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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 09:31

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       " La jambe me fait mal .... " ; c'est  un Noël provençal traditionnel , que j'aime d'autant plus que , le fredonnant il y a longtemps , devant ma Tata Lili déjà paralysée , elle m'avait dit , toute contente , que sa maman le chantait quand elle -même , Lili , était petite ...

      La jambe me fait mal ... j'ai eu , ces dernières années , souvent mal au genou ( gauche ) . Rien de vraiment handicapant - je me disais que c'était le poids de l'âge , qui commençait à se faire sentir ...

         Or , hier , je cherchais, parce que je voulais l'envoyer à une amie qui a terriblement mal au genou , un article de Michel Odoul concernant le mal au genou . Je n'ai pas trouvé l'article , mais un autre , plus fourni et fort intéressant . Que je lui ai envoyé - pour me dire tout aussitôt que c'était pas forcément adapté , parce que la connaissance mentale ( en lisant cet article ) ne remplacera jamais le travail intérieur qui fait venir au grand jour le remède , la blessure intérieure psychologique d'autrefois qui ne s'exprime ensuite ,  dans l'âge adulte , que par ce mal au genou . Ou  mal ailleurs .

 Je n'ai plus mal au genou , actuellement ...

Et je me régale , depuis un bon mois que ça dure , je me régale , à descendre l'escalier à toute vitesse ... et à le monter , un peu moins vite .

 Mais comment ?  Eh ben non , pas d'opération  bien entendu , ni de médocs , ni d' anti-inflammatoires , ni d'acupuncture , ni de kiné -  ni même d'homéopathie ... et je n'ai même pas perdu de poids ( hélas ! je le sais , qu'il le faudrait bien ... )

      Voilà comment ça s'est passé : il y a plusieurs mois , j'avais fait , avec ma formatrice en Rêve-Lumière , un rêve accompagné . Je ne me souviens plus , dans l'instant , quelle était mon intention originelle avant de commencer ce rêve - peut-être était-ce de guérir mon genou , mais je n'en suis pas du tout certaine . Le faisant , étaient montés les souvenirs , et  l'émotion ,  d'une blessure fort ancienne ... qui n'avait , certes , rien à voir avec la zone du genou .  En tout cas , je me souviens parfaitement que , juste après , j'avais constaté , avec étonnement , que la zone de mon sternum et du dessus de ma cage thoracique était source de sensations inhabituelles et agréables , que je sentais cette zone vivante , et que je prenais un plaisir incroyable à faire la posture du pont - qui étire toute cette zone de  la cage thoracique . Posture qui , pendant toutes ces années de yoga , tenait pour moi du pensum absolu ....

   Si bien que j'ai intégré cette posture dans ma série de postures de yoga du matin . Oh , pas longtemps , quelques respirations à peine .

    Or , un autre effet de cette posture est qu'elle étire la zone de l'aine , et , en sus ,renforce les  muscles  qui sont  sur le dessus de la cuisse , entre l'articulation de la hanche et le dessus du genou .

    Et puis , je ne sais pourquoi , cet été , j'ai eu envie d'introduire , en plus , dans ma série , la posture de l'arc . Qui doit renforcer un peu les mêmes muscles ,et étirer les mêmes zones ... mais en appui sur les abdos , là .

     Oh , pas longtemps ... Mais tout de même , depuis six mois , quelques minutes par jour ...

         Et voilà que , depuis un mois , je me rends compte , avec étonnement , et plaisir ,que je n'ai plus mal au genou gauche en descendant l'escalier  .. et voilà comment , d'une blessure ancienne du cœur ,   le mal au genou est guéri ...

    Si je vous raconte cette histoire , ça n'est pas pour que vous vous disiez en haussant les épaules : oh , cette Françoise , quelle chance elle a ...  Mais peut-être , si c'est dans vos possibilités , que ça vous donnera envie de faire un  chemin pour chercher ce qui veut s'exprimer , quand vous avez mal quelque part . Ca n'est pas forcément que vous n'aurez plus mal nulle part , ni plus du tout d'ennuis de santé , ni plus besoin de médicaments ni de toubib ... Et je sais aussi que certaines maladies résistent à tout chemin de guérison de ce type .  Mais , tout de même , ça rend la vie intéressante ,  d'aider des parties de vous-même à se manifester au grand  jour - parce que , sans ça , on va forcément rester incomplet , non ?

