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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 08:36

 

 

     Il pleut  à nouveau ce matin ; Hermione et les chats rentrent trempés ; le jardin est une mare de boue   ... et ...  j'ai envie de bavarder ... avant d'aller dessiner ... ( de jolies feuilles de bon papier aquarelle , déjà  imprégnées de couleurs et de taches par mes soins il y a quelques jours  ,  m'attendent dans mon atelier , les bras ouverts )

             Hier soir ,  j'ai essayé de continuer ce livre d'Yvan Amar .

             Mais : la suite du bouquin ne me parle pas .

             Vraiment pas .

             Ce qui est bien embêtant .

             Alors : soit , ça n'est toujours pas le moment de le lire .. Soit   ça ne le sera jamais . 

 

              Il y avait juste cette citation , copiée hier ; qui résonnait  profondément , heureusement , en moi . Je vois bien qu'une citation , une seule , c'est réducteur ;  ma pensée , mon mental , ont envie de construire leur propre enseignement de sagesse  à usage personnel - à partir de cette seule citation ,  puisant de façon sélective dans le bric et le broc de ce qu'il a digéré des divers enseignements et des diverses citations et des diverses expériences depuis trente ans .  Tandis que cette citation est tirée d'un enseignement cohérent ,  construit et existant , qui s'offre dans le reste du livre - livre que je n'arrive justement pas à lire . Alors - ce que je crois en retirer de cette citation ,  là dans l'instant , est-ce uniquement le mental , avide de simplifier et de théoriser , le mental qui fait une petite pelote et la triture avaricieusement   -  ou est-ce l'intuition , l'lintelligence véritable , la buddhi  ouvrant des portes sur une compréhension lumineuse  ?

             Je sais bien aussi , je sens bien aussi , je suis certaine qu'il faudra que je retourne écouter Mooji , même si la pléthore de  gentils disciples  vêtus de blancs et radieux de la Sangha m'agace un tantinet  ( hum , tu étais bien contente qu'ils aient fait tout cet énorme travail de mise en place  à Rishikesh , l'autre année ) . Bah !  Je dois participer à un week-end   dans quelques jours  ;  je suis presque sure que ça va me remettre les idées en place . Je me suis inscrite en lisant le petit texte de présentation , que j'ai trouvé absolument magnifique , et qui me touche ;  je vous le copie ( intégralement ! parce que bien sur , à sa place , j'aurais retiré les mots en majuscules , tant je me méfie de l'emphase ) ici :

 

S'éveiller et Vivre dans la présence au DIVIN c'est retrouver notre souveraineté et notre rayonnement d'origine, ceux de l'Être que nous étions avant toute forme de blessure ou sentiment de séparation. C'est retrouver l'accès simple et naturel à nos pouvoirs de guérison et de création, c'est être à même de déployer et utiliser tous nos potentiels et nous épanouir dans tous les plans de notre existence. Vivre dans la présence au DIVIN c'est suivre notre chemin véritable, redonner son aspect Sacré au vivant, et être en gratitude pour les êtres, le monde et la vie qui nous accueillent en leur sein.

 

           L'animatrice , Virginie Boissière , est une personne que j'ai rencontrée quelques fois il y a plusieurs années  , une jeune femme ; la toute première fois , un travail de groupe d'une journée , c'avait été extraordinaire ; j'avais fait l'expérience , brièvement , d' une tendresse infinie - comme venue  de l'extérieur ; mais venue de personne en particulier  . La deuxième et troisième fois , deux entretiens individuels - et j'avais été  déçue  . Mais c'était il y a six ou sept ans , et tout le monde a grandi depuis . On va voir ...

