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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 13:04

 

 

 

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Chapitre 2378 : la Bataille d'Azaroth

 

 

               Je suis en train de peindre une deuxième version d'une peinture ancienne à moi  que j'aime beaucoup  , intitulée " Rencontre avec des monstres marins lors d'une promenade en barque " , une peinture qui décrit les terreurs que l'on peut rencontrer sur son chemin de vie , si paisible paraisse-t'il au premier abord  . Puis , je me suis souvenue , lors d'une pause pour laisser sécher la dernière couche , que je voulais commander des pinceaux ( la pointe finit par s'user au bout de quelques années ) . Ma marque préférée , et à vrai dire la seule que j'utilise , c'est les Pentel " Neo Sable " en synthétique . Ils ne sont pas en vente au seul et unique magasin de beaux-arts d'Alès , je regarde donc sur internet . Et , au détour du site de vente ,je tombe sur une vidéo de démonstration , pour montrer ce qu'on peut faire avec ce genre de pinceaux . Ouf ! j'en reste baba … comme deux ronds de flan  (  un peu hardie la double métaphore , non ? ) . Ce peintre virtuose  a droit à toute mon admiration éblouie pour son extraordinaire talent . Son génie , même .

           Et puis , je compare avec ma peinture à moi … Sans faire de jugement de valeur . Mais  si on avait cette peinture de bataille , au lieu et place de ma  peinture , posée comme elle  sur l'étagère du palier de l'étage , notre vie serait peut-être différente … je n'ose l'imaginer , tout de même .

 

 

11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 05:36

           

 

A ma grande surprise , en lisant ce matin la " pensée du jour " envoyée par Anandashram , je tombe là-dessus ( surprise , parce que Swami Ramdas pratiquait uniquement et constamment le japa , la répétition du nom Divin . Et qu'il conseille de le faire … ce qui n'est pas tout à fait ma tasse de thé . Encore que , maintenant , quand je me sens prise dans une répétition débile d'idées noires ou de ressassements en boucle , je préfère répéter des mantras  )

 

 

     Vous pouvez vous inspirer des saints et des sages , mais votre croissance intérieure devra se faire en conformité avec votre nature . Vous ne pouvez avoir de déploiement spirituel en essayant d'agir suivant les instructions de quelqu'un d'autre .

 

                                                                                         Swami Ramdas

Thought for the day

You may receive inspiration from saints and sages, but your inner growth will have to be in conformity with your nature. You cannot have spiritual unfoldment by trying to act according to another’s instructions.

- Swami Ramdas

 

 

 

Chapitre 2377 : mon chemin
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 05:03

 

 

         J'avais visité, un  peu , la Bretagne , il y a quelques dizaines d'années . Mais peut-être jamais ces endroits là . Ou encore ,  jamais en cette saison . J'ai été plusieurs fois à la limite de l'hystérie enthousiaste , mais jamais autant que lors de cette balade entre Aber Vrac'h et Aber Benoit … les fougères et les lichens flambaient tout doucement ,  et , suivant la lumière  qui changeait tout le temps , la mer était  couleur d'aigue-marine , de turquoise ou de lapis-lazuli . Quand au sable , je n'en avais jamais vu de si blanc  .  Et les nuages , mon Dieu , les nuages …

 

 

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Chapitre 2376 : couleurs
Chapitre 2376 : couleurs
Chapitre 2376 : couleurs
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 09:51

 

 

 

             Nous voilà de retour dans les Cévennes - pourchassés par la pluie battante sur le premiers six cent kilomètres d'autoroute … ça ressemblait à la fin de Trois hommes dans un bateau . En tout cas ,  on a cru l'avoir semée . Et puis ,  on la retrouve ici , la traitresse a traversé la France en biais et nous a rattrapés  … mais elle y est plus douce , moins froide déjà , et sporadique . Tout de même , les averses rendent un peu  difficile de se mettre à jardiner … Alors je range les photos  . 