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 06:40

 

 

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Chapitre 2540 :  Grande Misère de l'Art contemporain aux Baux-de-Provence

 

 

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           Chaque hiver où c'est dans nos possibilités , par temps de mistral , nous allons faire une grande sortie  aux Baux . Pourquoi l'hiver ? c'est qu'il y a beaucoup moins de touristes ... Juste des gens de la région . Pourquoi par temps de mistral ? parce que pour moi , les Baux en hiver , c'est la quintessence du mistral . Par temps de mistral ,  de ce nid d'aigle , ce vaisseau de pierre qui fend triomphalement  les vagues des oliviers et des vignes  en contrebas ,  on jouit de la lumière de tout le paysage , rayonnant , éblouissant de lumière acérée -  jusqu'à la mer étincelante au loin .  Dans la roche même , sculptée et ajourée et découpée ,   le mistral s'est incarné , depuis des siècles et des siècles  ...

           Je connais les Baux depuis bientôt cinquante ans ; quand j'habitais Avignon , je prenais mon vélo et mes affaires de dessin pour aller y dessiner les falaises près des carrières , les rochers aux formes fantastiques et abruptes , la plaine avec les oliviers ... Bref , les Baux , c'est un sanctuaire , un pélerinage .

          Oups ! j'ai balayé d'un léger revers de main la réticence de Philippe , qui adore cet endroit aussi ( un Dimanche , et le début des vacances de Noël ...  tu ne crois pas qu'il va y avoir du monde ? ) et nous sommes partis . Faut dire , je veux acheter un santon , comme chaque année , donc je préfère y aller avant Noël ...  Une petite balade d'abord , en bas , dans les olivettes ,  pour aérer Hermione après le long trajet  ... Nous arrivons sur le site -  il est midi . Euh ...  je dois constater , bourrelée de remords ( ou presque ) , que mon cher et tendre avait raison : il y a , effectivement ,  du monde . Nous nous garons assez loin , Phil  d'une humeur abominable - il déteste la foule , je le sais parfaitement - Hermione , gaie et gambadante ,  comme toujours ...  Mais c'est vrai , que de monde ! et que de petits commerces plus ou moins artistiques , plus ou moins artisanaux   , de plus en plus ,  chaque année ... je ne garantirais vraiment  pas que les poteries soi-disant  made in Provence  sont faites sur place , pas plus que les savons , ni même la lavande ... Beaucoup de choses , il me semble , si elles ne sont pas venues par avion , ont fait quelques centaines de kilométres avant d'arriver ici . Des marchandises ...  Par contre , les santons , eux , sont bien provençaux . Je prends mon temps pour choisir ; adopte une vieille avec son âne , et une brebis . Je suis , provisoirement , ruinée , bien sur . Mais , bon , un santon par an ... et puis , les restaus sont pleins , donc on économise le repas !

          Je rentre , par curiosité , dans une galerie ; suis déçue par les oeuvres , agréablement colorées mais très commerciales ; puis me fait happer par le galériste qui m'annonce avec fierté que l'artiste a vendu cinquante oeuvres à sa dernière expo ( il doit vraiment s'ennuyer , le pauvre homme - il devrait lui être évident que moi , avec mon jean dont le bas commence à perdre son ourlet , mes chaussures de marche , mon pull troué , je ne vais pas lui acheter la moindre toile ... )

      Puis , nous arrivons sur le plateau , en éperon au dessus de la Crau . Malheur ! Il est parsemé , jusqu'à la proue ,  d'aberrantes sculptures : de grandes plaques colorées , au moins deux mètres cinquante de haut , en ferraille ou en contreplaqué , je ne sais ...  représentant des silhouettes de femmes aux seins agressifs -  en train de danser , peut-être ? ou en tout cas , de se tortiller , sur fond de  silhouettes de bananier ... C'est une exposition . De  l'Art Contemporain . Je suis horrifiée ... L'Art Contemporain , avec les facilités techniques offertes maintenant aux sculpteurs , qu'ils travaillent à la tronçonneuse ou à la disqueuse ,  leur permet de faire grand ; et tant plus que leur ego est grand , tant plus que la sculpture est grande ... Ces sculptures sont plutôt gaies -  mais saperlipopette ,  pourquoi les installer là , où elles gâchent la beauté du site ?

        C'est tout simple : ce gars là , ( et/ou la mairie des Baux , je ne veux pas le savoir ... ) s'est servi des Baux comme faire-valoir pour ses sculptures .