 

 

 

14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 09:14

 

          C'est dans " l'Effort et la Grâce " d'Yvan Amar - Hier soir  , j'ai regardé " Cash Investigation " ... puis   fini un polar de Donna Leon , également une histoire de corruption ; j'en ai conclu , avec tristesse , que la fiction et la réalité se rejoignent , là . Et  comme je ne voulais pas m'endormir là dessus  , qu'en plus je n'avais pas sommeil -  je m'étais fait piquer , pour ce tout premier après-midi de printemps ,  merveilleusement tiède et ensoleillé  ,  par le tout premier  minuscule insecte volant  , même pas un moustique ,  genre moucheron ... pendant que je nettoyais les rosiers en bas du jardin ; et la cloque grossissait et grandissait et devenait rouge au dessus de ma clavicule   - j'ai pris ce bouquin qui m'a été offert par Claudette , en 2009 , que j'avais rapidement abandonné  ... et que je me promettais toujours de lire vraiment , mais ça n'était jamais le moment .

Là , ça l'était .

Il parle de ce qu'il  nomme son Eveil :

 

 " J'avais soudain la révélation que cette vie qui s'écoulait d'instant en instant , ce changement permanent , ce grand processus , c'était cela le réel , et que la peur que j'en avais m'avait fait rechercher une réalité immuable au delà du changement . Ce changement était la réalité , et la réalité c'était être ce changement , sans décalage .C'était être un avec le mouvement de la vie . Pendant des années , j'avais cherché une connaissance immuable qui abolirait toute ignorance , sans pour autant entrer dans aucune connaissance . La mouvance est par nature mystère et être la mouvance de vie , c'était être le mystère . La question n'était donc pas de connaître le mystère  où d'un seul coup quelque chose était connu , mais de connaître le mystère parce qu'on est le mystère .  Quand on m'a demandé , à l'époque , si je pouvais dire à quoi correspondait cet éveil , cette illumination , j'ai dit : " C'est tout simple , je suis passé d'une incompréhension triste à une incompréhension joyeuse " . De fait s'était complétement effacée de moi l'idée d'une connaissance acquise ,et cette ignorance , cette incompréhension joyeuse , apparaissait bien plus intelligente que tous les savoirs que j'avais accumulés . "

 

 

        Hélas  , quand je vivais à Aix et que j'allais écouter Yvan , j'étais trop enfermée dans mes murailles pour pouvoir vraiment être réceptive à ce qu'il disait . Et maintenant .. je lis ce paragraphe  , qui me touche et m'émerveille  - et voilà que je suis un peu jalouse de cet Eveil , de cette joie  ; me disant que j'aurais bientôt soixante-dix berges et que je marine toujours , la plupart du temps , dans l'incompréhension triste .  Encore une pensée , encore une émotion !  Allez , je la laisse passer , je ne la bétonne pas à l'intérieur de moi - ça n'est qu'une émotion ; je reviens au bien-être de la respiration ( chouette ! déjà , mon nez n'est plus bouché ) ...Il faudrait bien plutôt que je m'occupe de réparer le manche de ma fourche -bêche , je l'ai cassé hier en essayant vainement de déraciner une souche opiniâtre .

 

13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 07:37

 

 

 

          (  Sporobolus : c'est une graminée ... le chiendent et le pain d'oiseau sont des graminées , bien sur - mais il y en a tant d'autres ... un autre nom pour graminée c'est poacae )  

 

Chapitre 2294 : Humilité ( Auroville , 2)

 

 

              

" L'Humilité , c'est l'état de conscience dans lequel vous savez  , quelle que soit votre compréhension , que  l'infini est encore en face de vous "

    Grâce au commentaire de Jyoti - j'avais tout simplement mal compris le mot " realization " -  ma première remarque ( ci-dessous ) n'a absolument plus lieu d'être  ; maintenant ,  au contraire , je ressens cette  définition, donnée par Mère ,  de l'humilité , comme une merveilleuse porte ouverte ...