          Dimanche dernier , on s'est baladés jusqu'à Roscoff , une petite ville que j'ai adorée  . Maintenant ,  je ne rêve plus que de retourner là-bas  pour dessiner , et bien plus longuement ( je culpabilise toujours un peu quand je laisse trop longtemps mon cher et tendre faire les cent pas pendant que je dessine ) . Faut dire , je n'arrive pas à peindre d'après une photo : ou plutôt , la joie ne m'accompagne pas quand je le fais , ça devient comme un exercice  scolaire ; tandis que , lorsque vous dessinez en contemplant vraiment le paysage , en vous en imprégnant , en étant  recueilli , nourri  , immergé  , dans son énergie , dans les vibrations de tout l'entour , des nuages et des vagues , de la lumière bleue et or qui baigne toute chose vous y compris , bref , de tout le hors-cadre  … là , vous savez que vous êtes en train de chercher à honorer ce paysage , en dessinant du mieux que vous pouvez ; et c'est le bonheur absolu . ( du moins , tant que votre moi critique ne se met pas à émettre des opinions définitives  , contemplant votre dessin en plissant  les yeux . Mais , si je ne suis pas contente de mes aquarelles cette fois-ci , je suis assez satisfaite de quelques croquis )

        Mais que la lumière y était belle ! J'ai pris la photo depuis une très longue jetée - qui se dirigeait ,   peut-être  ,  vers l'île de Batz . Ce Dimanche là  , la marée était haute ; la jetée , qui avait survolé  la mer sur un bon kilomètre au moins  , s'est mise à descendre d'un coup pour se diriger tout droit vers les abysses … Un gamin de quinze ou seize ans passait son temps à plonger dans l'eau depuis le haut de la rambarde , sept ou huit mètres au dessus de l'eau , puis à remonter par une échelle métallique . Je pouvais à peine le regarder tant ça me donnait le vertige ; il s'est arrêté pour bavarder avec trois dames d'aspect peu sportif , accompagnées d'un petit chien  - deux des dames , au moins , étaient rondes comme des boules -  qui devaient habiter le coin et profitaient du beau temps pour faire une paisible promenade du Dimanche . Il leur expliquait qu'auparavant , il plongeait en compagnie de son frère et d'un ami ; les aînés étaient partis , il plongeait seul maintenant , c'était un peu moins bien  . Une des dames ,   inquiète , lui a répété plusieurs fois " sois prudent " . Je n'aurais pas dit mieux …

 

 

      

      

 

Chapitre 2375 : je veux retourner à Roscoff
4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 10:44

 

   Le monde est comme il est  ,en tous temps . Sa nature en tant que Jeu , dans lequel chaque sorte de créature et d'évènement existe , est exactement telle qu'elle doit être . Ce qui est nécessaire est un changement à l'intérieur de vous , par lequel vous ouvrez vraiment les yeux  , et contemplez le monde comme la Lila du Divin .

 

                The world is a world at all times. The playful nature of it in which every kind of creature and event exists is as it should be. What is needed is a change within you, by which you open your true sight, and look upon the world as a Lila of the Lord.

              ( Swami Ramdass )

 

          Nous voilà sur la côte du Finistère ; dans une maison pratique et confortable . J'étais un peu angoissée de voir mon cher et tendre rester sur sa chaise longue   à la maison tout cet été de canicule , sans pouvoir vraiment faire de balades - près de chez nous , tout est en pente ,si  vite  ! et je voulais que lui , et Hermione , fassent le plein de bon air marin avant l'hiver .  J'ai donc compulsé longuement les annonces de  gîtes " bord de l'eau " , pendant quelques heures ; puis me suis impatientée , et , prenant  une photo de la plage voisine  pour le spectacle qu'on voyait du balcon et mes désirs pour des réalités , j'ai réservé cette maison à la pointe de " Neiz Vran " . Mais non , la maison n'est pas au bord de l'eau ; toutefois ,  on n'est pas loin de la mer ,  je peux même la voir de la chambre du haut ,  en me dressant sur la pointe des pieds .Faut dire que l'urbanisation dans la région est tout à fait extraordinaire ; foin de l'architecture traditionnelle , ne cherchez pas de maisons bretonnes aux toits en pente : un concepteur génial a eu l'idée de faire des maisons simplissimes en forme de cubes . Ca va tellement plus vite à construire ... Et comme il y a pléthore de tous petits terrains , les cubes sont construits les uns sur les autres au bord de la mer , ça se loue bien l'été . Bon , je ne vais pas jeter la pierre aux bretons , on est tous avides , ça dépend de quoi ... 