      Quelle horreur . Et quel gros ego ... C'est bien simple : je ne vais même pas retenir son nom . Ben , mince alors ! Imposer dans notre lieu de pélerinage cette esthétique de Mac Do ....  sur le plateau , en plus ! où la roche est habituellement toute nue , simple et plate ... J'ai envie de hurler comme un loup , d'indignation !

     Et puis ,  quelle différence avec l'humilité d'un Soulages , ( oui , je sais , on parle beaucoup de Soulage en ce moment ) qui a mis  , dans ses merveilleux vitraux  , son talent au service  de Conques ...

 

 

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Chapitre 2540 :  Grande Misère de l'Art contemporain aux Baux-de-Provence
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 07:58

 

La citation de Swami Ramdas que je découvre ce matin :

 

                “Many people think that we are doing everything by our own will and strength. This is utterly false. It is the Divine grace alone, it is the Divine power alone, that is responsible for our doing anything

  Beaucoup de gens pensent que nous accomplissons tout par notre propre volonté et notre propre force . Ceci est absolument faux . C'est la grâce Divine elle-même , c'est la puissance Divine seule , qui est responsable de quoi que ce soit que nous fassions .

 

    Quel repos ...

   Et c'est une affirmation qui me parait évidente . D'où vient que nous prenons telle ou telle décision ? c'est mon choix , disons-nous . Certes ... Mais d'où vient ce choix ? nous pesons , peut-être , avant de le faire , le pour , le contre , dans un sens , dans l'autre .. mais la décision finale , à l'instant où elle surgit - d'où vient-elle ? de quel vide émerge-t-elle ? de quelle profondeur ?  de quel mystère ? 

  ( Alan Watts dit tout ça bien mieux que moi , mais je ne me souviens plus dans lequel de ses bouquins )

   La suite logique de notre raisonnement , c'est de se demander - avec indignation éventuellement - pourquoi on appellerait cette profondeur " Divine " -  d'où viennent alors le " mal " ; et les choses " mauvaises ". De la grâce Divine aussi ? La philosophie indienne est cohérente , qui considère que tout ce monde illusoire est le Jeu Divin , la Lila ... et que nous avons à y jouer notre rôle , sans nous identifier à notre personnage .

    Mais ça , alors , ce n'est que des spéculations , me direz-vous . Des croyances .  Oui , seulement ...  voyez la vie de Swami Ramdas  , et d'autres sages , qui témoignent , qui ont témoigné , par leur bonheur , de l'efficacité concrète  de ces " spéculations " ...

        Et moi dans tout ça ? je n'aime pas les croyances ou les affirmations péremptoires ,  et je fais la chasse aux miennes ; mais , cette croyance là , je la trouve opérationnelle pour atteindre le bonheur -  en ce qui concerne les humains -  parce que nos émotions , et même plus quelquefois - ce que nous appelons  " nous " , voyageons ,  d'une vie à l'autre . Ou encore , parce que tout ce paquet d'émotions , ne fait que passer dans nos têtes et nos cœurs ; et ce qui reste , c'est la profondeur ...  devant laquelle toute parole cesse .

        Mais , tout de même , les chiens - ah , les chiens qui prennent des coups sans raison ? et les animaux de laboratoire ? là , je ne sais plus ; et je n'aime pas ce qui se passe ... et  les animaux en général , pour lesquels  nous , les humains , avons fait de notre monde leur enfer ... ?  peut-être , s'ils ont des émotions et ça je le sais , n'ont-ils pas ce sentiment de l'ego qui s'abat sur nos épaules en plus de la souffrance éventuelle , et nous pèse tant à nous , les humains . Ils souffrent , ou sont dans le bien-être -  et c'est tout ?

 

 

 

Chapitre 2539 : de la nuit des temps
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 05:45

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          Ma maman , après la mort de mon père - en 88 , je crois - parlait , parlait ,  parlait sans cesse et sans limites . Je  lui dois , j'en suis sure ,  en partie , le fait que j'ai toujours envie d'écrire , d'écrire et d'écrire encore , dans ce blog , depuis bientôt treize ans ... Elle parlait , j'écris ... oui mais l'écrit , on le prend quand on veut , on le jette quand on veut , et personne n'en souffre .

