Petites Peintures
A l'origine , c'était un blog pour montrer mes peintures ,qui sont des petits formats sur papier . Au fil des jours et des mois , et parce que j'écris quand je n'ai pas la disponibilité pour peindre , c'est devenu un endroit en dents de scie qui m'a permis d'assumer enthousiasmes et déprimes , joies et agacements ,bien souvent comme si c'était la dernière bouée qui me restait sur terre . Il est nécessaire que vous gardiez à l'esprit que c'est le blog de quelqu'un qui est en cheminement ; quelqu'un qui sait , comme le lecteur , que les émotions changent sans cesse , les émotions qui sont refus du monde qui m'advient , et qu'il ne faut pas trop s'y laisser prendre ; mais pas les nier non plus ; et que l'enseignement des sages est : " Tout est bien ". Un monde harmonieux , en somme , pour peu que nous puissions en comprendre les mécanismes ... ce qui n'est pas encore mon cas .Oui , j'ai fait quelques progrés en trente ans , si vous saviez d'où je viens ... Le chemin m'emméne , de toutes façons . Vers où ? En attendant de le comprendre , ce monde , on peut juste émettre le voeu boudhiste : " Puissent tous les êtres se sentir heureux " - si vous le préférez en Sanskrit : Loka Samastha Sukhino Bhavantu
J'explique le pourquoi du pseudonyme en partie dans le bandeau de mon autre blog , au nom tiré de Lewis Caroll , mais néanmoins consacré à des voyages en Inde - le lien est tout en bas à gauche , mais vraiment , en bas , en bas ...
Branchesetbosquets , c'est l'étymologie de mon nom de famille - et puis ça me confortait dans l'impression d'être un personnage de Tolkien . Enfin , si vous avez perdu mon e-mail : c'est francoise.rambosson@free.fr , et je préférerais , de beaucoup , que ça apparaisse en petit mais - j'arrive pas .
En écrivant une lettre ce matin , je voulais , reprenant le sujet de l'article précédent , parler de tous les aspects de moi dont je voudrais tellement , désespérément , arriver à gérer la multiplicité grouillante .
( le sanskrit;
le yoga ;
la formation en Rêve Lumière ;
jardiner ;
dessiner ;
passer du temps avec Philippe , qui aime aller au cinéma quand il pleut , se promener quand il fait beau ;
voir les copines ;
chanter ;
etc... , etc... )
( Et je ne parle même pas de l'heure passée , tous les matins , à faire le ménage . Nous voulions habiter dans une grande maison ; c'est le cas , et nous en sommes ravis ; mais habiter , par temps de pluie , à la campagne , avec un clebard qui rentre et sort plusieurs fois par jour pour prendre , dirait-on , un bain de boue bienfaisant dans le fossé , et se vautrer ensuite amicalement sur le carrelage du couloir ... nécessite de l'énergie et du temps . Notre femme de ménage , qui vient une fois par semaine d'ordinaire , est en train de pouponner son premier bébé , et c'est heureux ... d'ailleurs , sa petitoune est exquise . Mais que de temps passé à nettoyer , quand on aime une maison propre et harmonieuse , extérieur comme intérieur ! et , non , ça ne remplace pas vraiment une bonne séance de yoga !!!! )
Dans ma lettre , donc , j'ai failli employer l'expression " tous ces aspects qui sont en demande " . Et j'ai pris conscience à ce moment là que cette sensation angoissée de devoir faire face à de multiples demandes , de multiples exigences , de multiples chemins , avec le désespoir qui pointe et me terrifie si je n'arrive pas à tout faire ; une sensation que j'ai déjà dessinée plusieurs fois ( au moins deux ! ) ; que cette angoisse , a certainement à voir avec l'enfance . Avec l'enfance ! mais oui ! et donc , le problème va pouvoir être résolu , pour arriver , bientôt ! à butiner paisiblement tous ces chemins , toutes ces fleurs ... je sais que le prochain Rêve Eveillé va me guider vers la résolution . Pelure d'oignon après pelure d'oignon , pour dissoudre le mental ...