 

 

22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 10:46

 

 

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( Hum … je ne sais pas si c'est la rentrée des classes qui m'a inspiré cette peinture  . Le lapin cherche son inspiration , je ne crois pas qu'il soit en train de prendre des notes . Que fait la souris ? Elle cherche aussi . Bien entendu , la souris est le véhicule de Ganesh - l'intellect actif , qui permet de gérer l'immensité du monde représentée par le Dieu à tête d'éléphant . D'un autre côté , c'est Ganesh qui a écrit le Mahâbhârata , avec sa défense cassée - en trempant  , je crois , son porte-plume improvisé dans l'encre bleue de l'océan  .

Le Mahabharata fut dicté à Ganesha le sage Vyasa. Lors de ses méditations à Brahmâ, Vyasa avait vu qu'il devait demander à Ganesh d'être le scribe du poème que lui même composerait. Ainsi fut fait, le dieu éléphant accepta d'être le rédacteur à condition que Vyasa dicte sans s'arrêter. De son côté, le poète exigea que Ganesh comprenne le sens caché de chaque mot, le sens de chaque phrase et de leur implication. Lorsqu'un vers était dicté, Ganesha prenait le temps de réfléchir, d'analyser chaque pensée du poète. Cela permettait à Vyasa de composes les prochains vers. Ainsi, le Mahâbhârata doit être lu avec calme, il faut prendre le temps de lire et de l'analyser sans précipitation

http://indianred.pagesperso-orange.fr/defenseganesh.htm

          Et moi , dans l'instant , je viens de m'arracher à un délicieux moment de désherbage au potager - où j'ai planté hier une vingtaine de salades , et ce matin une rangée de mâches , dans le sol enrichi de fumier par mes soins  .  Il y a un petit mistral doux comme un angelot , ou comme des nuées d'angelots … Mais je dois venir faire ma toilette et m'habiller " propre" : cet après-midi , je me suis inscrite pour écouter un " atelier " de Dîpa sur la Bhagavad Gîta , à Montpellier . Ca sera , bien certainement , génial , je lui fais totalement confiance . Mais , s'arracher au jardin ,  justement  ce matin quand il fait bon et que les moustiques sont encore endormis , pour venir à l'intérieur écouter un cours , si passionnant soit-il … Quelle énergie il me faut quelquefois pour cesser une activité que j'aime … )

 

 

 

Chapitre 2373 : la réflexion
18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 07:15

 

 

         Nous sommes allés jusqu'à la Montagne de Lure , pour revoir une cousine âgée que j'aime bien . Je me souviens que , lorsqu'elle passait nous voir , c'était un rayon de lumière dans la maussaderie , la tristesse ou les disputes qui faisaient frémir de peur l'enfant que j'étais : je sais maintenant que c'est parce qu'elle semblait aimer et apprécier infiniment  chaque membre de ma famille  -  sans voir , ou sans vouloir voir , les diverses inimitiés - elle appréciait beaucoup ,  notamment , ma mère et ma tante . Quel bonheur je ressentais ! Quelle légèreté dans le cœur  !

           Ca a été , également ,  l'occasion d'une - trop brève ! - escapade dans ces paysages  des Alpes de Haute-Provence ; si lumineux  sous le soleil doux de la fin d'été . Lumineux , mais tellement sauvages … toutes ces falaises , ces pans de montagne pressés les uns contre les autres  qui surgissent  dans tous les sens - serrés , agités pendant des millions d'années comme par une houle en folie , séparés par des ravins schisteux ou des défilés étroits , des pans de talus rocheux qui s'effritent et montrent un panorama strié de couches  géologiques .            