       ( Miséricorde ! je viens d'avoir un accès de compassion , et ça n'est pas le tout premier  , pour l'ex-futur-mari de ma copine ,  cet être démoniaque d'après elle ; il était , depuis la mort de leur fils il y a trois ans , livré au flux de paroles déchirant de cette mère déchirée  ; et la culture pied-noir de ma copine fait que , question flux de parole , elle se pose un peu là  ... J'ai déjà dit que pour moi , le fait qu'il ait une " maîtresse " - quel mot bizarre , un poil démodé -  ne me semblait pas du tout un crime . Mais il semble bien qu'il n'ait pas de limites , actuellement , dans son désir de la déposséder de la totalité de l'argent " commun" . Ce qui , par contre ,  ne me semble pas très correct  ... et là , de toutes façons , ça regardera la justice et pas moi ... )

        Eh bien .. me voilà , une fois de plus , en train de regarder chaque camp de cette nouvelle Guerre des Rose * avec compassion - un peu interloquée ...

(* vous avez vu le film ? il repasse de temps à autres à la télévision .  Je l'adorais ... )

 

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J'ai toujours vu cette peinture comme un portrait de ma maman , quand elle était petite . Pourquoi avait-elle à voir avec le fait de franchir les limites ? je ne sais ... mais je sais qu'elle dépassait et piétinait sans cesse les limites de mon moi d' enfant ; et de mes soeurs , certainement aussi  .

J'ai toujours vu cette peinture comme un portrait de ma maman , quand elle était petite . Pourquoi avait-elle à voir avec le fait de franchir les limites ? je ne sais ... mais je sais qu'elle dépassait et piétinait sans cesse les limites de mon moi d' enfant ; et de mes soeurs , certainement aussi .

20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 10:30

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          C'est vrai , avec certaines personnes  ( ma mère autrefois , et d'autres femmes ou jeunes filles de l'enfance - mais n'est-ce pas le propre d'un enfant  d'absorber les paroles des adultes , ou supposés tels , et de gommer ce qu'il ou elle sent , pour adopter leurs façons de voir et leur grille de pensée  ?  en tout cas , c'est  G. maintenant que j'écoute ) j'ouvre grand mes esgourdes ; et j'écoute , j'écoute , j'écoute ; et j'absorbe , j'absorbe , j'absorbe ... Je me souviens qu'il y a une vingtaine d'années , ça avait été une énorme affaire pour moi d'oser interrompre le monologue de ma maman . On était , je me souviens , dans ma voiture  - et j'avais pu lui dire que j'avais besoin de silence . Ah , mais non - je me souviens , plus précisément , que je lui avais légèrement menti : je lui avais dit que j'avais besoin de silence pour me concentrer sur la conduite .... et ceci dit , il m'avait fallu des séances et des séances de psychothérapie , individuelle et en groupe , pour réussir à lui dire ça - tant j'avais peur - de la blesser ? j'imagine ; c'était après la mort de mon père  .  Et maman avait , terriblement , inlassablement , besoin de parler ... La Tata Lili , sa sœur ,était déjà paralysée - donc , ça devait être dans les années 90 ... Maman était une rivière de paroles , qui coulait ininterrompue et fluide ,  régulièrement malgré l'anxiété sous-jacente .

        Je ne sais si c'est l'effet de la traduction que je fais en ce moment du chapitre sur " Chinnamasta " de Sally Kempton ,( il faudra que je vous trouve une jolie représentation de Chinnamasta , et que je vous en parle un peu davantage ) -  mais l'envie de me donner le droit de ne pas écouter ,  est montée . En tout cas , hier , j'ai dit , au bon moment , même si c'était peut-être un peu abrupt  , à mon amie G , que je n'avais pas du tout envie d'entendre les détails de ce qu'elle pense , ou de ce que pense sa psy , sur le couple ( diabolique ? infernal ?  ) formé par son mari , et la maîtresse dudit , et les détails de leurs agissements . Je n'avais jamais osé ( elle qui vit une situation tellement difficile ) lui dire ça avant ... 

          Et j'ai été vraiment contente , ensuite , de l'avoir fait ; de ce fait , je suis restée dans la bonne énergie de la méditation que nous venions de partager ( plutôt relaxation , pour elle ; car elle reste allongée ) et que j'avais eu grand plaisir à guider .

