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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:18

 

Résultat de recherche d'images pour "Neem Karoli Baba images"

 

 

 

           Donc , une fois le porche franchi , et mes sandales posées , se trouvait , en face de moi , un petit temple d'Hanuman - je commence juste à me familiariser avec Hanuman , le noble Dieu-singe , tout particulièrement vénéré à Vrindavan ; Hanuman qui symbolise la fidélité et la dévotion ( cf  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanum%C4%81n ) , Hanuman qui est tout particulièrement important dans cet ashram : l'on y chante , je crois , quotidiennement , la Hanuman Chalisa . Hymne que j'ai d'ailleurs l'intention d'apprendre cette année ...  A ma droite , deux femmes chantaient en jouant de l'harmonium , dans un autre petit temple sombre  , dédié à Rama , Laxman , Sîta - et Hanuman , bien sur . Sur un mur , j'ai aperçu avec joie une première grande photo de Neem Karoli Baba . Je me demande bien pourquoi j'adore voir des photos de ce guru particulier ; que je n'ai jamais rencontré de son vivant ; mais je me sens rassérénée chaque fois que je  vois son regard amical , affectueux ,  malicieux ; j' ai  une petite photo de lui à l'endroit où je médite le matin . Et non , je ne crois pas que ça soit uniquement à cause de la couverture écossaise , ni de sa ressemblance éventuelle ,comme je l'avais pensé tout d'abord il y a quelques années , avec Charles Vanel dans le Salaire de la peur .

     Sortant du temple , je me suis trouvée dans une cour ombragée , avec des rangées de pots de fleurs bien entretenues ; en avançant un peu , il y avait le mausolée ,agrémenté d'une hideuse statue  grandeur nature à l'effigie de Neem Karoli Baba . C'est l'objet d'une vénération particulière , et je me suis prosternée , puis me suis assise contre un pilier , à  l'ombre , pour méditer . Il faisait bon . Un barbu chevelu ,  indien d'âge moyen , tout vêtu de jaune est venu , silencieusement ; il a fait une petite cérémonie devant la statue , et j'ai compris que c'était un genre de prêtre chargé du mausolée . Il m'a ensuite mis dans la main ( droite ! )  un délicieux laddu ... sucré , fondant , le top du prasad ... Ensuite , par gestes , il m'a conviée dans une autre petite salle sans fenêtre ,  dont tous les murs  étaient couverts de photos  de Neem Karoli Baba . Je me suis assise à nouveau , sur le sol moqueté ;  j'étais heureuse . Le prêtre en jaune est parti , me laissant seule dans cette petite salle ; j'ai fermé les yeux en paix .

        Un temps plus tard , j'ai senti une présence à nouveau : le prêtre était revenu ; sans parler , il a posé devant moi un gobelet  - qui , à ma surprise , contenait du lait chaud , sucré , parfumé - le bon lolo de l'enfance même   . Et j'ai bienheureusement régressé à toute vitesse , les larmes aux yeux de soulagement .

         J'étais arrivée .   

 

 

 

 

     

Chapitre 2135 : de la surface vers le coeur - et du lait chaud ...
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:54

 

 

            Donc , j'étais arrivée à destination , et pour huit jours ... j'étais crevée après le voyage en avion où j'avais , sans pouvoir dormir ,  enchaîné les films Bollywood les uns après les autres , plus un film américain que je n'avais pu voir en France ( La la land ) ...  Après une douche et une petite sieste , j'ai envoyé ballader mon petit coup de déprime , pris le taureau par les cornes et décidé d'aller faire un tour , notamment pour acheter de quoi nettoyer mon lieu de vie d'une façon qui convienne mieux à mes exigences d'européenne . J'ai demandé si l'on pouvait me prêter des petites tables pour poser mes affaires , j'en voyais dans le hall .  Un employé , ou plutôt le gérant ,  m' en a gentiment apporté trois - un peu crades , mais rien qu'on bon coup de nettoyage ne puisse améliorer ; il était trois heures et demie , il  m' a proposé de manger au restaurant de l'ashram ; et comme j'hésitais ,  craignant d'arriver après l'heure du repas ( dans les ashrams , en général , on mange à heures fixes ) , il m'a expliqué que je pouvais y manger à toute heure ; je me suis rendu compte par la suite  qu'on y proposait une cuisine ayurvédique - indienne et végétarienne , bien sur - délicieuse  . J'ai demandé également qu'on m'indique l'ashram de Neem Karoli Baba , dont la proximité avait motivé mon choix de Jaisiyaram Ashram pour loger .

