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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 08:03

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        Mardi dernier , j'ai fait un " rêve-Lumière " ... rêve éveillé en relaxation , accompagné par ma formatrice . Je ne sais jamais , après coup , si les scènes du rêve sont des symboles ( une hypothèse bien plus facile à accepter , dans notre civilisation ! )  ,ou de "vrais"  souvenirs ...  peu importe , la technique est opérationnelle et m'a déjà aidée à impulser  les changements que je souhaitais dans ma vie  , ou à enlever des obstacles intérieurs . En tout cas , c'était un rêve d'une vie  étrange , et étrangère ... Mais le rêve se terminait , surtout , par une image qui me fait encore chaud au cœur : dans l'obscurité chaleureuse d'une petite église , où vibraient  les lumières de nombreuses petites bougies , je devinais , dans l'obscurité , les visages de toutes les personnes de ma famille que j'aimais ( il devait y en avoir d'autres , car il y en avait vraiment une foule ),  qui étaient heureux  , et heureux de me voir . 

      Mais cette église , c 'est marrant , m'évoque précisément une église d'Angleterre que j'avais visitée quand on avait échangé la maison en 2009  . Non pas la cathédrale de Wells , ma préférée ,  avec ses splendides voutes nervurées comme des tiges de palmier , non pas Ely qui se dresse fière et haute et austère ... mais une toute petite église dans les Costworlds . Une église dans un hameau touristique , tout à fait ravissant , niché au coeur des vertes collines humides - plus anglais on ne fait pas ,  on se serait cru dans un épisode de l'Inspecteur Barnaby  .  L'église , dans la réalité , n'était pas obscure , comme dans la scène de mon rêve , mais toute claire ,  plancher et bancs de bois blond  et pas de vitraux  ; pourtant , j'avais été émerveillée , à cause d' un ensemble incroyable de coussinets brodés au point de croix , pour adoucir aux genoux des fidèles la dureté éventuelle des prie-Dieu  . Ca me ressemble bien  , ça ... le mysticisme , certes !  mais à condition que ça soit  confortable et joli  ...  mais ça me ressemble aussi grandement de m'appliquer , pour que tout soit confortable et joli ...

 

 

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Chapitre 2560 : confortable et joli
7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 06:56

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 ( hier , j'ai mis en ligne un copié-collé d'un article de François Ruffin ; je l'ai lu , avec beaucoup d'intérêt , avant  d'en écouter la déclamation par ledit François Ruffin . Et il m'a paru tellement plein de bon sens ,cet article ... Un article qui aide à s'interroger . Mais , bon . Qu'on se dirige à grands pas aveugles , entraînés par nos dirigeants à l'Ouest comme à l'Est ,  vers une flamboyante Apocalypse finale , le champ de bataille de Kurukschetra* parsemé de cadavres , ou une civilisation à la John Brunner , villes folles , incendies , et nature " préservée" dans des réserves hantées de sectes écologistes   ... je ne serai pas là pour  voir ça . Enfin j'espère ... )

Donc , le regard de Sita ... je vous mets juste cette phrase  :

L’amour de Sita apparait dans les espaces entre les gens , dans l’énergie à l’intérieur d’une relation , et dans l’amour qu’a la vie pour chaque animal , chaque plante , chaque insecte qu’elle met au jour .

( et si ça me touche , c'est aussi parce qu'en passant ,  je repense au regard de ma maman pour les insectes et les plantes : c'est elle qui m'a appris à ne pas hurler systématiquement quand je voyais une araignée , à ne pas me précipiter pour l'écraser , mais à la mettre dehors gentiment . Bien sur , j' aurais préféré qu'elle ait le même regard affectueux pour mon moi en train de grandir ! ... -  mais ,bon , c'est fini maintenant ...  )

 

* je vous reparlerai du Mahabharata et du champ de bataille de Kurukschetra -  je suis en train de terminer la magnifique BD qui m'a été offerte comme étrennes !

 

 ( des nouvelles de mon atelier ! comme je vous le disais , j'ai retrouvé mes vieux tubes de peinture à l'huile , encore opérationnels ! )

( des nouvelles de mon atelier ! comme je vous le disais , j'ai retrouvé mes vieux tubes de peinture à l'huile , encore opérationnels ! )

6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 21:26

 

Une fois n'est pas coutume ... je vous fais un copié-collé d'un article de François Ruffin  , que j'ai trouvé vraiment intéressant ...


