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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 08:41

    

 

 

       Bon ! ça y est , je viens de mettre en ligne ( toujours dans les " pages " , en bas à gauche ) la traduction  du chapitre  sur Dhumavati . Ce matin , j'ai pratiqué la méditation proposée à la fin ; je n'ai pas réussi à la faire exactement comme proposé . C'est pas grave ... il s'est passé quelque chose quand même . Et bien sur , j'ai toujours l'impression que je ne me laisserai jamais plus prendre au piège des émotions qui courent sur moi ... Hum !  Mais c'est un chapitre que , je trouve , tout le monde devrait lire ...

        Et je me suis demandé longtemps - en traduisant-  si ça n'était pas mieux ,plus approprié ,de traduire  le mot " disappointment" par " désenchantement" . Qui a l'avantage de porter ce double sens , à la fois de tristesse , et puis de découverte de quelque chose de nouveau , après avoir traversé la tristesse ( légère ou terrible , nostalgie ou déprime qui anéantit tout ,  suivant votre chemin ) . Seulement , il existe en anglais un mot " disenchantment" , et ce n'est pas celui-là que l'auteur a choisi ...  Si bien que j'ai laissé " désappointement" . Ceci dit , je peux toujours garder dans mon esprit cette épithète pour Dhumavati .  

    Et comme hier  , en encadrant cette peinture ( j'adore faire ça maintenant , alors qu'il y a vingt ans c'était un cauchemar pour moi d'encadrer , j'avais l'impression de me mettre en prison  ) , je me disais qu'elle était super chouette , je vous la remets , même si vous ne pouvez pas vous rendre compte à quel point elle est mieux mise en valeur maintenant  : elle me ravit - m'enchante -, absolument !

 

 

 

 

Chapitre 2395 : désenchantement , et enchantement
16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 09:43

   

 

 

         J'ai fait ce matin , suivant le chapitre de Sally Kempton sur Dhumavati , une méditation appelant les sentiments d'échec et de déception que j'ai pu éprouver dans ma vie . Je faisais ça consciemment , alors que je m'étais levée gaie et pimpante . Voilà ... c'était intéressant - juste un passage , une plongée volontaire de quelques minutes  ; qui a fait que j'ai d'autant plus apprécié, en ouvrant les yeux ,  le doux spectacle de Baptistounet sommeillant sur un plaid moëlleux dans la chambre de yoga , et ensuite le café et les tartines du petit déjeuner . Mais comme j'avais plein d'énergie  , préparant le marché de Noël de Saint-Jean  ( j'adore ça ! c'est la fête ! chic chic chic ! au fait , c'est le week-end du 15 Décembre ) ) en faisant des encadrements et en en profitant pour ranger un peu les coins poussiéreux de mon atelier , je suis tombée sur cette peinture , tout à fait dans le même ton - et j'ai saisi l'occasion pour en refaire l'encadrement . Comme dit Sally :

            Ca n’est pas à la portée de tout le monde d’entrer dans la caverne de la déception et d’y trouver la source secrète .La plupart d’entre nous faisons de notre mieux pour éviter l’échec , et c’est ainsi que nous devons faire - ce qui est pourquoi Dhumavati n’est pas une déesse populaire . En fait , les prêtres Hindous orthodoxes disent souvent que les gens mariés et les gens avec des familles devraient éviter d’avoir affaire à elle parce qu’elle a la réputation de dissoudre les liens familiaux . Mais pour quelqu’un qui incline à une vie de renonçant , ou quelqu’un qui veut authentiquement démanteler ce qui fait barrière à la communion au profond de son âme , l’échec et la déception peuvent être de vrais passages vers la réalisation de soi .
              Comme Dhumavati révèle le caractère transitoire du plaisir et la qualité insatisfaisante de la satisfaction dans le monde , elle est , en grande partie , une déesse de la dernière partie de la vie . La plupart des gens jeunes ont trop d’énergie bouillonnante et de désirs urgents pour s’abandonner totalement à un chemin de renoncement et de lâcher-prise . En tant que guide de vie , Dhumavati a plus à apprendre à ceux qui ont épuisé le chemin du plaisir et de l’effort  , et à ceux qui veulent s’asseoir dans le non-agir , laissant venir ce qui doit venir .