         Je suis sortie dans la petite rue  poussiéreuse , qui drainait une circulation intense , assourdissante parce que les indiens utilisent leurs klaxons en permanence , et trop rapide à mon goût  : voitures , camions  , rickshaws , motos ( hélas ! les plus bruyantes , les plus rapides )  , quelques vélos , pèlerins en tous sens  , vaches , chiens et singes ... Les jours suivants , je devais même apercevoir un dromadaire attelé à un char particulièrement lourd .  Il faisait déjà chaud , mais l'ashram de Neem Karoli Baba était situé à cinquante mètres à peine  .  Je me proposais de ne le visiter que le lendemain ;   il y avait quelques tout petits commerces un peu plus loin ; j'ai rapidement trouvé une éponge -grattoir  , plus quelques mètres de fil à linge d'un bleu pimpant , histoire d' améliorer le confort de la salle d'eau  . Par contre , aucun café internet - ils grouillaient autrefois dans tous les endroits fréquentés par des visiteurs étrangers , et Vrindavan en est un . Je devais bientôt me rendre compte que maintenant , en Inde , tout le monde a un de ces appareils ( c'est i-phone que ça s'appelle ? ) sur lesquels on peut consulter ses e-mails . Tout le monde ... sauf moi , bien sur . Et donc , il n'y a plus de café internet ...

          Bah ! sur le chemin du retour , je n'ai pas pu résister - je suis passée sous le porche  ... J'ai demandé au gardien si je pouvais rentrer ,  ( il y a un gardien : à Vrindavan il faut toujours surveiller les singes , particulièrement audacieux  ; il a donc souvent un bâton pour leur faire peur )  il a acquiescé ; j'ai posé mes chaussures près d'un petit temple de Hanuman en face de l'entrée ..

 

 

 

 

 

Voilà , le porche de l'ashram de Neem Karoli Baba ,  Prikrama Marg , Vrindavan ; je n'étais pas peu fière d'avoir pu déchiffrer ce qui est écrit , d'ailleurs c'est marqué Niim Karori Baba , une autre façon de désigner le village de Neem Karori où cet étrange maître spirituel  a vécu plusieurs années

Voilà , le porche de l'ashram de Neem Karoli Baba , Prikrama Marg , Vrindavan ; je n'étais pas peu fière d'avoir pu déchiffrer ce qui est écrit , d'ailleurs c'est marqué Niim Karori Baba , une autre façon de désigner le village de Neem Karori où cet étrange maître spirituel a vécu plusieurs années

17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:17
Chapitre 2133 : à la surface : arrivée à Jaisiyaram

 

 

 

 

 

     Un voyage heureux , un voyage merveilleux , et je repartirais volontiers la semaine prochaine  ... pourtant , ça n'était pas vraiment ce qu'on appelle " un voyage de rêve " .    A la surface , il y a  d'abord eu l'arrivée à Vrindavan . Je vous l'ai dit , j'avais choisi cette destination ( tout de même , j'avais plusieurs fois prié et médité avant de faire le choix , tant j'hésitais ,  me sentant attirée par tant d'endroits en Inde  et d'abord incapable de choisir ) à l'automne ;  peut-être à cause d'une photo  que j'avais prise là bas il y a plusieurs années . Une photo prise sur la Yamouna , rivière sœur du Gange qui s'y jette après avoir paressé dans la plaine , au sortir des Himalayas ... Une photo qui montre deux brahmanes en train de psalmodier dans un bateau ( vous pouvez la revoir avec ce lien  ... http://www.petites-peintures.com/2016/11/chapitre-2090-incertitudes.html  )