Le Premier ministre Edouard Philippe a donc élevé Jean-François Cirelli, le patron de BlackRock France, au rang d’officier de la légion d’honneur. Avec cette promotion, c’est surtout le niveau du cynisme qu’ils ont élevé.

« On peut tout, nous signifient-ils. On peut tout se permettre. On peut tout s’autoriser. »

Les retraites se transforment en test, vous savez, comme pour la grenouille de la fable, la température de l’eau qui monte, qui monte, et elle qui s’endort, qui s’endort, jusqu’à cuire : nous reste-t-il assez de vitalité pour bondir en dehors du bocal ? Ou notre peuple est-il trop fatigué, trop résigné, trop découragé, pour leur bondir au nez ? Allons-nous accepter, pas seulement qu’un banquier soit installé à l’Elysée, mais qu’il convie au festin ses copains, qu’il nous dirige main dans la main avec les financiers américains ?

Les faits sont connus, désormais.

Dès juin 2017, à peine élu, qui Emmanuel Macron reçoit-il en urgence à l’Elysée ? L’intersyndicale de Whirlpool-Amiens, bientôt délocalisé en Pologne ? Non, Larry Fink, le PDG de BlackRock (qui détient des parts dans Whirlpool). Lui en ressort tout miel : « Nous pensons que cette présidence est positive pour la France et surtout pour l’Europe… »

Mais à l’automne, c’est désormais BlackRock qui reçoit à l’Elysée ! Les clés du salon Murat, où se déroule chaque semaine le Conseil des ministres, sont confiées à Larry Fink. Qui y tient un séminaire avec ses camarades financiers.

Tout est dit.

En une anecdote, tout est dit.

BlackRock s’est installé à l’Elysée.

Il a pris ses aises au cœur du pouvoir français.

Quand, par exemple, la fondation abbé Pierre, ou le Secours populaire, ou ATD-Quart monde, ont-ils obtenu les mêmes faveurs ? Jamais. Jamais.

Mieux, ou pire encore, ce même jour d’octobre 2017, cinq ministres, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne, Benjamin Griveaux, Muriel Pénicaud et le Premier d’entre eux, Edouard Philippe, ont défilé devant Larry Fink. Lui ont exposé « les réformes en cours », suppression de l’ISF, marché du travail, etc. Comme des bons élèves devant le maître, espérant une bonne note.

Mais quand Greenpeace, ou les Amis de la Terre, ou Oxfam furent-ils conviés à l’Elysée, à Matignon, avec un défilé de ministres, pour noter à leur tour les « réformes » ? Pour évaluer leur impact sur la planète ? Jamais. Jamais.

Mais même sur l’environnement, deux mois plus tard, en décembre 2017, même lors du One Planet Summit, à qui déroule-t-on le tapis rouge ? Aux financiers, toujours. Les private equity et les fonds de pension anglo-saxons, Larry Fink en tête, demeurent les stars, qui nous évangélisent : « Finance is not the enemy, finance is the key. »

Et je passe ici sur la nomination du patron de BlackRock France, Jean-François Cirelli, au comité CAP22 d’Edouard Philippe, pour « guider l’action publique ». Je passe sur la note « Un bon plan retraite », feuille de route adressée par BlackRock au gouvernement. Je passe sur les louanges, les tonnes d’encens, délivrées par les dirigeants de BlackRock France, Europe, Monde, à Macron, je passe, je passe, je passe, sur cette permanente collusion.

J’en viens au pompon : la légion d’honneur.

« C’est une mauvaise polémique, assurent les ministres en chœur. Ce n’est pas au dirigeant de BlackRock que cette récompense est délivrée. C’est à la carrière du haut-fonctionnaire, etc. etc. »

Mais justement : c’est cette carrière qui devrait lui valoir, et quotidiennement, la légion du déshonneur. C’est pour cette carrière, pour ses manœuvres et ses basses œuvres, qu’il mérite la déchéance.

Faisons bref.

Comme les retraites, Gaz de France est issu de la Libération : en 1945, le ministre Marcel Paul nationalise les réseaux de gaz et d’électricité.

Tout roule.