Remarque :  Bien entendu , pour quelqu'un de qui , dés l'enfance , on a exigé des réalisations trop difficiles   , toujours plus difficiles  ,  c'est un peu pénible à entendre , dit comme ça ; et rappelle douloureusement  le " tu n'arriveras jamais à rien " , ou " elle n'arrivera jamais à rien " maternel . Mais je pressens bien , tout de même , que la phrase peut avoir  un autre sens que ma projection personnelle - un sens heureux  , et tout simplement réaliste . Alors , comment dire ? L'Infini est toujours à côté de moi  ?

 

 

 

 

12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 09:45

 

 

            Cette année , je suis retournée , pour une brève visite de quelques heures seulement  , à Auroville ;  pour montrer à Philippe , - de loin ! puisqu'on ne peut plus s'en approcher sans permis  -  le Matrimandir  , à Auroville . Depuis la dernière fois , avaient été plantées  , sur le chemin , plusieurs  grandes pierres  peintes , d'après le livre que Mère a écrit sur les fleurs  ;  sans forcément trouver ça esthétique ,   j'ai apprécié  , même si je ne suis pas à l'aise avec le mot " âme " dont je ne connais jamais la signification  . Et puis , en relisant , je suis intriguée par le " what it is given  " ... que je me demande comment traduire ( Jyoti ? Qu'en dis-tu ? ) , parce que j'aurais cru qu'on devait dire " what is given " . Est-ce que cette façon de parler ajoute une nuance à laquelle je n'ai rien compris ? 

 

 L'ego pense à ce qu'il veut et qu'il n'a pas . C'est sa préoccupation constante . L'âme est consciente de ce qui lui est donné et vit dans une gratitude sans fin .

 

          

 

 

Chapitre 2294 :  Gratitude ( Auroville , 1)
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 07:14

 

 

 

*

 

 

Chapitre 2293 : fabricant mon cocon ( 2)

 

 

 

      Ce matin , en sortant de la position assise dans laquelle je méditais ( ouh ! les genoux qui se déplient ... )  je me sentais , à la fois soulagée ( j'en ai ras-le-bol de faire des efforts ) et triste de quitter cet espace tranquille , intérieur et extérieur : le matin , j'aime le moment paisible avant le lever du soleil . Pas de bruit dans la maison , les flammes des petites bougies qui vacillent devant les photos des maîtres souriants , devant la statue de la petite Tara ... Et puis , me suis-je demandé avec nostalgie , pourquoi ne pas continuer à méditer ? Rien ne m'attirait  des activités de la journée .

     Quelquefois , je me dis que j'aurais du être nonne .

     La tasse de café à la main - je ne devrais pas appeler ça du café , tant la proportion d'eau chaude que j'y ajoute est démesurée - je me pose devant l'ordinateur . Puis me demande pourquoi diable je ne reste pas plus longtemps , intérieurement , dans ce refuge paisible de la méditation , m'appuyant , par exemple , sur cette sensation de chaleur rassurante dans le ventre -  même si je fais autre chose . Après tout , quel besoin a t'il  ce mental  de s'agiter ? quel besoin  ai-je de me laisser happer par l'extérieur ?  par la folie ambiante ? Je peux rester tranquille , en contact avec cet état paisible , même si je ne médite pas . Si les "activités de la journée" m'ennuient , je peux ne pas leur donner toute mon attention , ou les faire en méditant . Y compris , passer dix fois la serpillière parce que j'aime que le sol soit propre et qu'Hermione rentre du jardin boueux vingt fois par jour .