 

       Je suis arrivée à Vrindavan , à Jaisiyaram ashram , après plusieurs heures de route pleine d'embouteillages ( tout de même , confortablement installée dans un taxi envoyé par l'ashram ) , en début d'après-midi . Un ashram laïque , pourquoi pas ? La femme du directeur étant allemande , les photos de l'endroit attrayantes ,  je m'attendais à un confort et une propreté ... germaniques . Ben , non ; c'était l'Inde . Cette jeune femme , si sympathique d'après nos échanges par mails , n'est peut-être pas intéressée par l'aménagement des maisons -  mais seulement par les enfants ... ou encore , seule européenne , et toute jeunette et timide  ( ça , c'est d'après ses photos ! )  au milieu de tous ces brahmanes , elle est arrivée dans cet ashram où tout était déjà réglé depuis des années , est tombée amoureuse de son très beau mari plus âgé , n'a presque rien osé changer ... Mais un américain , rencontré ensuite , et qui la connaissait depuis longtemps , m'a dit qu'elle était la joie incarnée ( autant pour mes projections !!!)  En tout cas , elle et son mari étaient en Allemagne pour deux mois ,  je ne l'ai appris que juste avant mon départ , et , donc , je n'ai jamais rencontré la " maitresse de maison " .

      J'ai attrapé un coup de flip dés que j'ai entamé les premières marches de l'escalier qui montait au premier étage -  étroit , poussiéreux et crade - l'Inde ... Ca m'a un peu étonné , car la facade de l'établissement laissait imaginer un bel escalier , large et noble ... On m'a introduite dans une très grande chambre , que j'ai trouvée peu attrayante : la fenêtre aux vitres jamais lavées donnait sur un genre d'immense terrain vague  ;  rien pour poser mes affaires , pas de table de nuit , pas d'étagères , pas de porte-manteau ; une fenêtre plus petite  donnant sur le couloir , il faudrait réparer l'attache du rideau qui ne tient plus , il y a des mouches mortes sur le rebord ;  quelques traces noires  sur les murs bleu pâle  , mais pas trop  ...  l'Inde , je vous dit . Ne te plains pas , la fenêtre qui donne sur l'extérieur est très grande ( les chambres sans fenêtre ne sont pas rares là bas ) , il y a une moustiquaire ( certes trouée mais heureusement c'est le printemps et il n'y a pas de moustiques ) , les draps sont propres et la douche fonctionne , même s'il n'y a pas l'air d'avoir de l'eau chaude . D'ailleurs , finalement : je l'ai bien aimée , cette chambre .

 

 

 

 

17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:58

 

 

 

 

 

 

 

           Par où commencer ? Après presque un mois d'absence ... Par où commencer , alors qu'ici la " réalité " ( la réalité , ou ton mental ? ) me demanderait de me précipiter d'urgence  sur la serpillière , parce qu'Hermione est allée jouer dans le fossé et que le couloir est plein de boue , parce qu'en mon absence l'herbe a poussé  à toute vitesse au potager et au jardin de fleurs  et que je veux planter des dahlias  , parce que Philippe me réclame depuis Noël de trier et couper les cannes de Provence qui encombrent le fond du jardin  , parce que j'ai déchiré une de mes tuniques et que je dois la réparer , parce que le linge à repasser s'entasse  , parce que ce matin je n'ai pas encore fait la séance de yoga quotidienne qui , je l'espère  , m'aidera à ne pas reprendre les kilos perdus en Inde ( Là bas ,  j'ai toujours l'impression de manger énormément , et  je maigris ; tandis qu'ici , j'ai toujours faim , et je grossis .. ) , etc ... Par où commencer , pour raconter ?