         Par contre , je lui ai téléphoné le soir même pour lui donner des infos , que je venais d'entendre à " 28 minutes" , sur  l'application app-elles , qui a l'air réellement utile  pour les femmes victimes de toutes violences , conjugales  ou pas , physiques ou psychologiques . La créatrice de cette application est une africaine , une femme vraiment super ; l' application peut se porter comme un bracelet de couleur gaie ; ou se charger sur un téléphone  . En appuyant dessus , la personne qui le porte , si elle est en situation difficile , peut prévenir trois de ses copines , qui entendront ainsi et enregistreront la conversation sur leurs mobiles , et elles auront la localisation de la scène par GPS . Le fait que ça  soit les copines qui soient ainsi prévenues , et pas la police , semble avoir été important pour G . Je n'arrive pas à comprendre si elle a , ou non , vraiment essayé de déposer une main courante ( et la police de son village lui aurait dit qu'il y a des centaines de femmes en instance de divorce qui veulent déposer une main courante , donc que ça n'est pas la peine d'essayer ???? ) ou s'en est tenue à l'intention , ou à ce que d'autres personnes lui disaient ???? 

    https://www.app-elles.fr/

   

             La femme du dessin , elle , porte un pull violet ... ce n'est pas , ou ce n'est plus , moi . A t'elle à voir avec mon amie G ? avec d'autres femmes que je connais ? Oui , aussi ...

 

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Chapitre 2537 : Toute ouie , et l'application app-elles
15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 17:03

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        J'ai bien travaillé aujourd'hui ! j'ai taillé la glycine , debout sur le grand escabeau - bien stable , le grand escabeau ;  je me suis sentie en sécurité , bien davantage que sur le petit qui n'est pas plus grand que moi  , mais qui est toujours un peu branlant  -  et nettoyé , ensuite , dessous  , toutes les branches et branchettes  que j'avais fait tomber ; taillé le pommier devant la maison  qui pousse de travers c'est ma faute parce que j'ai enlevé le tuteur trop tôt , mais ses pommes sont excellentes , puis j'ai pansé les cicatrices avec du goudron ; taillé un des rosiers anglais . Et enfin , terminé cette aquarelle ( je ne vous ai pas montré ce que j'ai fait à l'huile , au fait . J'ai pu constater , premièrement , que mes tubes de peinture à l'huile étaient encore opérationnels au bout de douze ans ; deuxièmement , que je ne peignais pas mieux qu'autrefois , ma grande étude de chrysanthèmes n'est pas terrible ; troisièmement , que je ne peignais pas plus mal qu'autrefois : ma grande étude de chrysanthèmes est , en toute modestie , pas mal du tout . En tout cas , ça m'a fait grand plaisir de les peindre , ces chrysanthèmes  ...  )

         Mais , hier , j'ai eu envie de retourner un peu à l'aquarelle . Chouette ! Je peux faire les deux !   La peinture s'appelle " chat magique " ; mais j'aurais pu l'intituler : " la liberté de rêver ... "

 

 

 

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Chapitre 2536 : Chat magique
15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 05:13

        

      ... C'était le début du haïku que je vous citais hier . La joie avait été complète quand Baptiste était revenu d'une balade nocturne , miaulant qu'il avait faim et devait se réalimenter d'urgence  ...

 

          Du coup j' ai écrit , moi aussi , un petit poème court :

 

                               le gros chat rentre mouillé

                                        il supporte

                                                   que je l'embrasse

 

            ( Baptiste , dés qu'il a fait froid , il y a deux ou trois semaines ,  a commencé à se suralimenter avec sérieux - en prévision , m'a t-il dit , de l'hiver , qu'il sentait devoir être rude  . Il tend , de mieux en mieux , vers la forme sphérique - mais , attention ! toujours sportif !  s'enlevant avec légèreté pour sauter sur le plan de travail de la cuisine au cas où il resterait de la crème dans le petit bol ,   s'aventurant à l'extérieur par tous les temps ...   Dieu merci , ses dimensions ne l'empêchent pas de passer (  encore? )  par la chattière ... Et c'est toujours un bonheur de le prendre dans ses bras , mon chat tout rond ! ) 

        Ce matin , réveil seulement à cinq heures .  J'ai bien dormi , mais me sens fatiguée , triste , encore - mais surtout fatiguée ... Je vais m'allonger dans le salon , j'allume une petite bougie devant les deux portraits de maîtres spirituels sur la cheminée , de personnes pleines d'amour ... Je repense à la journée d'hier . J'ai accompagné G. à un concert de chant de Noël ( euh , c'était une chorale d'amateurs , et je n'ai pas partagé son total enthousiasme ; sauf que , comme elle , je me sens vraiment bien dans la chapelle où le concert a lieu ) . Puis , je lui ai proposé une tisane à la maison - mais c'était un combat épuisant contre sa déprime et sa peur . Dieu , quelle fatigue ! A chaque  pensée un chouïa positive qui pouvait me venir , concernant sa situation ,  elle trouvait un argument pour la combattre . C'était vraiment mental contre mental . C'est probablement ce qu'il faut que j'évite avec elle , me contentant de lui proposer des relaxations , ou un travail avec la lumière intérieure . 