 

 

          Bon ! du coup ,j'ai envie de me remettre  à copier du sanskrit , puisque ça fait un bout de temps que je veux travailler le mot à mot de l'Avadhuta Gîta . Seulement , déjà que je me lève à cinq heures ( et avec joie ! ) pour faire cette traduction -  après les déesses difficiles comme Kali et Dhumavati ,  je pensais commencer le chapitre sur Sarasvati ... - quand est-ce que je vais faire ça ? Et puis ,  je voudrais bien continuer à planter les bulbes de printemps ,mais les articulations de mes mains sont vite  douloureuses ... accepter l'arthrose ? Aïe ! tant que je peux  ...

 

 

 

 

 

 

Chapitre 2394 : la grande course à la poursuite du vent , et Dhumavati
13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 06:19

 

 

~

 ( ce tourbillon me fascine )

( ce tourbillon me fascine )

       Sur ma lancée , et bien encouragée par les gentils commentaires des copines ( mais il y a une erreur , que je corrige tout de suite ,  dans le texte sur " Shakti " , parce que je n'avais pas vérifié l'orthographe , erronée dans le texte anglais , du mot sanskrit sthiti . Il faudrait bien que je vérifie toutes les orthographes sanskrites citées !  et les sens proposés ,alors  ) , j'ai repris les traductions du livre de Sally Kempton ; et je commence à explorer la sagesse de Dhumavati .  Dhumavati , la vieille , la veuve  , celle qui est " faite de fumée" ...


       Dhumavati est décrite dans un vers du Bhairava Evam Dhumavati Tantra Shastra comme « de haute taille , laide , titubante , et en colère » . Elle porte des vêtements sales . Elle conduit un chariot portant une bannière ornée d’ un corbeau . Elle a quatre mains dans lesquelles elle porte un van , ou un balai , une torche , une épée , une lance , un bol taillé dans un crâne , ou un bâton ( suivant les textes que vous lisez ) . Un autre vers dit : «  Son teint ressemble aux nuages noirs qui se forment au moment de la dissolution du monde . Son visage est tout ridé , et son nez , ses yeux , sa gorge , ressemblent à ceux d’un corbeau … Elle a une expression venimeuse . Elle est très vieille … ses cheveux sont en broussaille , et ses seins sont secs et flétris .  Elle est sans pitié » .(2) Ces lignes saisissent  la qualité paradoxale , et même ambiguë , de Dhumavati , qui représente tout ce qu’une personne « normale » rejette .
    En bref , Dhumavati est cette figure familière aux mythologies aussi bien Orientales qu’Occidentales : la vieille peau , l’ éternelle clocharde , la sorcière . Desséchée , de mauvais augure , et repoussante pour quiconque apprécie les commodités de la vie . Dhumavati est l’une des rares déesses qui ne soit pas conventionnellement belle - peut-être parce que  nous voyons la déception comme affreuse . Si nous nous autorisons à  regarder au fond de ses yeux , nous voyons qu’elle est pure existence , dans sa forme brute . Elle a le pouvoir de nous enseigner que la beauté extérieure se fane , mais que notre Soi divin reste intact . Si nous pouvons nous contempler de cette façon , sans nous soucier de ce qui nous quitte  , nous avons puisé dans la source de la force de Dhumavati . 

    et un peu plus loin :

   Dans plusieurs peintures , elle est assise sur un chariot que rien ne tire , une position , comme le remarque l’auteur et érudit hindouiste David Kinsley , qui sous-entend le fait qu’au sens conventionnel elle est une femme qui ne va nulle part (3)

   L’IMMOBILITE AU CŒUR DE LA VIE

 Ce chariot à l’arrêt détient également une signification ésotérique plus profonde . Il peut aussi représenter l’immobilité du présent éternel , l’action qui se lève à partir de l’inaction , l’état de vide dans lequel la forme se dissout en méditation profonde . Dans la cosmologie indienne , Dhumavati représente la Shakti présente pendant Mahapralaya , la dissolution cosmique dans laquelle le monde physique se fond à nouveau dans le vide , et tous les êtres , qu’ils soient ou non prêts , son libérés de leurs corps ,de leurs désirs , et de leurs karmas .  En d’autres mots , elle représente l’instant cosmique de la complète renonciation .