 

 

 

 

Chapitre 2132  : Par où commencer ?

 

 

                      

 

 

 

 

 

 

 

12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:08

 

 

           Souvenir de l'enfance où il fallait , éternellement , monter , monter , monter ... au sens symbolique , et au sens des randonnée de montagne .  Etonnez vous que je préfère , encore maintenant ,  les sentiers paisibles qui serpentent à flanc de vallée . De toutes façons , c'est encore une histoire de mental - un arbre pousse sans se demander s'il va aller " au sommet " ...

J'aurais voulu écrire " la curiosité en ce qui concerne les paysages " mais je n'avais pas la place .

J'aurais voulu écrire " la curiosité en ce qui concerne les paysages " mais je n'avais pas la place .

11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 10:05

         

 

 

         Depuis quelques semaines , et parce qu'un chroniqueur facétieux  , au début de l'Affaire , l'avait fait réentendre , la chanson de Brassens " Pénélope " me trotte dans la tête . Et ça n'est pas , vous pouvez me croire , que les comptes de la famille Fillon me préoccupent à ce point ... ( en fait , j'ai été surprise au début , parce que j'ai tendance à croire que tout un chacun est honnête  . Ensuite , j'ai imaginé que Pénélope travaillait chez elle en faisant du secrétariat pour son mari , ce que je trouve normal ; mais que c'était de ces personnes qui considèrent quatre ou cinq mille euros comme un salaire ordinaire , qu'ils méritaient bien -  pas très élevé même , et ne se rendent plus compte des réalités ordinaires . Là où j'ai été vraiment scandalisée , c'est en écoutant le discours " d'excuses " du candidat , magnifiquement faux-jeton :  " Je m'excuse d'avoir employé des personnes de ma famille " - comme si c'était cela qui lui était reproché , et non les montants faramineux , hors norme , choquant , du salaire en question , sans parler même des indemnités de licenciement ... )

        J'ai trouvé également amusant qu'Edwy Plenel , un homme que j'admire , ait réagi avec indignation il y a quelques jours parce que certains , de droite et d'extrême droite ,  avaient fait des investigations concernant  le salaire de sa fille , employée à temps partiel à  la mairie de Paris si je comprends bien . Amusant , parce qu'il a réagi comme Fillon au début ...  

      Eh non , si je fredonne dans ma tête la chanson de Pénélope , c'est parce que j'ai mené , depuis  ces quelques mois d'hiver , une agréable et parfaite vie de femme au foyer ; mais que petit à petit , à l'approche de mon départ - et tout en m'inquiétant beaucoup ; tout en culpabilisant  de laisser Philippe ,  cardiaque encore imparfaitement guéri de sa grippe ,  seul à la maison -  le plaisir de partir seule grandit jour après jour , malgré la peur de l'aventure , comme d'hab ,  parce que ma nature est  probablement d'être peureuse . Ceci dit , en réécoutant la chanson , je dois dire que ce que j'entends par le mot " aventure" n'est pas vraiment  celle qu'entend Brassens ... j'ai passé l'âge !

     Comme par hasard , les deux petites bagues  ( en or , à ce que je croyais ) que je porte à l'annulaire gauche ,  nuit et jour ,  depuis une dizaine d'années ; cadeaux , à quelques années d'intervalle , pour mon anniversaire , de mon cher et tendre ;  et c'était moi qui le lui avait demandé , même si nous n'avons jamais été mariés ,  je voulais un genre d'alliance ... ces bagues , donc , pour la première fois ,  m'ont récemment causé une irritation , ou allergie ; toute la première phalange du doigt était rouge et enflammée ... Je les ai enlevées . Et ce matin , après avoir vertueusement terminé le ménage et la cuisine ( j'adore faire la cuisine , d'ailleurs , et je ne déteste pas faire le ménage , que nous nous partageons , parce que j'aime ma maison et j'aime la rendre belle ) -  je commence la valise ... Un peu d'oxygène dans le couple , ça va faire du bien ...