     Enfin je  crois .... parce que la vérité m'oblige à reconnaître que Philippe et moi nous sommes disputés comme des chiffonniers hier après-midi . Hier après-midi : j'émerge ,  paresseusement , difficilement ,  de la sieste ; je jette un œil dans le jardin , et qu'est-ce que je vois  ? Mon Philippe  en train de vaporiser de la décoction d'huile blanche ,  le traitement de fin d'hiver qu'il estime de son devoir absolu  de faire ; on s'était déjà disputé à ce sujet , je trouve que c'est complétement inutile  -  c'est soi -disant " bio " mais c'est tout de même de l'insecticide . D'ailleurs , il a mis un foulard sur sa tête , un autre pour se protéger le nez , façon braqueur de banque très artisanal .  Et il est en train  de vaporiser , donc ,  un pommier du Japon en fleurs . Mon sang n'a fait qu'un tour ... Sacré nom  ! les arbres commencent tout juste à fleurir , les  abeilles  et les bourdons commencent juste à sortir dans ce printemps qui commence ,  et ce crétin va mettre de l'insecticide sur des fleurs ! Assassin immonde  ! Parisien !

      Ca c'est terminé que c'est moi qui ai pris ce foutu bidon d'insecticide sur le dos  , j'aurais  bien  flanqué tout le contenu dans les WC mais il parait que ça risquerait de faire du mal aux petite bactéries qui grouillent dans la fosse septique . D'ailleurs ,  je peux très bien le faire  même si  c'est lourd et si le tuyau fuit , et d'autant plus que je suis dans une colère noire et que ça m'aide à sortir de la sieste vite fait   . Et  j'ai terminé de vaporiser ,  uniquement sur les troncs des conifères . Ils ont toujours tendance à avoir de l'araignée rouge l'été , et il n'y a aucune fleur à proximité .

       Bon ! Mais ça , c'était hier . Nos disputes ne durent jamais longtemps , et ce matin , je me dis que j'ai envie de rester davantage dans cette paix , à l'intérieur de moi .

       

 

 

 

Chapitre 2293 : fabricant mon cocon ( 2)
11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 09:41

 

 

       Bon ... je médite tous les matins ; l'année dernière , je chantais des mantras en plus , ou des hymnes plus longs ;  depuis que je suis revenue de Tiruvannamalai , je me contente la plupart du temps de me concentrer sur ma respiration , laissant passer les pensées . Ou essayant , plutôt , de laisser passer les pensées . Hier , par extraordinaire , c'était une méditation très profonde .  La plupart des enseignements spirituels disent qu'en méditant , on retrouve sa nature véritable , qui serait profondément paisible et heureuse . Mais en ce qui me concerne ,  j'ai seulement l'impression que se crée parfois  , soit au prix d'un travail acharné  , soit quelquefois spontanément , avec l'aide du lieu qui m'accueille alors ,  un cocon protecteur paisible et bienfaisant .

         Un cocon ? Samedi dernier , j'ai assisté à une conférence que j'ai trouvée passionnante ( ne connaissant rien à la question ; pourtant depuis quatorze ans que j'habite les Cévennes , je devrais être mieux au courant ! ) sur les fileuses de soie . La conférencière nous a , bien entendu , parlé de l'élevage des vers , fait par les femmes également . Et cet élevage s'appelait , un mot terrible , éducation des vers . L'éducation , qui consiste à les amener à maturité par des soins très minutieux et attentifs - mais , finalement - le point culminant de cette éducation , c'est de les ébouillanter . Oui , bien sur : il faut jeter les cocons dans l'eau bouillante , pour recueillir ensuite le précieux fil de soie . Bouh ! pas sympa pour les vers ... et dire que j'ai encore quelques écharpes en soie ...  

        Mais quand j'y repense , j'ai l'impression que mes parents concevaient un peu l'éducation comme ça ... Le précieux fil de soie , c'était la satisfaction pour les parents  d'avoir , à la fin , un enfant diplômé . La réussite , enfin  . Mais , et le ver ? Qu'est-ce qu'il ressent , ça doit pas être agréable , ébouillanté  ? Bah !

       

 

 

Bon , décidément , ces séances d'ostéo ont fait revenir des émotions peu agréables ...  ça passera !

Bon , décidément , ces séances d'ostéo ont fait revenir des émotions peu agréables ... ça passera !