 ( c'est cette " immobilité dans le mouvement" qui me fascine , comme le tourbillon photographié hier . Encore que , si j'ai souvent goûté le calme profond en méditation , je n'ai jamais accédé à cet " état de vide" dont parlent certains textes . Bah ! Encore un désir auquel je peux renoncer , si ça arrive ça arrive , si c'est pas mon destin dans cette vie  ça sera pas mon destin  )

12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 19:45

 

 

 

        En début d'après-midi , une éclaircie .  Je voulais montrer à Philippe les platanes au bord de l'Eure , que je n'avais pu suffisamment admirer hier , en allant vers mon lieu de stage .  Sous le ciel gris , ils flamboyaient littéralement . La promenade au bord de la rivière est jolie , presque exotique  dans nos pays de garrigue et de vignes  ...   les tourbillons , les feuilles qui défilaient , m'ont enchantée .

 

 

 

 

 

***

 

 

 

Chapitre 2393 : fil de l'eau

 

 

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Chapitre 2393 : fil de l'eau

 

 

 

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Chapitre 2393 : fil de l'eau

 

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 09:01

           

 

          Eh beh ... J'ai célébré à ma façon ce onze Novembre . Deux jours encore consacrés à l'énergie de Kali . Je viens de participer à un week-end ,  genre  " Développement personnel" , intitulé " La Puissance de l'Amour" . Je faisais confiance à l'animatrice- qui se trouve être aussi ma formatrice en Rêve Lumière - pour n'être pas du genre à étaler un épais vernis d'Amour Universel par dessus les zones d'ombre des participants , comme un pansement sur une plaie qui continue à suppurer . On a fait des rêves éveillés - pas tout à fait assez à mon goût , mais deux jours c'est court ... - des jeux qui ramenaient quelquefois au temps tragi-comique de l'enfance , revisité à l'occasion  ... J'avais cessé pendant une vingtaine d'années de retourner dans mon passé , de faire des thérapies ;  mais depuis quelques mois j'y retourne - temps de rafraîchir et renouveller la structure de cet ego !

       Pour que je puisse passer de la sensation  pénible , lourde , enfermante  , avec laquelle j'arrivais en stage  :

                   " je ne suis rien" -  accompagnée de déprime et de tout le stupide  blablabla mental possible , créateur d'une souffrance supplémentaire ,   des identifications d'autrefois  à l'idée de n'être pas " intéressante" ... et de ce fait  à l'épuisement de vouloir " être quelque chose" dans le présent.

             à une merveilleuse sensation de légèreté , d'ouverture , de tranquillité , qui perdure encore ce matin ; et  s'énonce pourtant de la même manière :                           "  Je ne suis rien " ...

 

 

   

8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 15:00

       Je suis nettement plus satisfaite du résultat maintenant , après quelques retouches .  Encore que ...

   Je ne sais pas vous , mais moi j'adore les jardins publics ... pour celui-ci , tous les personnages , au début , flottaient dans un espace vague , emmenés par leurs ballons-coeurs .

       Puis j'ai fait un sol ... et pensé que la scène se passait dans un jardin public . Mais du coup , on dirait que certains personnages ne flottent plus - notamment ce petit ours qui me fait toujours de la peine , car c'est le héros d'un conte lu quand j'étais petite et qui m'avait tellement conditionnée ,m'offrant ,pour ainsi dire , une vocation :  Michka .

      Bien sur , pour moi , chaque personnage représente une facette de mon ego   . L'une d'elle , la dame-panthère ronchon , plutôt élégante , plutôt méfiante ,  et en tout cas fort contente d'elle-même ,  représente , je crois bien , l'un de mes aspects les moins sympathiques  . Est-elle  prête à lâcher -prise ?   

    

Chapitre 2391: Jardin public - dernière version ... pour l'instant .
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 07:17

      

          A nouveau , après la pluie d'hier , ciel d'aigue-marine et aube améthyste ... j'ai terminé de traduire le chapitre de Sally Kempton sur Kali , je le mets là dans les " pages " . Il y a plein de méditations géniales , qu'on peut faire toute seule ... et en plus , j'ai l'autorisation de l'auteur pour le faire ( j'avais eu un doute , tout à coup , et osé lui écrire pour lui demander si c'était O.K ; elle m'a répondu tout de suite , avec une gentillesse extraordinaire , et m'a dit aussi qu'une traduction française de tout le livre était en route . Chouette ! ) 

         Je me suis réveillée en m'émerveillant de pouvoir me lever ,  bouger mon corps , m'émerveillant du cerveau et de la pensée qui fonctionnent , m'émerveillant de l'amour des  quatre pattes qui bougent et braillent à six heures du matin qu'ils ont  faim et sont chaleureux et accueillants  ... C'est le contrecoup de l'accident de Philippe ( qui va de mieux en mieux et ronflotte maintenant ses six heures à la file tranquillement ) .  Certes , je ne suis toujours pas contente de l'aquarelle en train ; mais peut-être qu'aujourd'hui ...