 

 

 

 

5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 17:26

 

 

 

( J'ai été refaire un tour sur fatcartart ... Je ne sais pas vous , mais moi ,je ne m'en lasse pas . En outre , pour tout vous dire , je  n'ai jamais été fan de Velazquez ... malgré les longues minutes passées au Prado à me demander pourquoi diantre ce tableau était tellement considéré comme une référence . Voui ,il y a d'ordinaire cette pauvre petite infante  , coincée dans cette robe comme dans un terrible carcan ... mais tout de même , tous ces portraits de cour , tous ces rois d'Espagne sur leurs glorieux canassons ... Enfin , c'est bien peint . )

http://fatcatart.com/2017/01/velazques-meninas/?lang=en

 

Diego Velazquez, Las Meowninas, or Fashion victim. Detail

            

 

          Post-scriptum , tout de même : je viens d'aller en revoir des Velazquez sur " Google -images " . Les différents Philippes sont effectivement figés et inintéressants dans les portraits équestres , mais tous les portraits non équestres sont vraiment passionnants ( outre que , comme je disais , c'est bien peint .. ) . Par contre , introduire ce chat orange , comme chaque fois ,c 'est introduire malice , joie de vivre et gaieté dans notre admiration un peu coincée dans le chef-d'oeuvre ... Allez , je vais essayer de retrouver dans Elie Faure les pages qu'il consacre à Velazquez .

 

5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 10:26

 

 

 

 

 

 ça ne vous parait pas exaltant ce potager ,  prêt aux plantations et aux semis  ? ben , moi , si ...

ça ne vous parait pas exaltant ce potager , prêt aux plantations et aux semis ? ben , moi , si ...

 

 

         J'ai pu terminer de désherber le potager , hier après-midi , avec un soleil qui jouait à cache-cache  avec les nuages . Mais quel plaisir ! Bon , dés que ça cesse de pleuvoter , je vais  pouvoir planter les petits bulbes d'ail et d'oignons , qui pousseront pendant que je suis en Inde . En fait , et comme souvent , je n'ai plus du tout envie de partir mais alors là plus du tout ... tout en me remémorant , péniblement ,  qu'un autre moi-même a senti la nécessité absolue de retourner là bas .

 

 

 

  les pommiers du Japon sont seulement en bouton , mais  bien plus tard que d'ordinaire .

les pommiers du Japon sont seulement en bouton , mais bien plus tard que d'ordinaire .

4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:30

 

 ... Encore quelque temps à patienter , à buller , bien au chaud  ... Jeudi , je me sentais pourtant  en forme , si bien que nous avons fait un tour à Anduze ( sous la pluie ! mais sous le petit marché  couvert , plusieurs producteurs de légumes , et le vendeur d'œufs , étaient là  ( le vendeur d'œufs ,  celui que j'aime bien , qui dit ne pas sacrifier ses poules quand elles sont trop âgées et ne font plus d'œufs ;  et avait mis une telle énergie à assurer à une cliente ronchonneuse et assez chiante , qui protestait contre le prix des œufs : " Oui, c'est comme ça  . Vous pourrez chercher sur tout le marché , vous ne trouverez nulle part  plus cher que chez moi "  ...  J'ai déjà du vous raconter ça , mais ce gars , d'ailleurs quelquefois renfermé et un peu ronchon ,  me réjouit tellement que je ne peux résister à vous le raconter à nouveau - et tant pis pour les redites !