Je me sens , dans l'instant ... le cul un tout petit peu entre deux chaises . Après ces quatre jours de formation de Rêve Eveillé , dans une direction un peu New Age , un peu chamanisme , un peu magique . Euh , un peu beaucoup , même . Et Dieu sait que j'adore ça ... Seulement , j'ai légèrement abandonné le sanskrit ces derniers mois ; depuis , en fait , que j'ai eu , à l'ashram de Ramana Maharshi , cette chambre difficile à cause du bruit , jointe à la déception de ne pas trouver l'Avadhuta Gîta , que j'espérais copier et travailler . Cette formation , très concrète , très peu théorique , va aussi me demander un peu de temps dans les mois qui viennent : les membres du groupe vont faire des échanges pour pratiquer , entre accompagnants et rêveurs . Ce qui me plait . Mais il va me falloir concilier , et sans stress , c'est bien la moindre des choses , toutes ces directions , toutes ces portes qui s'ouvrent , chacune dévoilant un paysage fabuleux ... Sans compter que j'aurais eu envie de refaire un peu de modelage ! ... Et puis , tant de stages me font envie , pour l'été ...
Cet après-midi , giboulées ... Je suis descendue au jardin , l' appareil photo en poche , bien abrité au chaud à l'arrière de mon jean , et m'apprêtais à prendre en photo les tulipes , les narcisses et les fleurs de poirier mouillées . Si jolies ... Mais j'ai voulu , d'abord , cueillir de l'oseille et des cébettes pour la soupe ; puis n'ai pu m'empêcher de gratouiller un peu la terre légère du potager pour enlever les pieds d'alouette qui s'obstinent à repousser entre les radis ( ne nous lamentons pas sur les pieds d'alouette , puisque je leur ai ménagé une place , en haut du jardin , où ils pourront fleurir au large ) - et puis , d'un coup ! l'averse ..
Si bien que je suis rentrée m'abriter - sans photos . Puis me suis souvenue que je voulais vous montrer celles prises Mercredi dernier dans la colline , parce que tout y fleurit en même temps : les iris nains , les poiriers sauvages , les minuscules jonquilles de garrigue ( qui sont , ici , minces et aériennes , avec une tige fine et de petites corolles ) ; encore , les dernières abeillettes - et le thym est en boutons !
Je rentre , ce soir après 4 jours de formation - enthousiasmée par mon stage de " Rêve Lumière " , mais la cervelle un peu passée à la moulinette . Dans ces cas là , je m'installe devant la cheminée - je sais pas chez vous , mais ici il repleut - et je zappe . Sur la 5 , il y avait un nommé Mordillat , parlant , fort agréablement et clairement , de la politique actuelle du gouvernement , en ce qui concerne la SNCF , les hôpitaux , les EHPAD , en particulier *** - et la destruction du Service Public en général ... et ce monsieur a dit en passant qu'il y a une cagnotte pour soutenir les cheminots grévistes . Ce qui m'a intéressée , parce que je ne fais partie d'aucun syndicat , et je trouve que nous présenter les cheminots comme des " nantis " , c'est vraiment bas .Ce monsieur Mordillat était censé faire un duel avec l'inénarrable Romain Goupil ; ça ne m'intéressait pas , j'ai arrêté la télé et je suis partie me coucher .
Bon , en attendant , si vous voulez soutenir les cheminots , c'est tout simple : vous faites " cagnotte pour les cheminots " sur Google , vous prenez n'importe quelle réponse , ça vous amènera sur https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/31978353/a8a95db7
et ensuite vous n'avez qu'à cliquer ...
Et bien entendu , cet aparté n'a strictement rien , rien , rien à voir avec le contenu de mon stage !