    

 Bon , aujourd'hui elle n'est déjà plus dans le même état  ; je l'ai trouvée confuse , j'y ai travaillé longtemps hier , mais je ne suis pas sure d'avoir amélioré les choses ...

Bon , aujourd'hui elle n'est déjà plus dans le même état ; je l'ai trouvée confuse , j'y ai travaillé longtemps hier , mais je ne suis pas sure d'avoir amélioré les choses ...

3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 17:07

 

            Mmmmmmh ! Hier , j'ai passé une super après-midi à jardiner , entre fourche-bêche ( ha ! ) et seaux de compost ... Le matin , j'avais mis en train une grande aquarelle , tout en écoutant un vieux C.D . de Tiphaine . Merveilleux ! Pour couronner cette journée magnifique ,  j'ai récolté le gingembre :  j'avais mis en terre au début de l'été  quelques rhizomes bio ,  plus très frai ; ça se plante comme des iris , c'est tout simple ... Mais ça aime une terre légère ; et être bien arrosé - à la différence des iris qui peuvent vivre au sec . Là , mes deux petits rhizomes ont , au moins , quintuplé de volume ... Et comme il était cinq heures et que je comptais de toutes façons m'arrêter de jardiner  ,  je me suis fait un tchaï au gingembre frais . Mes amis , quel délice ...  Ce matin ? Même programme ... sauf que je vais peut-être commencer par le jardinage . A l'automne , le travail ne manque pas au jardin !

     Bon , je voulais vous parler de quelques bons  livres  que j'ai pu lire récemment .  A mon âge , c'est plus si souvent qu'on en trouve des bons ... et à certains moments , je les quitte au bout de vingt pages . Celui que je lis en ce moment , je vous l'ai dit  ,  est traduit du japonais , avec un  style attachant , presque envoûtant  ; et c'est déjà ça , pour une histoire qui ne me passionne pas absolument . Mais tout de même , comme c'est traité de façon un peu onirique , je pense que je ne le lâcherai pas en route , même si je dois faire quelques efforts ...

         Par contre , il y a des bouquins , encore meilleurs , mais assez rares  : ceux qui , pour ainsi dire , se lisent tout seuls , tant l'intérêt qu'on leur porte vous entraîne ...  l'une de mes cousines préférées m'a prêté , il y a quelque temps ,deux biographies . La première , celle de Daphné du Maurier par Tatiana de Rosnay , solide , bien documenté , ( et , l'auteur , merveilleusement honnête , cite ses sources ... ce que j'apprécie ! ) , bien écrit , et presque aussi passionnant qu'un roman de D. du Maurier . Tiens , si je relisais l'Auberge de la Jamaïque ?

       Le deuxième livre m'a beaucoup  surprise : ça s'appelle La veuve des  Van Gogh . L'auteur est , je crois me souvenir , argentin . C'est une biographie de la veuve de Théo . En lisant les premières pages , j'étais un peu inquiète : le biographe - qui , lui , ne cite guère ses sources ... - montrait Johanna Van Gogh en train d'écraser de l'ail pour faire une soupe . Or , le peu d'expérience que j'ai , des goûts culinaires d'amis hollandais ,  me fait tenir pour certain que tous les nordiques détestent l'ail . Je me suis donc méfiée , et j'ai été chercher sur Wikipédia des renseignements sur Johanna , puisque l'auteur , Camilo Sanchez , ne cite pas du tout ses sources . J'ai été émerveillée : quelle femme extraordinaire ! cultivée , lettrée , musicienne , intelligente , indépendante ... et elle tenait un journal ; et son écriture , si j'en juge par les citations ,  est étonnante  . Mon seul regret est que ce journal - qui doit être aussi passionnant que les Lettres de son beau-frère - n'a pas l'air édité ... ni en français , ni en anglais . ( mais , je n'ai pas fini de chercher et dans ces cas là je suis opiniâtre ; j'ai déjà trouvé ce lien qui m'en apprendra plus  (1)  )   . Alors , comment l'auteur y a t-il eu accès ? ( pourquoi lui et pas moi ?  )  Mystère ... est-il fidèle , infidèle ?  A quel point brode t'il ? Je me méfie des argentins , de toutes façons  ... Mais c'est un excellent récit , bien écrit , qui  se lit d'un trait - et on voudrait bien en avoir plus ...