     Donc , Jeudi matin , le marché ; Jeudi après-midi , je suis allée à la médiathèque pour faire le plein - après avoir dévoré  un Donna Leon , puis , comme je ne voulais pas me réenfouir la tête une fois de plus dans Proust  à défaut d'autres lectures enthousiasmantes , un Jim Harrisson . Certes , magnifiquement écrit , mais un peu trop nourri à mon goût des éternels fantasmes callipyges de l'auteur , même en admettant que ça soit de l'humour (  les culs féminins ne m'intéressent guère , vous vous en doutez .. par contre , je l'adore dés qu'il raconte ses balades ,et la nature ..  ce bouquin est quasiment un polar , et bien construit , ça s'appelle Le grand maître  - mais à mon avis vous pouvez éviter de le lire , ça n'est pas un de ses meilleurs  ...) . Ensuite , j'ai attaqué une Série Noire , si mauvais qu' au bout de cinq pages j'ai abandonné , tant les poncifs , du genre qu'on appréciait il y a cinquante ans , y abondaient .

     Si bien que ,  Vendredi matin , après ces deux sorties exaltantes ,  je me suis retrouvée  ratatinée et tousseuse  .  Maiiiiiiiis ... je n'étais pas seule , avec  cette splendide pile  de bouquins sur la table de chevet toujours trop petite  ! Pour commencer , un livre labyrinthe , un livre puzzle , une toile d'araignée à la fois  fine et drôle ,  mais quelquefois poignante ,    de Kate Atkinson , une auteur que je ne connaissais pas , mais je vais pister ses oeuvres :       La Souris Bleue . Finalement , un genre de polar , encore ..

   Je continue avec un tome d'une série où la détective est ... Jane Austen . J'étais un peu méfiante au début , tant j'adore Jane Austen , mais ça a l'air de tenir la route ... On verra .

    Bon , et pour le jardinage , faut attendre , tant c'est humide  .. mais j'ai du mal ! Je pars dans deux semaines , même pas ... Quand à peindre , je me sens un peu trop fatiguée . Plus tard ! L'heure est à la superficialité , aux livres qui ne demandent aucun effort intellectuel , aux   blogs distractifs ( genre blogs de mode femme ronde , en plus ça vous remonte le moral parce que plusieurs de ces courageuses filles sont tout de même ... vraiment plus que rondes ... et je me dis alors que mon cas n'est vraiment pas si grave ) ,  aux émissions télé qui ronronnent  ... et j'ai tout de même pris le temps d'aller passer un bon moment avec  la voisine , grippeuse aussi mais dont le moral a tendance à être au bas fixe à force de solitude ...

 

 

 

31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:52

 

 

       Les premières que j'ai vues , en tout cas ... fraîches comme de toutes jeunes filles au teint de porcelaine , à demi-cachées sous les feuilles qui gouttent , dans le jardin trempé - belle rencontre ! Tout à l'heure , après une demi-heure de ménage  bâclé , mais qui m'a mise d'excellente humeur ( quand on est abominablement enrhumé , je trouve que c'est un geste positif , et je suis contente de voir la maison proprette , avec un bouquet  .. )  , je me suis récompensée en descendant au jardin ramasser le petit bois que j'avais mis à l'abri sous le grand cèdre . Je m'étais vertueusement emmitoufflée pour l'occasion -  et bien malheureusement , j'ai jeté un coup d'œil en passant au miroir dans la cuisine ;  l'image peu reluisante que je présentais m'a fait un clin d'œil désabusé ( bonnet phrygien made in Nepal , certes écolo , mais qui me fait de grosses joues , un genre de Gertrude Stein déjà bien décatie ; pull orange taché qui boudine , écharpe à carreaux rouge et blancs , qui fait bizarre mais je l'aime bien parce que c'est le cadeau d'une copine , si on m'offre un cadeau c'est que je suis aimable , à tout prendre . ) .

      Bon ! qu'importe cette image , c'est donc pas ça qui m'a gâché la bonne humeur , j'ai croisé le  chemin du  printemps en passant ; on joue vraiment à cache-cache tous les deux , au fil des jours ; dans la maison d'abord  ,  maintenant au dehors !  et , Jyoti a raison , il commence à y avoir des chants d'oiseaux différents  ...

 

 

 

Chapitre 2128 :  les premières ellébores