11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 08:17

 

 

 

          Il pleut , pleut , pleut ...  il pleut à seaux , ou ,il pleut comme vache qui pisse  , ou , il pleut des hallebardes , ou ...  Hier matin , comme je vous disais , je suis allée patouiller dans la boue  , pendant un moment exaltant , parce que la pluie était  toute fine et légère ; mais une averse plus soutenue  m'a ramenée à l'intérieur .

          Baptiste sort malgré l'humidité  , tant il aime la liberté et les promenades . Pourtant , ce matin , assis sur le meuble mouillé du balcon de l'Ouest , il a miaulé plaintivement en me regardant avec reproche . J'ai beau lui expliquer que je ne suis pas responsable de la météo , il ne me croit pas vraiment . Tout le monde a le droit de s'inventer un Dieu , bien sur .

         Je passe un temps énorme à regarder tout et n'importe quoi sur l'ordinateur . Entre autres :  les catalogues de fringues ... J'y ai passé  , depuis que je suis sourde , depuis qu'il neige ou pleut , bien une heure par jour  - pendant trois semaines . A comparer  les photos , m'imaginer les couleurs , les étoffes  , leur contact , leur tombé ... C'est génial : on peut cliquer sur plusieurs chemisiers , les " mettre de côté " parmi les " favoris "  - puis ,  le lendemain matin , se souvenir qu'on a besoin de faire des économies , qu'on  n' a pas du tout besoin de vêtements neufs , et d'ailleurs qu'on n'en a même plus envie , qu'on s'en fiche ...

et recommencer le soir .

           Hier matin , j'ai fini par craquer et faire une commande .

           Et aujourd'hui , donc , plus question de passer du temps à regarder les catalogues , à être en contact avec mon désir. Alors ?  Il me reste maintenant  à  être en contact avec la racine du désir .  Avec le genre d'impatience , ou sentiment d'incomplétude , ou léger ennui  , je n'arrive pas à trouver le mot juste ... tous sentiments qui m'ont amenée à désirer des vêtements neufs , comme si ça allait m'apporter le bonheur .

 

 

 

         

10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 10:21

 

 

      Il pleut ,  pleut ,  pleut ... Mais - quelle joie ! je me suis réveillée avec les oreilles à peine bouchées ;  et  me suis retrouvée , ensuite ,  en train de chanter sous la douche . Ca faisait plus d' un mois que ça ne m'était plus arrivé !

        Sous une bruine douce , je suis descendue jusqu'au potager - à certains endroits , au moins  cinq centimètres d'eau font des flaques profondes  . Mais les framboisiers - où j'avais oublié de mettre de l'engrais - sont dans une partie moins argileuse ; et j'ai  donc pu passer une heure délicieuse à les nettoyer des mauvaises herbes ( toujours ce fichu chiendent brachypode , qui étend sournoisement sous terre , à l'horizontale ,  ses stolons fins et blancs , dans les endroits les plus compliqués ... )  puis à griffer le sol pour enfouir le fumier desséché que j'y avais répandu . Mais sous la pluie , même légère , même avec un bonnet ...  Le manche de la fourche-bêche est devenu tout boueux , ma tête humide ,  et puis j'ai toujours tendance , inconsciemment , à essuyer mes mains ,quand elles sont trop poisseuses , sur mon jean dont le bas était déjà trempé  . Bref : temps d'arrêter .

       Mais quel bonheur ! et une autre bonne nouvelle ,c 'est que les pousses de radis sont en train de sortir de terre ... mon semis va t'il être enfin réussi cette année , les radis vont-ils , enfin , être normaux et non  pas gros comme des ficelles ? Je les ai semés plus profond , je me suis dit que c'était peut-être la raison de leur triste mine , toutes les années précédentes .  Les pois gourmands , par  contre , ne donnent pas encore de nouvelles . Courage !

