à moins que ça ne soit en apogée , ou encore un noeud lunaire , je ne me souviens plus ... mais bref , pas question de semer ni de toucher au moindre instrument de jardinage , le mouvement de la lune risque de contrarier la croissance des petites pousses . Par contre , on peut s'installer pour barbouiller avec ses petits pinceaux , sans remords ..Quand à la légende , je suis en train de la tourner et retourner dans ma tête , jusqu'à ce que je trouve les mots qui conviennent .