Jusqu’en 2004. Jean-François Cirelli en est alors PDG. Suivant des directives européennes (validées par Jospin), le gaz est ouvert à la concurrence. Après son élection, en 2007, lors d’un dîner, Nicolas Sarkozy, le promet à ses amis, le milliardaire belge Albert Frère et le milliardaire canadien Paul Desmarais : il va privatiser GDF. L’entreprise fusionne alors avec Suez, dirigée par Gérard Mestrallet, et l’Etat descend à 35% du capital.

Le grand gavage commence. Avant même l’entrée en Bourse, le 15 juillet 2008, tombe cette nouvelle : « GDF-Suez versera un dividende exceptionnel. » C’est l’urgence des urgences : le dividende. Entre 2009 et aujourd’hui, les dividendes versés aux actionnaires ont représenté trois fois le montant de ses bénéfices. Le taux de redistribution moyen sur cette période est en effet de… 333 % ! Un pactole, au total, qui avoisine les 40 milliards.

 


Qui en bénéficie ?

Pas les usagers. Les 11 millions de foyers français abonnés au gaz, dont les factures ont explosé. Le tarif de l’abonnement, par exemple, a grimpé de 50 % en trois années de privatisation !

Pas les salariés. Leur intéressement n’a pas dépassé 1%. Et surtout des milliers de postes sont supprimés : GDF disposait, auparavant, de bureaux à Amiens, à Albert, à Abbeville, dans tout la France. Pas seulement à Amiens, pas seulement en Picardie, mais dans tout le pays, il n’existe aujourd’hui plus aucun lieu pour rencontrer les pros du gaz. Tout doit se faire par téléphone… mais mêmes les centres d’appel sont délocalisés, vers le Maroc, le Portugal, l’Île Maurice.

Pas les plus précaires. Comme EDF, GDF a longtemps compté un « service social ». Qui, en cas de coup dur, aménageait les factures. C’est fini avec Engie. Et difficile de négocier avec un téléconseiller qui suit la procédure au bout du monde…

Pas non plus la planète. C’est au détriment de l’investissement que sont versés ces dividendes. Des dizaines de milliards qui ne servent pas, comme il le faudrait, comme l’urgence écologique le réclamerait, à développer des nouvelles technologies, à en finir avec les énergies fossiles.

Qui en bénéficie alors ?

Les actionnaires évidemment. Et quel est le premier d’entre eux, après l’Etat ? BlackRock. Chaque fois que vous faites chauffer vos nouilles, vous versez une quote-part au fonds américain !

Qui d’autre en profite ?

Le tandem Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, récompensés pour leur complicité, pour avoir organisé le pillage. En 2004, dans un GDF encore sous statut public, Cirelli ne percevait « que » 300 000 euros par an. En 2013, il touchait un million d’euros de partie fixe, 892 700 euros de partie variable, plus 100 000 actions.

Dans une République où « démocratie » ne serait pas qu’un mot, devrait se dérouler, aujourd’hui, le grand procès d’Engie. Que soient amenés à la barre, comme témoins ou comme accusés, les acteurs de cette liquidation.

C’est un bien de la nation qui fut livré aux financiers.

On nous a volés, on a volé chaque Français.

On en voit les gagnants et les perdants.

Mais ils veulent désormais une encore plus grosse part du gâteau : nos retraites…

S’agit-il d’un « complot » ? Comme l’explique le sociologue Alain Accardo, « il n’est pas nécessaire que les horloges conspirent pour donner pratiquement la même heure en même temps, il suffit qu’au départ elles aient été mises à l’heure et dotées du même type de mouvement, de sorte qu’en suivant son propre mouvement chacune d’elles s’accordera grosso modo avec toutes les autres. La similitude du mécanisme exclut toute machination. »