         Lors d'une de ces  crises de généalogie qui me prennent de temps en temps , j'avais étendu mes recherches au hameau de Saint-Symphorien . Mon arrière-arrière-grand mère était née à Authon : Virginie Gassend  . Elle s'y était mariée avec un journalier , un travailleur de la terre qui n'en possédait pas un lopin  : Pierre Fouque , venu de Verdaches , encore un autre village , mais encore plus à l'Est ,  de l'autre côté de la montagne .  Ils ont vécu ensuite à Saint-Geniez et à Chardavon ; quatre enfants sont venus au fil des ans  . Le petit dernier  , Joseph Germain ,  est mort à trois ans   en 1850 . En 1856 , Pierre Fouque est mort aussi . Puis , l'aîné des garçons , Pierre , est mort un peu plus tard , à dix-neuf ou vingt ans .  Il était parti  à Marseille , m'a t'on dit , et est mort du choléra , en quarantaine   . En tout cas , en 1856 , Virginie  est restée veuve , avec ses deux filles - une de vingt ans et une de dix ; et  sans ressource . Elle s'est louée comme " domestique " ( mais ça veut peut-être dire qu'elle travaillait dans les champs , également ) ; c'est ce qu'a fait également sa plus grande fille , Baptistine-Magdeleine . J'ai perdu la trace de la benjamine , Emilie , ma future arrière-grand-mère … je ne sais où elle est allée ( peut-être chez les Ursulines à Digne , qui recueillaient les orphelines pauvres ; car il reste de ses lettres , écrites à sa fille , et  elle avait , non seulement une belle écriture , mais savait tourner une lettre  )   entre ses dix ans et son mariage avec Hippolyte , le facteur ,  dont la tournée passait par Saint-Geniez  . Un facteur qui , lui , savait lire - mais  pas écrire … Eux se sont installés à Volonne , dans la large vallée ouverte de la Durance .  Un ménage presque bourgeois , pour l'époque ! Attention , je n'ai pas dit " riche " . Mais , tout de même , un facteur … un salaire qui tombe régulièrement ,  à la fin de chaque mois … le Pérou !

         Virginie , la maman ,  s'est remariée à cinquante ans  après dix ans de veuvage  ; encore avec un paysan , mais qui , au moins ,  était propriétaire de sa terre  . Elle est venue  sur la commune de Saint-Symphorien , un  village  tout en bas de la montagne .  Saint-Geniez plane  sur les hauteurs aériennes , niché sur son petit plateau ,  trois cent mètres de falaises plus haut ; pour atteindre Saint-Symphorien , on  descend raide , dans des pierriers qui étaient autrefois des prés ,  par des sentiers muletiers qui dévalent presque à pic  sur la vallée du Vançon . Ensuite ,  on traverse la rivière par le pont de la Reine Jeanne ; puis  ,  on doit remonter de l'autre côté , sur un kilomètre à peu près ,  par une bonne piste  bien  large , une route autrefois fréquentée ,  munie d' un parapet encore  solide aujourd'hui  .  La grande fille , Baptistine ( ton ancêtre , Denise ! ) s'est , elle aussi , mariée à Saint-Symphorien … mais est allée habiter Saint-Geniez ensuite .

      J'ai donc voulu aller voir Saint-Symphorien .  

     Mais ce qui était un village d'une bonne centaine d'habitants en 1860 ( y compris les fermes dispersées alentour ) , avec une mairie , et surement une église ( quoique je n'en ai pas vu les restes , peut-être était-elle encore un peu plus haut ) est maintenant un hameau  en ruine ; à l'exception d'une seule maison retapée ,  qui est , peut-être ,  habitée pendant les vacances . Je me suis d'ailleurs demandé d'où leur venait l'eau : je n'ai vu ni  fontaine , ni puits . Et la rivière est à vingt minutes de marche , tout de même  .