( 1) http://homestima.com/ehpad?utm_source=taboola&utm_campaign=1443948&utm_content=130673792&utm_medium=msn-france-home

 

 

     J'en viens maintenant à une découverte qui m'a absolument , totalement enthousiasmée  : deux livres d'une auteur américaine :  Rebeccca Wells . Le premier , je suis tombé dessus par hasard à la bibliothèque ;  malgré le titre que je trouvais débile , la quatrième de couverture m'a donné envie ... Celui-là , je l'ai dégusté , soir après soir , savouré ;  c'est de ces livres qu'on regrette terriblement d'avoir terminé , qu'on recommence à petits morceaux , tant on craint de le quitter  ... Il s'agit , en quelque sorte ,  de chroniques familiales - gaies , réalistes , horribles ,  fantaisistes , mystiques ,  - et un tantinet alcooliques ....  Je me suis rendu compte que ce bouquin de hasard était  , en fait , la suite d'un premier tome ; que je me suis empressée de chercher . Même bonheur ...  Ca s'appelle " Le divin secret des petites ya ya "  . On se trouve transporté  en Louisiane , parmi des femmes de la  bourgeoisie dorée ... à première vue , tout est idyllique  . A deuxième vue ...  Mais je ne vais pas vous en dire plus !  Juste une citation :

       Au pied d'un immense chêne vert qui se dresse à l'orée des champs de coton de son père , elle lève les yeux vers le ciel . Assise sur une branche du croissant de lune comme sur une escarpolette installée dans son jardin céleste , la Sainte Vierge , muscles d'acier et cœur de miséricorde , balance ses jambes magnifiques . De la main , elle fait signe à Siddy : on dirait qu'elle vient d'apercevoir une vieille copine .

         Debout dans le clair de lune , Siddy offre sa petite tête de six ans à l'amour de la Vierge Bienheureuse . La tendresse coule de l'astre , monte de la terre . Pendant un bref instant lumineux , Siddy Walker sait qu'à aucun moment de sa vie elle n'a manqué d'amour .

 

 

1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 08:37

 

 

     Est-ce que c'est aujourd'hui ? ou demain ? Je ne sais jamais ... En tout cas je me suis réveillée avec mal à la tête et le nez bouché ; après avoir nourri les affamés chroniques  , je me suis recouchée avec un bouquin bien traduit et /ou bien écrit , naturellement je ne peux décider car l'auteur est japonais ... dont j'ai lu avec délectation une cinquantaine de pages . ( tiens , rappelez moi de vous écrire à propos de bons livres , j'en ai lu pas moins de quatre ces derniers temps ! une manne ! ) . Celui-ci ,  je ne sais pas si j'irai jusqu'au bout , c'est une histoire de Yakusa , donc à priori ça ne m'intéresse guère . C'est écrit très rapide ( pas autant  toutefois que Cent ans de solitude que j'avais voulu relire cet été et qui m'est tombé des mains après vingt pages ,un livre qui allait beaucoup trop vite pour moi , ou alors c'est parce que je lis trop vite ?  ... ) , et plaisant pour le moment ( Miracle , de Nakagami Kenji , pris au hasard à la bibliothèque  ) .

       Pour le moment .

      Bref ...  je ne me suis levée réellement  , qu'à sept heures et demie . Merveilleux ! cette heure d'hiver ! ... mon corps a l'habitude d'être éveillé vers cinq et demie -  Hermione et Noisette et Baptiste  également , et tous  ont sacrément faim au réveil et le font entendre bruyamment  - et je peux donc profiter d'une bonne plage de flemme ... Surtout qu'il pleuvote toujours .