Emmanuel Macron, et Jean-François Cirelli, ont suivi la même formation, Science-Po, puis l’Ena, puis le ministère des Finances, puis le pantouflage chez Rothschild pour l’un, BlackRock pour l’autre. Un parcours devenu commun chez notre « élite républicaine ». On ne les compte plus, ces hauts-fonctionnaires qui servent l’Etat pour mieux le piller, ces Gérard Mestrallet (Suez), ces Stéphane Richard (Orange), ces Michel Bon (France Télécom), ces Philippe Jaffré (Elf Aquitaine), ces Jean-Dominique Comolli (SEITA), qui passent au privé avec un morceau de la Nation. Ces Michel Pébereau (BNP), François Villeroy de Galhau (BNP), Eric Lombard (BNP encore), Frédéric Lavenir (BNP toujours), cette BNP-Paribas qui a annexé Bercy. Ces Jean-Jacques Barberis (Amundi), Bruno Bézard (Cathay Private Equity), Thierry Aulagnon (Société générale), qui conseillaient François Hollande, et que cet « adversaire », la Finance, aura su charmer. Le dernier scandale en date, Hugh Bailey, hier « conseiller industrie » au ministère de l’Economie, au moment où Emmanuel Macron cède Alstom au rabais à General Electric, et aujourd’hui quoi ? directeur France de General electric… dont BlackRock est un actionnaire.

Avec toutes ces trahisons, on peut remplir le Bottin mondain, et l’essai de Laurent Mauduit, La Caste, s’apparente à épuisant catalogue. Aussi, l’heure n’est plus à accuser la corruption d’un homme. C’est la corruption d’une classe. C’est la corruption d’un système. Car ces parcours communs forgent une psychologie, une idéologie commune : le marché, c’est mieux que l’Etat. Les services publics, c’est dépassé. Et pour eux, l’intérêt général se confond avec l’intérêt des multinationales, qui sont les nouveaux seigneurs, qu’on doit servir d’abord, qu’on doit contenter, en vassal, avec des « réformes ».

 


« Tant mieux si les Américains investissent en France », j’entends.

Tant mieux, peut-être.

Mais je rappellerai le premier sens d’investir, définition qui date de 1410 : « Mettre en possession d’un fief, entourer avec des troupes, cerner, encercler, assiéger. Investir une place forte (de l’italien investire, entourer avec des troupes un objectif militaire). « 

L’autre définition n’arrive que longtemps après, en 1922 : « employer, placer des capitaux dans une entreprises. »

Dans ses vœux, avec un certain culot, Emmanuel Macron a cité le Conseil national de la résistance, comme pour mieux l’enterrer. Mais que visait ce programme à la Libération ? « L’indépendance à l’égard des puissances d’argent » et « l’indépendance à l’égard des puissances étrangères ». Quand lui nous offre les deux : la dépendance aux puissances d’argent étrangères !

Eh bien, il nous faut résister.
Résister à ces nouveaux seigneurs, résister à leurs complices.

Croit-on, vraiment, que BlackRock et ses relais cherchent avant tout le bien commun ? Le bonheur des retraités français ? Que les travailleuses et travailleurs de ce pays bénéficient d’un repos mérité ?

Le mal qu’ils ont fait à Alstom, qu’ils ont fait à Alcatel, qu’ils ont fait à Arcelor, qu’ils ont fait à Engie, etc. etc. ils vont le faire à nos retraites.

Il faut un sursaut.

Pour que la démocratie ne glisse pas, mollement, veulement, définitivement, vers la ploutocratie. Un sursaut, je dirais, aussi, pour notre indépendance, pour que la France ne se courbe pas devant les dollars, pour que notre pays ouvre un autre chemin, une autre espérance : qu’ « travailler plus pour produire plus pour consommer plus », comme le hamster dans sa roue, on substitue un « les hommes et la planète ont besoin de repos ! »

Cet avenir, ça commence jeudi prochain.
Ce 9 janvier.

Dans la rue avec vos copains, cousins, voisins !

Et d’ici là : meilleurs vœux !
Amour, gloire et beauté !

6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 07:05

     

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         Ce matin  , après une nuit où je me suis sentie  mal à l'aise et angoissée , après un rêve bizarre où je fayotais Ségolène Royal (!!!)  en lui proposant de taper des textes , me chargeant de tout un stock de documents extrêmement lourds (  alors que , dans la réalité , il me semble que j'ai déjà de quoi employer mon temps quarante-huit heures sur vingt-quatre ,des occupations bien plus que je ne saurais en prendre ) je me trouve envahie de joie , sans comprendre pourquoi  ,  en traduisant un paragraphe du nouveau chapitre de Sally Kempton sur Sita ( cette pauvre Sita ,  héroïne du Ramayana , dont le sort me révolte - mais Sally a le chic pour explorer , jusqu'au cœur du mythe ... )

 

   Au niveau ultime , Sita est la qualité de l’amour qui maintient . Elle est la puissance essentiellement féminine de l'étreinte inconditionnelle , incarnée dans l’énergie qui soutient l’ enfant dans le ventre de la mère . La force dynamique de Kali expulse l’enfant hors de ce ventre . Sita est le ventre maternel lui-même .