          Du coup , je n'ai pas eu le courage , le soir , d'aller à un autre concert de Noël , qui aurait certainement été bien meilleur ... et je suis restée à traîner devant la télé . Ah , oui , mais par contre , j'ai pu échanger un bon moment au téléphone avec une autre amie , qui partage , elle aussi , ce " chemin spirituel " qui m'est cher ; coup de téléphone  inhabituel , car , d'ordinaire , je n'aime guère lui téléphoner , tant elle a l'air accablée par toutes sortes de douleurs et malheurs , elle aussi .

          Sous le regard plein d'affection et d'indulgence de Neem Karoli Baba et de Jillelamudi Amma  , je sens petit à petit  l'amour , ou la lumière , qui revivifient   - tout à fait  comme quand on démarre un feu dans la cheminée  : une petite flamme au début , ça met quelquefois du temps à prendre ...    -    ... toute cette zone du cœur , du milieu de la poitrine , est à nouveau vivante et pétillante .

                                La fatigue est partie .

                              Mais je sens vraiment qu'il faut que je reste concentrée sur cette zone du centre de la poitrine - du chakra du cœur ... Instant après instant ... 

  

14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 03:17

           Je me réveille , sans comprendre qu'on est encore au milieu de la nuit tant elle est claire .. L'impression que tout le centre de ma poitrine est enserré dans une gangue de tristesse - un véritable faisceau de tendons , épais , élastique , résistant ,  de fils quasi organiques , de déprime et de cafard ... 

            Je m'assieds un bon moment sur le canapé , confortablement mais le dos droit - sans laisser tourner les pensées dépressives , mais  me contentant de rester avec la sensation ; tout en cherchant vaguement ce qui , dans ma journée passée à Avignon , a pu occasionner une telle tristesse , et ne le trouvant que trop ... Peut-être seulement tout le regret du temps où la maison d'Avignon était pleine de monde , où mon amie  était jeune et gaie , où tous les gens que je connaissais étaient jeunes et - de ce fait , forcément - pleins d'espoir parce que la vie était à venir ...

          Bah ! Je suis certaine qu'on doit pouvoir vieillir gaiement . D'instant en instant .  Même  en attendant la mort . Et même si je ne ressens rien de tel en cet instant . Du coup  , je me lève , car je me souviens que je voulais vous copier un peu de la préface des Editions Moundarren à l'édition des Haïkus d'hiver ; préface que j'ai trouvée d'une beauté incroyable , l'autre jour : 

           [...]  Mais n'est-ce pas là la prodigieuse vertu de la poésie et de l'expérience poétique de faire fi du temps et même de l'espace ? Quand le passage du temps n'est plus vécu comme linéarité mais comme profondeur , là réside l'extraordinaire compréhension du monde . [ ici une citation de Yang Wan li (1127-1206  ) , poète , qui , lui , n'est pas japonais mais chinois  et au fait les poèmes de Yang Wan li , toujours aux éditions Moundarren , sont super chouettes aussi  ]  . C'est ce printemps poétique au cœur de l'hiver , ce feu au cœur de la neige , qui animent les poèmes rassemblés dans cet ouvrage . L'hiver ,c 'est à dire le givre sur lequel la canne dessine le mont Fuji , la pluie dont le bruit sur un parapluie s'arrête chez le voisin , la neige qui rend le chant du coq plus lointain , la fin de l'année en ce monde flottant . Cette année , oui même cette année , tourne à sa fin .

                  réclusion hivernale

                             de nouveau je m'adosse

                                             au pilier

écrit Basho . En hiver plus qu'en toute autre saison , nous sommes conviés à avoir le talent de saisir le merveilleux au cœur de l'ordinaire .                                

                                      Moundarren , Hiver 1990

       

     C'est surtout cette dernière phrase que je trouve magique . " En hiver , plus qu'en toute autre saison , nous sommes conviés à avoir le talent de saisir le merveilleux au cœur de l'ordinaire ."