            J'avais vu sur l'acte de mariage que le mari de Virginie était propriétaire d'une ferme  située à Aco-de-Roche , sur l'adret en face ;  finalement toute proche de Saint-Geniez . Alors que Saint-Symphorien est sur une crête de l'ubac  - et beaucoup plus bas que Saint-Geniez  . Entre les deux , serpente le Vançon , une petite rivière   optimiste , qui coule toujours gaiement malgré les deux mois de sécheresse de cet été  . Autrefois , il y avait tant de fermes dans ce paysage , un moulin , une tour … même des vignes sont indiquées sur le cadastre napoléonien .  J'ai rêvé , comme s'il s'agissait d'un temps béni . J'oubliais la pauvreté , la dureté des existences à l'époque ( mais en allant sur le site des archives départementales , il y a quelques photos de ces paysans des Basses-Alpes ; les visages durs , concentrés ,  souvent déjà las  , même pour les jeunes … ) . La nostalgie me guettait , d'avoir vu toutes ces ronces , ces murs éboulés , ces toits crevés , et la forêt  qui a effacé toutes les traces de cultures . Puis , je me suis souvenue qu'au dix-neuvième siècle , toute cette forêt magnifique de maintenant  ( pins et feuillus ) était absente . Les versants des montagnes était dénudés par un pacage intensif , siècle après siècle ; un article de la " Revue Forestière " nous apprend que  Sisteron était inondée avant que des ingénieurs forestiers n'aient l'idée lumineuse de reforester  - vers 1830 à peu près .

                                                                     … http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/27532/RFF_1959_8-9_610.pdf?sequence=1

           J'aime tellement la forêt … La nostalgie m'a quittée . Presque … Il parait qu 'il existe un roman de Pierre Magnan qui se passe dans ce coin . Pas un auteur que je chéris vraiment , je préférais Giono à son disciple . Mais , tout de même , je vais essayer de me le procurer , pour rêver aux beaux jours de Saint-Symphorien .

 

          

ça , c'est le " Pont de la Reine Jeanne" . Il y en a quelques dizaines en Provence , je le crains ...

ça , c'est le " Pont de la Reine Jeanne" . Il y en a quelques dizaines en Provence , je le crains ...

et ça , la vallée du Vançon , en amont , vue depuis le pont . Saint-Symphorien est à droite , Saint-Geniez à gauche , et loin , loin , derrière les montagnes , c'est Verdaches .

et ça , la vallée du Vançon , en amont , vue depuis le pont . Saint-Symphorien est à droite , Saint-Geniez à gauche , et loin , loin , derrière les montagnes , c'est Verdaches .

13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 15:48

 

 

 

 

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Chapitre 2371 : les Gardiens
13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 03:42
 ( c'est de là que je viens ... )

( c'est de là que je viens ... )

 

        Ce soir ( non , hier soir , il est quatre heures du matin ) j'ai accompagné un Rêve Lumière  pour une amie . Cette amie , dont j'admire , encore et toujours ,  l'énergie et les réalisations ,  a eu plus que sa part d'épreuves cet été ( notamment ) .  Elle a énoncé son intention sous la forme " je retrouve la Confiance Fondamentale " . Ou c'était peut-être " je retrouve la Confiance Primordiale" . J'ai trouvé , sur le moment , que c'était une belle expression ; tout en notant intérieurement que je ne connais certainement pas , en ce qui me concerne , de " Confiance Primordiale" . Je connais , surtout , la Peur Primordiale … et ça , je crois bien , depuis l'enfance . ( pourtant ,  il parait que , toute seule dans mon berceau , je riais  )

       Mais , bref … au cours du Rêve , fait en relaxation , la copine a atteint un état de bien-être profond , qu'elle a nommé  : plénitude . Elle a ajouté " c'est une plénitude qui n'est pas liée au fait d'avoir réalisé quelque chose , au fait d'avoir obtenu quelque chose " . Or , cette fille est , je l'ai dit , une réalisatrice incroyable … il suffit de visiter la maison chaleureuse  qu'elle a créée de ses mains à partir d'une ruine - les murs les portes les escaliers les placards les carrelages les poulaillers le jardin ,  et caetera , tout ça quasiment  seule  - pour s'en convaincre .

      Bref … Me voilà émerveillée , moi la trouillarde fondamentale qui doit sans cesse lutter contre mes peurs , d'avoir pu accompagner un tel Rêve … Et je me dis que , chaque fois que je chante le mantra OM Purnamadah , je réaffirme , moi aussi , l'intention de parvenir à cette Plénitude . ( on peut traduire le mot puurna par Plénitude , ce que fait Dîpa  . La première fois que je l'ai cherché dans le dictionnaire Huet , j'avais préféré " Infini " , et la traduction de Gerard Huet avait enchanté la vieille matheuse qui sommeille encore   . Tant de traductions , comme toujours ,  et toutes intéressantes )

 

Cela est infini , ceci est infini ; l'infini émane de l'infini ; même si l'on retire l'infini à l'infini , l'infini demeure

Cela est Plénitude , Ceci est Plénitude ; la Plénitude émane de la Plénitude ; même si l'on retire la Plénitude à la Plénitude , la Plénitude demeure .