 

  Eh oui ... ça n'est pas l'emploi du temps en soi-même qui m'est lourd , quelquefois , mais toute la tension que j'y mets et l'angoisse de "l'échec " ( ? ) . En fait , tout est une question de rythme ... et ça n'est pas "moi"qui décide du rythme ...

 

 

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( et voilà pourquoi je ne peux produire des peintures à volonté ; aujourd'hui , ce thème du danseur cosmique joyeux , je le traiterais différemment ... mais ces jours-ci ,  je suis en train de peindre une grande étude d'une branche de noisetier . Ca n'est pas " moi" qui commande !

( et voilà pourquoi je ne peux produire des peintures à volonté ; aujourd'hui , ce thème du danseur cosmique joyeux , je le traiterais différemment ... mais ces jours-ci , je suis en train de peindre une grande étude d'une branche de noisetier . Ca n'est pas " moi" qui commande !

2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 06:00

        

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          Autrefois je prenais des bonnes résolutions , pour le Nouvel An ... S'il y en avait une , ça serait , certes : de perdre un tout petit peu de poids ! pas trop ... Mais l'essentiel , c'est autre chose :  une chose me mettait mal à l'aise , hier soir : c'est mon étroitesse d'esprit , en ce qui concerne certains aspects du monde . Je lisais , dans le blog de Jyoti , une citation de Tchouang-Tseu -  dont l'illustration poétique m'émerveillait tout autant ( http://www.shivajyotis.fr/2019/12/citation-a-mediter.html ) et qui correspondait pile poil à ce qui m'a occupé l'esprit une bonne partie de l'après-midi d'hier,  pendant que je bêchais le jardin .

           Je bêchais , ce que j'adore faire ... tout en ruminant des pensées agacées vis à vis de mon amie G. - oui , cette amie même qui est dans une telle détresse , engagée dans un divorce qui ressemblerait à la Guerre des Roses si son mari ne paraissait pas avoir tous les atouts en main , cette amie , à qui je donne des séances de relaxation au moins deux fois par mois . Amie ? C'est plutôt que je me sens engagée à la soutenir , je ne lui raconte pas trop mes histoires à moi . Agacée ? Oui , parce que cette femme , femme au foyer impuissante et désespérée  , est tellement imprégnée d'une autre culture que la mienne . Ma maman m'a toujours seriné qu'une femme devait être indépendante financièrement ;  ce que ma grand-mère , ayant du abandonner son propre métier d'instit qu'elle adorait  , vers les années 1912 , pour se retrouver femme au foyer , dépendante de son mari , dans une petite ville à l'esprit étriqué ,  lui avait seriné  toute son enfance . Or , mon amie G.  a eu une culture littéralement " orientale" - parents pieds noirs , habitués à avoir des domestiques ..  elle a travaillé quelques années dans sa jeunesse comme secrétaire , je crois , puis a tout lâché pour élever ses enfants ... et n'a jamais envisagé , je crois , même une fois les enfants devenus adultes , de reprendre un métier . Et pourquoi donc l'aurait-elle fait ? son mari gagnait bien sa vie . Culture orientale : on se soumet à son mari , on profite de son argent , mais on râle sans arrêt contre lui - j'avais été étonnée , en regardant des films iraniens , du fait que les femmes de Téhéran avaient la langue si bien pendue . Oh , la langue , elle , ne chôme pas ... Et  voilà ma copine , épouvantée de se dire qu'elle ne pourra jamais vivre avec la pension que son mari veut bien lui concéder ... Ben lui , toutes ces années , il lui offrait son psy , ses psys , son ostéopathe , son yoga , son tai-chi , son coiffeur , ses voyages et ses vacances ...