       Allez ,  je retourne sur le canapé - je vous laisse , j'ai rendez-vous avec mon cœur ...

 

 

 

                                    se réveiller vivant en ce monde ,

                                                                                 quelle joie !

                                                                                         la pluie d'hiver

                                                            Shoha ( ? - 1771 )

  

12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:29

           

              Ouh là que ça fait mal ! Je m'étais inscrite à deux chorales différentes cet automne , je dois vous l'avoir dit . Mais , avec le rhume il y a un mois , notre balade à Paris , etc ... j'ai loupé pas moins de  trois répétitions de l'une d'entre elles , sans compter un concert , la semaine dernière , pour lequel je ne connaissais pas encore assez le répertoire , que le choeur a  travaillé l'année passée et celles d'avant  .  Or , j'avais reçu récemment un mail de la personne qui s'occupe du "pupitre" des altos , signalant trois répétitions supplémentaires pour les concerts de Noël ... Et je n'ai aucune envie de me stresser pour y participer . Donc , et malgré le plaisir que j'avais à chanter avec cette chorale , je viens d'envoyer un petit mot pour dire que j'abandonne . Ce qui est nettement plus raisonnable : je sens que plusieurs personnes ici peuvent avoir besoin de moi - sans compter que , dans ma vie , le yoga et le chant méditatif seule ou accompagnée , la peinture  , sont toujours et bien plutôt mes axes essentiels . Mais , ouh là ! que ça me rend triste , en cet instant ,  de quitter -  moi qui préfère toujours , d'ordinaire , laisser les choses s'effilocher ....

 

 

Bien entendu ( je ne  joue plus de piano !) la phrase était à prendre autant au sens figuré qu'au sens propre ...

Bien entendu ( je ne joue plus de piano !) la phrase était à prendre autant au sens figuré qu'au sens propre ...

11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 05:13

      Je me suis réveillée en chantant dans ma tête une phrase d'un mantra de plusieurs vers  , que Dîpa nous fait psalmodier en fin de session , et qu'Hélène et moi avons psalmodié Samedi dernier ensemble :

       madhvir gavo bhavantu nah

       Je m'étais endormie en colère contre Philippe , et contre moi . Contre moi d'abord : les deux premiers soirs où G. est venue dormir à la maison , G. et moi avons occupé le salon - devant la cheminée , regardant chaque fois un film à la télévision ; films que nous avions envie de regarder , d'ailleurs , mais pas Philippe . Mais après , il m'a dit à quel point il trouvait désagréable de voir ma copine vautrée sur le canapé , à sa place , c'est à dire la place où lui s'assied habituellement . Comme il est toujours fatigué et cardiaque , je fais attention à le ménager ...

         Pourtant , la copine est extrêmement discrète : sa chambre est en bas ( nous avons l'étage pour nous deux ) , et elle part bien avant l'aube chaque matin sans le moindre bruit , reprenant sa voiture pour aller chez elle -  promener et nourrir son chien resté à la maison , dont son mari ne s'occupe plus du tout . Je le connais ,ce chien ,d 'ailleurs , il est gentil comme tout  ... Même avec le dressage terrible et sadique ( m'a t-il semblé . Mais je ne dresse pas de chien pour les concours . )  que le mari lui a fait subir pour qu'il devienne un chien féroce ... diplômes d'excellence à l'appui ! 

         Le soir suivant , G n'est pas venue ; elle est venue le soir d'après . Nous avons bavardé devant une tisane , dans la cuisine du haut ; j'étais fatiguée , et j'ai voulu me coucher tôt . En fait , c'était parce que je n'arrivais à me dégager de ses émotions à elle , qui me rendaient terriblement triste et anxieuse .

        Encore une soirée vacances ,  sans elle ... elle arrivait à la maison , le soir , épuisée , déprimée , défaite ,  quand elle avait passé la nuit chez elle . La seule soirée où je l'ai vu gaie , paisible , comme avant ... ( comme avant la mort de leur fils . Comme avant toute cette horrible histoire de divorce ... ) - ça a été la fois où elle avait dormi chez nous , la veille .  Deux nuits consécutives ... Autrement , elle m'avait confié passer une partie de la nuit dans sa voiture avant d'oser rentrer chez elle ... Le mari la fait suivre , pensant qu'elle a un amant - etc ... .