 

 

 le  mot " Cela " est souvent employé pour " Dieu " . Quel bonheur , ce neutre !

 

 

 

 

( et  c'est là que je vais ! mais comme tout le monde ...  )  mais je viens de me rendre compte que j'avais fait une faute d'orthographe à la première ligne ...

( et c'est là que je vais ! mais comme tout le monde ... ) mais je viens de me rendre compte que j'avais fait une faute d'orthographe à la première ligne ...

10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 08:59

 

 ( dédié à  Juliette , que je remercie )

         Je viens de terminer ma dernière session de formation ; Virginie m'a donné , comme aux autres stagiaires , un joli papier bordé de bleu ,  disant que j'ai maintenant les compétences pour accompagner des " Rêve Lumière " .  Ca a l'air idiot mais j'en étais absolument éblouie et ravie - comme le diplôme de Sophrologue , c'est des études que personne ne m'a imposé … . Et donc , j'ai très envie de continuer cette formation , qui est essentiellement pratique , en accompagnant plus de gens . Mais ce matin , au moment de commencer le yoga , je me suis trouvée en proie à un stress : " Mais comment je peux faire le lien avec le Chant Védique ? "  Discipline que je veux continuer aussi  , et que je veux continuer à approfondir , de même que je veux continuer à approfondir la découverte de la culture et de la tradition spirituelle   indiennes .

       Oups …. dans la foulée du stage , je me suis souvenue de l'injonction qui me paralysait , quand maman m'emmenait , deux fois par an , choisir les chaussures d'hiver , et au printemps ,  les sandales :     " CHOISIS ! " d'une voix tellement en colère , tellement horripilée , que je me figeais sur place ...  Ma maman était stressée par la rentrée des classes , elle avait déjà du travail avec ses élèves , et ça la gonflait de faire des magasins de chaussures avec moi  , parce que je voulais regarder plusieurs devantures , rêver devant plusieurs vitrines ,  avant de choisir ( je n'avais pas la permission , même si j'en avais eu l'envie , de  sortir en ville toute seule ; je rentrais tout de suite à la maison pour faire mes devoirs ) . Moi ,je n'avais rien choisi dans ma vie - études imposées jusqu'à dix-neuf ans , quand j'ai réussi les concours ; l'avenir était imposé , de ce fait , en tout cas c'est comme ça que je le vivais - bien que , naturellement , il a changé du tout au tout ...  planning hyper stressant imposé ,  pratiquement pas d'amies .…  C'était donc la merveille , et la grande affaire de l'automne , ces chaussures  . CHOISIS !

 

      Et bien entendu , dans le présent , j'ai le droit de choisir ( c'est d'ailleurs pour ça que mes placards sont bourrés prêts à exploser , regorgeant de fringues , de chaussures ... ) .

       Mais  , en ce qui concerne ces deux branches ,qui semblent , à première vue ,  tellement  disparates , la spiritualité de l'Inde et le Rêve Eveillé , (  je suis tout à fait certaine qu'elles se rejoignent , dans la profondeur ; mais je n'arrive pas encore à le percevoir en détail )  , la vieille injonction maternelle resurgissait : CHOISIS ! Et  , malgré la conscience que c'était du passé , je restais dans le stress . Mais je me disais , aussi ,  que nombre de maîtres spirituels disent qu'il faut suivre ( avec ardeur ! avec obstination ! ) une seule voie .

        J'ai donc fait une petite séance de yoga , ça fait toujours du bien à mon corps  ; ensuite , il faisait trop humide et frais pour rester dehors , je suis rentrée dans la chambre de la glycine ; j'ai chanté , un peu . Et quand je me suis arrêtée pour méditer , j'ai entendu cette phrase , comme un message de sagesse  venu de l'extérieur , dont je vais me nourrir dans le présent  :

 

       " Un arbre a plusieurs branches et toutes poussent en même temps  ... "