          Mais là , j'arrête de ruminer , parce que j'entends tellement , tout à coup ,  la voix de ma mère en train de dire ça , sa voix de ronchonneuse acariâtre  - du coup je rigole ( bonjour , maman ! )  et peux me voir en train de râler ; et distancier ... et me dire " Comment est-ce que je peux aider cette nana , en tenant compte de nos différences de culture ? "  L'engager à reprendre un travail me parait la meilleure des choses à faire ... mais là , elle trouve plein d'impossibilités - elle est en mauvaise santé , à son âge personne ne voudra l'engager ( elle n'envisage pas un instant de se mettre à faire des ménages ou à garder des personnes âgées - ce que j'aurais , moi , envisagé dans ce genre de cas ... )

       Revenons aux différences de culture ; je peux bien me voir en train de râler contre cette  malheureuse femme peintre , à mépriser ses nus conventionnels  à l'esthétique commerciale dominante  - mais là , impossible de distancier . Ah , si ! tout à coup ,  je peux avoir une petite ouverture dans les broussailles de l'acrimonie : mon ego , toujours en train de ronchonner  ,  considère  que ses  femmes nues sont beaucoup trop maigres ...  je vois qu'elle se représente , elle , ou son idéal féminin !... et une toute petite gouttelette de compassion tombe alors dans mon cœur . Une minuscule lumière s'y crée , qui éclaire faiblement mon chemin , à peine dessiné dans les broussailles  ...  Ah , ça c'est pas mal ! Me voilà , un tout petit peu , détachée de l'aigreur rancunière ! ...

     Et quand à l 'appréciation esthétique ...  Et si c'était mon dharma , justement , de trouver ses peintures moches ? Mon dharma à moi , que j'accomplis sur cette terre , pendant le temps imparti ..  Comment il dit , Krishna , déjà , dans la Bhagavad Gîta  : " Il vaut mieux accomplir son propre dharma , même médiocre , que de copier celui d'un autre  ... "

 

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Chapitre 2546 : Une citation de Tchouang-Tseu , qui me comble d'aise  ; et mon sentier à peine dessiné , vers l'intelligence
1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 08:32

         

Om Dyauh Shaantir-Antariksham Shaantih
Prthivii Shaantir-Aapah Shaantir-Ossadhayah Shaantih |
Vanaspatayah Shaantir-Vishve-Devaah Shaantir-Brahma Shaantih
Sarvam Shaantih Shaantireva Shaantih Saa Nah Shaantir-Edhi |
Om Shaantih Shaantih Shaantih ||

 


Puisse la paix rayonner dans tout le ciel

Paix dans l’immense espace
Paix sur la Terre et les Eaux ,

Paix aux plantes et aux arbres
Paix à tout l’Univers
Paix au Suprême Brahman
Puisse la paix régner en tout et partout
Que la paix soit en nous

 

 

Remarques  : 1) ce mantra me parait le plus approprié , parce que je suis encore impressionnée par les dernières informations vues sur Arte hier soir . Ce matin , je trouve que j'ai  tellement de chance , de vivre dans cette campagne  paisible - ni en Syrie , ni en Australie . 

2 ) j'ai passé trop de temps à chercher une  interprétation de ce mantra sur YouTube qui me plaise , et n'en ai pas trouvé . Du coup , j'ai piqué cette version sur la Toile  , car je n'ai pas eu le temps de scanner la version de Dîpa ... qui différe légèrement de celle-ci .

 

 

Chapitre 2545 : Bonne Année !
29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 20:37

   

           Hier , j'ai été installer une dizaine de mes peintures pour les installer dans la petite galerie associative gentiment nommée " le Rendez-vous des Artistes " à Uzés . J'arrive en trimbalant un carton ( Philippe était garé en double-file place du Duché ) ;  c'est si petit qu'avec six occupants  le lieu semble grouiller de monde . Je dis bonjour , puis m'entend avec la gérante pour ma place d'accrochage . Accablée par l'horreur des autres œuvres exposées , je suis néanmoins contente de la place que j'ai choisie , le regard des personnes qui auront l'absurde idée de rentrer se dirigera forcément et tout d'abord , me semble-t'il , vers mes petites peintures exposées au fond  ,  bien éclairées , et , on le sait ,  très aérées .