*** ( remarque matinale : Ah , tiens , je ne savais pas , mais il y a les barrages en plus ! Actuellement , c'est EDF qui les gère ; il parait que , en accord avec les directives européennes , leur exploitation va s'ouvrir à la concurrence .... fascinant , tout ce qu'on apprend rien qu'en ouvrant son ordinateur ! )
Je n'aurais , certes , jamais eu l'idée de lire un livre sur Spinoza , si Lili ne m'en avait parlé avec enthousiasme pendant que nous prenions un petit café à la Nougatine . ( Vous savez que je suis totalement ignare pour tous ces grands philosophes , sauf les indiens , et deux ou trois stoïciens ; de plus mon intellect est papillonnant , bien peu porté aux longues, ennuyeuses interrogations intellectuelles qui me paraissent caractériser la philosophie occidentale ) . Mais celui-ci , comme la copine le suggérait , est vraiment intéressant , et facile à lire en quelque sorte ; et puis , je n'avais jamais lu de livre de Frédéric Lenoir , mais j'ai de la sympathie pour lui après avoir écouté , il y a quelques années , une longue interview qu'il donnait à la radio . Et voilà pourquoi ce matin - tout en faisant , immobile , le bout de chemin habituel ,côte à côte avec la tristesse habituelle du réveil ; laquelle est vivifiée par les journées de formation que je fais en ce moment et où je dois me confronter avec quelques autres pelures d'oignon de mon ego - ce matin , en particulier , le mot " joie " , l'idée de " joie " revient et revient dans la méditation .
Les deux visages de sages ( Neem Karoli Baba et Jillelamudi Amma ) que la petite bougie illumine sont tellement heureux ... c'est ça qui m'a attirée dans les visages de maîtres de sagesse indiens . Leur joie . Ne parlons même pas du bienheureux Swami Gnanananda flottant sur son inoubliable et impossible nénuphar rose bonbon ... une image si merveilleusement kitsch qu'elle trône depuis des années sur la petite table de notre entrée . ( Et , bien entendu , si l'on creuse derrière leur visage de joie , il y a une telle extraordinaire intelligence , intelligence de la vie , du monde , derrière le visage souriant )
J'ai du vous dire aussi que je n'ai jamais vu le visage de ma mère vraiment joyeux , vraiment illuminé par la joie . Sauf s: ur une photo , une photo datant d'avant ma naissance , où elle est avec mon père , revenu sain et sauf de la guerre - en 1941 . Je crois bien que c'est cette tristesse entourant mon enfance qui revient , depuis quelques mois , tous les matins comme une copine ...
Voilà ... j'ai envie de vous copier ce passage du bouquin sur Spinoza , que je viens, donc , de commencer :
" Cette recherche du " bien véritable" , telle que le jeune Spinoza l'exprime , est l'essence même de la quête de la sagesse selon les anciens philosophes grecs . C'est à dire un bonheur profond et durable , que l'on peut obtenir en devenant en quelque sorte indifférent aux événements extérieurs , qu'il soient agréables ou désagréables , mais en transformant son esprit pour qu'il trouve à l'intérieur de lui-même un bonheur permanent . Ce qui m'apparait déjà comme propre à Spinoza , dés ces premiers moments de l'élaboration de la pensée , c'est que ce bonheur suprême prend le visage concret de la joie . Or les écoles de sagesse de l'Antiquité , notamment l'épicurisme et le stoïcisme , font peu de ca de la joie : le bonheur véritable ( eudemonia ) a plutôt le visage de la sérénité , de l'absence de trouble ( ataraxie ) . La quête de sagesse est la même - ne plus faire dépendre son bonheur des causes extérieures - mais cette orientation originale vers la joie caractérise en propre , et cela dés sa genèse , la sagesse spinoziste ."