     Je me traîne ; je m'occupe d'abord de mon nez bouché , puis je  dégouline mollement  l'escalier de marche en marche jusqu'à la grande chambre où je fais du yoga  . Maussade . Je reste morne tout le temps de ma séance , un peu courte mais faut tout de même entretenir ce corps un minimum pour qu'il reste un peu souple ... Je cesse , hélas , d'être concentrée  sur les postures  de temps à autre , me disant que j'aimerais être joyeuse , et que je vais , pour me récompenser d'avoir fait la séance ,  me tirer une carte des fées à la fin de la séance dans cette intention . Par la fenêtre , je vois Hermione qui est en train de piocher un petit dej supplémentaire dans le récipient plein d'épluchures que j'ai laissé sur la terrasse hier soir dans l'intention de le mettre sur le compost , je l'ai laissé parce que la pluie était dense . Curieux ... Ah , oui , il y avait des écorces de potimarron cuit , que je n'ai pas mis dans le gratin de peur qu'elles soient dures . Bah , ils sont  bio mes potimarrons  , si elle le mange c'est que ça doit être bon ... je balaierai la terrasse après . Je reviens à mes postures , est -ce que j'ai déjà fait les torsions , ou pas ? Bon , je recommence ...

      Ensuite , je m'assieds pour méditer .  Baptistounet , installé sur un plaid plié sur le lit voisin , lève la tête pour voir ce que je fais ; puis se rendort agréablement  . Chant indien ce matin ? Non , j'en ai marre  , j'ai presque une overdose de mantras ces derniers temps . Bon , juste une petite harmonisation des chakras alors , puis , enfin , le café   ... Seule l'idée du café me motive encore . Mais je me cramponne : harmonisation par les bija mantras d'abord ,puis les couleurs . Au fur et à mesure que je pratique , j'ai l'image d'une couche de noir , recouvrant la belle lumière  chaque chakra d'une fine couche ,  comme à l'aquarelle , se dilue , se délaie , se dissout avec de l'eau , ou de la lumière , pour laisser apparaître les joyaux auparavant salis  ... Le   vert émeraude profond du cœur , à ce moment là ,  est une merveille à regarder .

    Puis , je reste à écouter , à observer , la pensée à tendance à baguenauder de temps en temps . Je me mets à penser aux personnes que je connais , désormais hors du monde des vivants . Lucienne , la première à disparaître et le début de la fin d'un monde ... la chère Tata Lili , Yvette , maman ... (  mon père était , historiquement , le premier à partir  - excuse moi , papa , ta présence était , on va dire ,   fort discrète  ... ) . La tristesse , le regret d'un monde de l'enfance duquel je ne garderais que les meilleurs moments , sont là  . Mais la respiration aussi  , est bien là ... tant que je vis .   Spontanément ,je respire  la tristesse  ;  à l'expiration c'est l'amour qui leur est envoyé   ,  l'amour pour chacune de ces personnes qui m'ont aimée , à leur façon et elles ne pouvaient faire autrement  ; et pour certaines , surtout mon père ,   je suis tellement  désolée du malentendu ; pour ma mère ,  de mes maladresses , mais moi non plus je ne pouvais faire autrement  .  Mais maintenant , c'est juste l'amour  , depuis le cœur qui vibre ...

      La maussaderie est partie . Reste un état qui est - on ne peut pas dire joyeux ?  encore que ... tellement sensible , tellement empli d'une vibration très  douce  , d'un état de curiosité aussi  , comme si la vie , et le coeur étaient  tellement passionnants , tellement tristes et tellement joyeux  aussi ...

 

 

 

     

31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 12:23

 

 

        Bon , je ne me  lasse pas de reprendre ce thème . ¨Peut-être que je ne peindrai plus qu'un seul tableau , toujours le même avec des variations de couleurs , pendant les dix prochaines années ...  La toute première fois que ça avait émergé , c'était dans ces mêmes couleurs , jaune et vert . Il n'y avait pas de barque , ni de personnage , juste un port ,  et des monstres marins inconscients dans la profondeur de l'océan  ( c'était il y a quarante ans  au minimum  , je n'avais jamais fait ni  psychanalyse , ni quoi que ce soit d'approchant ... et j'avais la hantise qu'on me juge foldingue . Anormale ! )

       Alors là dans l'instant , je  ne peux que vous souhaiter : joyeuse  anormalité à tout le monde !

 

 

 

 

 ( mais la peinture , je le vois , n'est pas terminée - le phare et la maison du gardien de phare ne me plaisent pas trop . Quand à la tonalité citronnée du ciel , c'est probablement parce que je viens de prendre la photo à l'intérieur , et que le temps est pluvieux donc la lumière pas terrible . A suivre ... )

( mais la peinture , je le vois , n'est pas terminée - le phare et la maison du gardien de phare ne me plaisent pas trop . Quand à la tonalité citronnée du ciel , c'est probablement parce que je viens de prendre la photo à l'intérieur , et que le temps est pluvieux donc la lumière pas terrible . A suivre ... )