    Ce  Lundi matin , au réveil , moi j'avais vraiment compris comment me dégager de ce que sa présence , et ses difficultés actuelles , pouvaient avoir de vampirisant  - en lui proposant une méditation le soir , au lieu de discuter sans fin , tournant en rond . Je le lui ai dit au téléphone , et elle m'a répondu tout de suite  " je n'ai pas osé te le proposer , j'attendais que tu le fasses ! " .

       Seulement , voilà ... ce même Lundi matin , Philippe , à qui je demandais ( pour la forme !)  si G. pouvait dormir une autre nuit à la maison sans que cela le gêne ,  a dit : "d'accord , mais c'est terminé , ensuite " . Allons bon ! J'étais persuadée que , puisque j'arriverais à rendre la présence de ma copine hyper légère ,  pour lui, ainsi que je me l'imaginais ,  comme pour moi , il n'allait plus s'en préoccuper ni s'en sentir mal . Lundi soir , elle arrive , le visage défait , et tellement fatiguée  - je propose alors de commencer tout de suite une méditation .

           Or , pendant cette méditation ,  dans la pénombre douce de la pièce de yoga , avec juste deux bougies éclairant les petites photos des maîtres spirituels qui me soutiennent , -  une méditation assise  dans le style qui se pratiquait à l 'ashram d'Arnaud Desjardins : en se concentrant sur la respiration , notamment abdominale   ... - je me suis sentie tellement bien , que je n'arrivais plus à en sortir , elle a duré assez longtemps .  Ensuite , je suis sortie de la pièce ; j'ai fait une tisane dans la cuisine du bas , suggérant à ma copine,  à moitié endormie , de sortir doucement de méditation  ; j'ai bu ma tisane , lentement  , lui ai laissé la sienne - et suis partie me coucher . Le lendemain ,  Mardi matin , elle est partie à l'aube encore . Je  lui ai envoyé un petit mail , suis partie à Uzés un peu plus tard . Elle m'a répondu , la pauvrette , en me remerciant avec effusion de l'accueil et du fait d'avoir bien dormi .. Enfin .

          Au retour , qu'est-ce que je vois ? Le Philippe  , gai et énergique , avait complètement défait les draps dans la chambre d'amis , les fenêtres grandes ouvertes , la chambre glaciale , et , certes , bien aérée  ... " son parfum se sentait partout " . C'est vrai : ma copine met trop de parfum en général , et Philippe , je l'ai toujours connu détestant certains parfums du commerce ,si élaborés qu'ils puissent être  ;  puis , dans sa détresse , elle s'est mise à fumer , et ça se sent aussi ... Mais j'aurais tellement voulu lui proposer un accueil ouvert dans notre maison , un genre de nid pour se ressourcer ... Je m'en veux terriblement  -  conne que je suis ! si je ne lui avais pas proposé de regarder la télévision l'autre soir , si j'avais tout de suite proposé de méditer chaque soir dans la pièce du bas  , Philippe ne se serait pas senti envahi , etc , etc ..

        En même temps , je sais que ce genre de pensée ( " si j'avais ... " ,  "si je n'avais pas ..."  , " si ..." ) est stérile et stupide . En adoptant l'optique de la Bhagavad Gîta  , je pourrais dire que Dieu m'a conduite à lui proposer de rester au salon devant la télé les deux premiers soirs , etc ... . Seulement , cette optique n'est pas à 100% la mienne en cet instant  , car je suis encore , au fond de moi , convaincue - en partie ? - qu'il y a un je ,  que je suis l'auteur de mes actions . Du moins , en cet instant amer .

         Ce matin ... Je n'en veux plus à Philippe ; mais me sens encore très triste . Comment s'est passé le départ du mari de ma copine , prévu hier  ?  Est-il parti vraiment ?  Comment va-t-elle ?

       En tout cas ,  je sais que j'ai grandi . Je ne méditais que le matin - je vais maintenant méditer également le soir . Temps de travailler un peu plus de détachement bienheureux ... pour pouvoir être un peu plus utile à quelque chose .

 

                      

            

dans le dernier vers , " gavo " a été traduit par Dipa comme " les vaches " . Mais il me semble aussi qu'elle nous a dit un jour que " go" , la vache , veut dire également le rayon de lumière ...

dans le dernier vers , " gavo " a été traduit par Dipa comme " les vaches " . Mais il me semble aussi qu'elle nous a dit un jour que " go" , la vache , veut dire également le rayon de lumière ...