( Frédéric Lenoir , Le Miracle Spinoza , Fayard , p. 33 )
Donc , suite de la traduction du magazine ... c'est mon article préféré . Tellement clair , lumineux . Et opérationnel - surement , celui que j'emporterai sur une île déserte . Aucun présupposé idéologique , youpi ! Bien entendu , vous pouvez toujours aller regarder dans La première et dernière liberté pour une autre traduction , et puis c'est plus agréable les livres papier à mon avis . Mais tout de même , c'est génial qu'ils disent " Sri Krishnamurti " ... et pas Krishnamurti . Eh oui , si je me souviens bien , il y avait dans la grande salle son portrait , au milieu de plein d'autres maîtres spirituels ... lui qui a tant râlé contre les gourous !
http://www.anandashram.org/media/the-vision-the-monthly-magazine/
LE SENS DE LA DOULEUR ET DE LA SOUFFRANCE
réponses de Sri J Krishnamurti
Question: Quel est le sens de la douleur , de la souffrance ?
Krisnamurti : Qu’est-ce que la souffrance ? C’est une forme profonde de perturbation , que je n’aime pas : mon fils est mort . J’ai construit autour de lui tous mes espoirs , ou autour de ma fille , de mon mari , de ce que vous voulez . J'ai conservé précieusement son souvenir , avec tout ce que que je voulais qu’il soit , et j’en ai fait mon compagnon - vous connaissez ce genre de choses . Cette perturbation , je l’appelle souffrance .
Si je n’aime pas cette souffrance , alors je dis : « Pourquoi est-ce que je souffre ? Je l’aimais tellement … Il était comme ça … J’avais ça . » J’essaie de fuir dans les mots , les étiquettes , les croyances , comme le font la plupart d’entre nous . Ca agit comme un narcotique . Si je ne fais pas ça , que se passe t’il ? Je suis simplement conscient de la souffrance . Je ne la condamne pas , je ne la justifie pas - Je souffre . Alors je peux suivre ses mouvements , n’est-ce pas ? Alors je peux suivre tout le contenu de ce qu’elle signifie - « Je peux suivre » au sens d’essayer de comprendre quelque chose .
Quand je suis simplement conscient de la souffrance , non pas comme séparée de moi , pas en tant qu’observateur qui regarde la souffrance - c’est une part de moi , c’est la totalité de moi qui souffre . Alors je peux suivre ses mouvements , je peux voire où elle me conduit . Certainement si je fais cela elle s’ouvre , n’est-ce pas ? Alors je vois que j’ai donné une importance particulière au « moi » - et pas à la personne que j’aime .
Quand il n’y a pas d’observateur qui souffre , est-ce que la souffrance est différente de vous-même ? Vous êtes la souffrance , n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas séparé de la douleur - vous êtes la douleur . Qu’arrive-t’il ? Il n’y a pas d’étiquette , on ne donne pas de nom et de ce fait on ne met pas la souffrance de côté - vous n’êtes que cette douleur , cette sensation , cette impression d’agonie . Quand vous ne la nommez pas , quand vous n’avez pas peur de l’observer avec respect , est-ce que le centre est en relation avec elle ? Si le centre est en relation avec elle , alors il en a peur . Alors , il doit agir , faire quelque chose à son sujet . Mais si le centre est lui-même la souffrance , alors que faites vous ? Il n’y a rien à faire , n’est-ce pas ? Si vous êtes cela et que vous ne concevez pas , que vous ne mettez pas d’étiquette , que vous ne la mettez pas de côté - si vous êtes cette chose , qu’arrive t’il ? Est-ce que vous dites alors que vous souffrez ? Une transformation fondamentale a certainement eu lieu . Alors il n’y a plus de « Je souffre » , parce qu’il n’y a pas de centre pour souffrir ; et le centre souffre parce que nous n’avons jamais examiné ce qu’est le centre . Nous vivons tout simplement de mot en mot , de réaction en réaction . Nous ne disons jamais , « Regardons quelle est cette chose qui souffre » . Vous ne pouvez voir par mesure coercitive , par discipline . Vous devez regarder avec intérêt , avec une compréhension naturelle. Alors vous verrez que cette chose que nous appelons souffrance , douleur , cette chose que nous évitons , et puis la discipline , tout cela est parti . Aussi longtemps que je traite la souffrance comme quelque chose d‘extérieur - Je souffre parce que j‘ai perdu mon frère , parce que je n‘ai pas d‘argent , parce que ça ou ça - j‘établis une relation avec la souffrance et cette relation est imaginaire . Mais si je suis moi-même cette chose , si je vois le fait , alors tout est transformé , tout cela prend une signification différente .