      Pendant que j'accroche , m'occupant agréablement  ( plus haut , non ,  plus bas, un peu à droite , non , ça va pas , je recommence ... ) , j'entends vaguement la conversation des autres personnes : trois hommes ,  excités et admiratifs devant les tableaux ( je n'ai pas bien vu , je ne sais pas si c'est des pastels ,ou des acryliques ? ) d'une femme peintre  ... elle doit mettre des prix à ses œuvres , elle propose quatre cent euros - ils se récrient , mais non , pour des peintures aussi éblouissantes , il faut les mettre à six-cent euros , pour le moins  ... Elle consent ; avec une coquette modestie . Or , j'y ai jeté un coup d’œil , à ces œuvres : des nus féminins , moitié suggérés moitié dévoilés ,  dans un style , ah ! un style ...  terriblement léché  ;  en blanc sur fond noir  ... en outre  , sur certains de ces nus , la dame a l'air d'atteindre des sommets érotiques ...  C'est plutôt bien exécuté , dans un style de zone commerciale -  ils seraient , à mon avis , tout à fait à leur place dans la boutique d'un institut de beauté où je n'aurais pas envie d'aller  , ou  d'un magasin de lingerie érotique  ... Les trois hommes d'âge canonique s'extasient et bourdonnent comme des abeilles  ... L'un des tableaux est déjà presque vendu , parait-il . Misère de misère ... C'est ça les Artistes ? Ben , oui ... je mets des prix aux miens - cinquante euros , quatre-vingt ? on n'a vraiment pas la même échelle de valeurs ... 

        Tu es agacée ,  parce que ce sont des nus féminins ? Euh , oui , un peu - mais non , ça serait des torses masculins ou une rangée de pénis au garde-à-vous , exécutés dans le même style ,  je trouverais ça aussi abominable . Non , finalement ,  c'est la façon de peindre  qui m'insupporte . Un tel poncif ... voyons , je dois réfléchir , qui donc a peint des nus que j'aime bien ? Klimt , c'est pas mal , ces chairs nacrées ...( mais ne me parlez pas des nus de son disciple  Egon Schiele , un fabuleux dessinateur pourtant , mais  son approche de la sexualité parait si terriblement  tourmentée ); et puis , l'école de Fontainebleau , bien entendu . Allez , je vais chercher une petite image ... même s'il ne s'agit pas d'érotisme , là , mais d'une naissance annoncée , si je me souviens bien . Finalement , ça convient bien à cette fin d'année - avec la naissance annoncée de la prochaine ! Belle journée lumineuse à tout le monde !

 

     

 

 

 

Chapitre 2544 : coup de pinceau , et je donne libre cours à mon esprit critique teigneux
29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 04:45

       

 

         Hier après-midi  , j'ai pu , à nouveau , jardiner - même , jusqu'à cinq heures passées ! Tout en arrachant les mottes de chiendent au milieu du massif de rosiers entre la maison et la route , je devais rêver ou rêvasser ... je me suis retrouvée tout à coup en train de penser à Maria , à son accueil toujours incroyablement chaleureux ,  dans sa pièce à l'invraisemblable peinture jaune tournesol  , avec la bûche qui se consumait doucement dans la  cheminée ... et à regretter tellement qu'elle ne soit plus de ce monde . j'ai du baigner dans ce chagrin , de la disparition d'une amie , pendant une bonne heure , tout en tirant sur les touffes opiniâtres  - puis , tout à coup  , une mésange s'est perchée en pépiant dans la haie au dessus de moi ;  et ça m'a un peu remonté le moral . 

    Dans la soirée , avec le bien-être qui consiste à s'asseoir dans un canapé confortable quand on est fatiguée , j'ai regardé , par hasard , un documentaire sur Arte . Je regardais distraitement  ; une image m'a happée : un mineur , à demi allongé sur un genre de machine bizarre , dans une galerie où il n'y avait pas la place de se mettre debout ... je suis claustrophobe , et rien que de regarder les images m'a horrifiée - mais je me sentais vraiment la curiosité de regarder davantage .  J'ai cru , tout d'abord , que la scène se situait au fin fond d'un pays genre Bolivie ou Pérou , où les conditions de vie dans les mines sont abominables -  et je me suis dit que le gars parlait vraiment bien anglais . Puis j'ai compris tout à coup , et c'était un choc ! que c'était un reportage sur les mines de charbon en Virginie du Sud . Aux Etats-Unis , mais oui ! il y a des gens qui vivent comme ça ...   C'était , en fait , exactement les mêmes scènes , le même genre de personnes , le même genre de vie ,  qu'on voit dans Voyage au Bout de l'Enfer , de Cimino . Seulement , le film date , si je me souviens bien , des années soixante ou soixante-dix ... Eh ben , cinquante ans plus tard , on dirait que rien n'a changé . Rien ,rien , rien .... Si ce n'est que ces gens , maintenant , c'est l'électorat de Trump . Comment pourrait-on dire , en l'ayant vu , que les électeurs de Trump sont des cons ?