 

 

 

9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 18:03

 

 

              Je me réveille - il est quatre heures de l'après-midi . Depuis la séance d'ostéopathie de Lundi , j'ai la maladie du sommeil . Je roupille , je roupille , je roupille ... et quand je ne roupille pas ,  c'est à dire quelques heures le matin et en soirée , je dodeline de la tête ,  lourde , si terriblement lourde  , mes paupières se ferment  -  et j'ai envie de me recoucher ... Ce n'est pas désagréable , d'ailleurs . Il n'y a pas eu , comme après la première séance , de passage d'émotions déjà ressassées , mais encore terriblement négatives .

          Bon ! Donc , je m'arrache au canapé ,difficilement - et l'air chante dans ma tête . C'est Bored by dreams , de Marianne Faithfull . 

 Je n'ai pas tout de suite retrouvé les paroles . C'est drôle , me dis-je , je ne suis pas vraiment lasse des rêves , moi , j'adore rêver ...  Alors , de quels rêves suis-je lasse ? Déjà , de ceux que ma famille avaient pour moi , et qui ont imprégnés ma tête et mon corps de leurs exigences aberrantes : de tous les rêves qui m'empêchent d'accepter joyeusement le moment présent , quel qu'il soit ...        

         Marianne Faithfull ... j'ai adoré l'album Broken English - paru dans les années 90 , je crois , de toutes façons ça ne nous rajeunit pas ... et puis les suivants ...  cette voix riche ,  rauque , douce ou véhémente ... Alors ,  la semaine dernière , j'ai avidement regardé le documentaire que lui a consacré Sandrine Bonnaire . J'ai été un peu déçue : parce que Marianne Faithfull est une personne tellement pudique ( pas comme moi ! ) . J'aurais voulu en savoir plus sur la femme qui a écrit , et chanté , Guilt : la chanson qui me fait du bien dans mes pires moments de déprime et de culpabilité . Mais non : elle ne se confie pas ; et dés qu'une question touche à l'intime et l'emmerde ,  elle a un sourire exquis et lumineux , puis supplie  Sandrine Bonnaire , de couper  la caméra .

           Mais le film présentait des tas de petits films d'archives ; on y voyait Marianne , toute jeunette , ravissante et réservée , ( dans ma famille on aurait dit jolie comme un cœur ) , en jeune fille de bonne famille d'abord puis en hippie ensuite , au bras de Mick Jagger ; se réfugiant déjà derrière ce sourire exquis  , lumineux , dés qu'une question l'emmerde ...  Côté musical , Dieu merci , sa voix et sa musique se sont épanouis ; parce qu'il faut bien dire que c'était pas  fabuleux quand elle a commencé ; pourtant , elle avait du succés . Faut dire qu'à l'époque , chez nous , Sheila et Claude François avaient du succès aussi . Baah !

           Elle a dit , en outre , quelque chose qui m'intéresse  : à une époque de sa vie ( je ne me souviens plus , je crois que c'est juste après sa tentative de suicide ) , elle a pris la décision de tout donner à son art .

        Eh bien , elle a tout donné , et elle a le droit , et c'est magnifique  . Tout le reste , c'est de l'anecdote ;  les auditeurs n'ont pas besoin d'en savoir plus ... ni moi non plus , sur ma sœur de culpabilité .

  

 

6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 23:41

 

 

 

      Dés que j'ai eu terminé de la peindre , je me suis rendu compte qu'elle n'était pas à l'aise , qu'elle  avait un peu  froid . Pour ma part , je mets toujours une écharpe , l'hiver , en laine bien douce si possible  . Je ne sais pas si j'arriverai , demain matin , à lui en peindre une par dessus sa veste - qui ressemble d'ailleurs à ma propre veste noire  comme une soeur ; même à la gouache , j'ai peur que ça ne fasse pas très joli . Ou alors , peut-être , une écharpe un peu sombre .

 

 

 

Chapitre 2288 : une souris sans son écharpe