Alors il y a une attention complète , une attention intégrée et ce qui est totalement considéré est compris et dissous , et il n’y a pas de peur et de ce fait le mot « chagrin » est inexistant .
Source: La première et la dernière liberté
http://www.anandashram.org/media/the-vision-the-monthly-magazine/
( Je voulais d'abord ne mettre que la traduction de l'article de Krishnamurti , puis je me rends compte que cette façon de sélectionner prive la personne qui lit d'un genre de rythme musical : plusieurs articles , au début , sont de la dévotion pure ( ce qui me file , à moi , un peu d'allergie en ce moment , mais pas complétement ) , notamment de la dévotion au Guru ( j'ai pas vraiment de Guru ) . Et les articles pris dans Krishnamurti ou Eckart Tolle sont au beau milieu . L'éditeur de ce journal a surement senti l'ordre dans lequel il pouvait placer les articles ... Bref . Je n'ai pas encore traduit le début : deux longs articles de Swami Ramdas ; mais voici quelques autres articles . Mataji Krishnabai était la Mère d'Anandashram , c'est à dire l'Ashram de Swami Ramdas ; et la souffrance, on peut dire qu'elle connaissait vraiment bien , ou peut-être , qu'elle avait vraiment bien connu ) .
LES MOTS DE PUHYA MATAJI KRISHNABAI
A la maison , prenez soin de vos aînés avec tout votre amour . C’est seulement grâce à leurs bénédictions que vous pouvez recevoir la grâce et la protection du Guru . Aujourd’hui , la plupart de nos ennuis peuvent être mis en relation avec notre négligence à l’égard de nos parents et des autres personnes âgées à la maison . Nous les avons pratiquement jetés à la rue. Prenez bien soin de vos aînés , considérez les comme des formes de votre Guru Lui-même et considérez que c’est un privilège de les aimer , de les servir et de les chérir .
Le Guru est Eternel et Infini et Sa qualité dominante est Son état de complète vacuité , de vide complet . Quand le dévot vient devant un tel guru et avoue la vérité à propos de tous ses ennuis , toutes ses pensées , ses sentiments et ses ennuis ne peuvent que disparaître , se dissolvant dans l’immense vide du Guru et laissant le dévot nettoyé et pur . C’est un fait , c’est seulement quand vous êtes prêt à ouvrir complètement votre cœur à votre Maître que vous pouvez jouir d’une paix de l’esprit véritable et qui dure
Vous posez toujours des questions demandant pourquoi il y a tant de mal dans le monde , pourquoi est-ce qu’il y a tant de souffrance , ce genre de choses .Vous ne devriez pas trouver d’ erreur dans la création de Papa . Même le soi-disant mal est Son œuvre . Alors , quand vous avez mal à l’estomac , que faites vous ? Ne prenez vous pas un médicament amer pour nettoyer votre estomac de la nourriture mal digérée ? Tout cet univers est le propre corps de Papa , et , si une quelconque part de lui souffre , c’est seulement Papa qui remédie à la situation en faisant vivre à cette part du monde une expérience amère . Alors , quoi qu’il arrive , nous devrions considérer que c’est pour notre bien . Parce que , est-ce que Papa n’est pas notre mère ? Elle sait ce qui est le mieux pour ses enfants . Est-ce qu’une mère peut jamais être cruelle et dure avec ses enfants ? Alors , quoi que ce soit qui arrive dans le monde doit être considéré comme arrivant par la volonté de Papa et pour notre propre bien .