     Un reportage hyper bien fait ; sensible , ouvert ,  intelligent , sobre , pas sentimental ,  pas misérabiliste , sans préjugés ... Il  filme , et donne la parole , à  quelques  personnes : une famille de mineurs ;  un groupe religieux chrétien aux pratiques étranges ; le shérif d'un village en détresse  ; une femme , seule - une écologiste . 

    Un reportage terrible . Il se termine , ou presque , sur la même scène que le film de Cimino , les mineurs qui vont chasser dans la forêt , avec leurs fusils hyper perfectionnés ... Seulement , la forêt est , à mon goût ,encore plus belle que celle de Cimino - des arbres immenses , hauts comme des colonnes , un sous-bois magnifique , doucement ondulé ,  recouvert jusqu'au bout du regard d'un tapis de feuilles mortes  ... Mais  , dans ce reportage , les deux chasseurs ne semblent pas avoir envie , comme Robert De Niro dans le film , de détourner leurs fusils du gibier .

     Misère de misère . Si vous êtes , comme moi , accro du film de Cimino ; ou alors , si vous ne l'êtes pas ; ou si même vous ne l'avez jamais vu  ... Regardez ce reportage  . C'est pas tout le temps qu'il y a des émissions de cette qualité ... Mais , pour vous remonter le moral après , que dire ? Moi , j'ai du méditer longuement pour me remettre d'applomb ; la seule chose qui me consolait  , quand je me suis réveillée tout à l'heure , vers les quatre heures , le coeur de traviole en y repensant  , c'était de me raccrocher aux croyances indiennes , avec leur certitude de réincarnation ...

      Ensuite , la méditation m'a rendu la paix , sans recours à la moindre croyance  - mon univers , présentement , n'est pas l'univers de ces gars-là ; mon chemin de vie n'est pas le leur ; ils ont fait des choix , également ;  et en tout cas , je n'ai pas le moindre rôle à jouer dans leur vie à eux . Donc , je peux en parler paisiblement ...

https://www.arte.tv/fr/videos/075788-000-A/au-coeur-de-l-amerique-du-charbon/

 

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Mais quelle chance on a , de pouvoir regarder le ciel !

Mais quelle chance on a , de pouvoir regarder le ciel !

26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 08:12

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      Deux minutes avant , c'était beaucoup plus théâtral encore  - des ors , bien entendu , puis , des rouges profonds et carminés  ... mais mon appareil photo rend mal les rouges , il les fait trop tirer vers l'orange et les couleurs chaudes ;  et je ne suis pas arrivée à rendre les couleurs que je voyais , même en trafiquant la photo avec " photofiltre "  -  et j'ai donc pris d'autres photos , un peu plus vers l'Est et les peupliers d'un des voisins ,  où les couleurs étaient davantage pastel -  en espérant que les roses seraient plus proches de ma propre vision  . C'est pas encore tout à fait ça - pour de vrai , les couleurs sont un poil plus froides ...  mais , bon ...

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Chapitre 2542 : Joyeux lendemain de Noël !  le ciel à l'Est , 8h09
25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 06:23

 

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JOYEUX NOËL !

 

                                   

 

Noël , fête du renouveau de la lumière - bonheur de l'apparition de la lumière , bonheur du contraste de la lumière et de l'ombre , et donc aussi forcément bonheur de l'ombre ... La lumière ,  qui , pas plus que Dieu n'a de religion ,  n'a pas de pays . Ici , ces femmes allument des lumières à Sri Rangam , dans un temple de Vishnu si je me souviens bien

Noël , fête du renouveau de la lumière - bonheur de l'apparition de la lumière , bonheur du contraste de la lumière et de l'ombre , et donc aussi forcément bonheur de l'ombre ... La lumière , qui , pas plus que Dieu n'a de religion , n'a pas de pays . Ici , ces femmes allument des lumières à Sri Rangam , dans un temple de Vishnu si je me souviens bien