LES MOTS DE PUHYA SWAMI SATCHIDANANDA
Confier tous nos fardeaux à Dieu :
Il n’existe personne au monde qui soit libéré des ennuis et vraiment heureux , sauf la personne qui a appris « l’art » de confier ses ennuis , ses soucis et ses responsabilités à Dieu , lui qui en vérité porte tout le fardeau de l’univers . Ce genre de personne reste toujours heureuse , gaie et libre comme un enfant . Aussi , si vous , aussi , voulez être vraiment heureux , libre des soucis et des anxiétés , posez toutes vos charges et vos responsabilités aux pieds de lotus du Seigneur Tout Puissant . La façon de communier avec Lui et de lui confier toutes vos responsabilités , c’est de chanter constamment Son Nom , saint et tout-puissant - quel que soit le Nom que vous préférez - en toute foi et amour .
Faire face à des situations hostiles :
Ca ne sert à rien de fuir les situations . Vous avez à leur faire face bravement , prenant le Divin comme support et guide . Ne vous laissez pas décourager . Quand vous sentez que l’attaque venue de l’extérieur est trop lourde à supporter pour vous , priez Dieu de bénir tous ceux qui sont responsables de ce genre d’attaques , avec une juste compréhension , paix et bonheur . Ainsi , souhaitez toujours du bien aux autres .
Sonagiri , qu'il en soit remercié , vient de me faire suivre le dernier numéro de la revue d'Anandashram , dont le thème , ce mois-ci , est la souffrance . C'était vraiment ce qu'il me fallait lire , ce soir ... Bien sur , je ne m'étais pas trouvée super confortable là bas , la première fois que j'y avais séjourné ( cf les articles de ce blog , en Février 2012 ) , car les disciples y pratiquent , comme Swami Ramdas autrefois , le japa , la répétition continuelle du nom de Dieu - ce qui n'était pas vraiment ma tasse de thé ... Mais j'ai beaucoup apprécié le journal , très éclectique : il y a des articles de Swamis très très très croyants , mais aussi - incroyable dans un ashram aussi dévotionnel ! - de Krishnamurti ... Comme je suis dans un état d'esprit athée depuis mon retour d'Inde , je me suis plutôt raccrochée à la logique imparable , acérée et lumineuse , de ce dernier ; il y également un article , que j'ai trouvé vraiment intéressant , d'Eckhart Tolle - un auteur que je n'ai jamais lu , même si deux amies différentes m'ont offert , en même temps , deux fois le même livre de lui ...
Voilà déjà une traduction de l'article d'Eckhart Tolle . ( c'est un peu bête , j'aurais du mettre d'abord la citation de Krishnamurti , qui est , pour moi plus opérationnelle ; mais , bon , il est tard ... Et , Jyoti , grâce à tes remarques , j'ai essayé cette fois de ne pas faire de contresens , et j'ai cherché tous les mots dont je croyais savoir à peu près le sens mais seulement à peu près , dans le dictionnaire . Tu me diras , c'est la moindre des choses ... ) . Pour les amis intéressés , je peux vous faire suivre tout le journal ( 37 pages , je crois ) mais en anglais ; le site , c'est www.anandashram.org
TRANSCEND SUFFERING
Transcender la souffrance
By Eckhart Tolle
Suffering drives you deeper. The paradox is that suffering is caused by identification with form and erodes identification with form. A lot of it is caused by the ego, although eventually suffering destroys the ego — but not until you suffer consciously.
La souffrance vous conduit plus profond . Le paradoxe , c’est que la souffrance est causée par l’identification à la forme et qu’elle érode l’identification à la forme . Une grande partie de la souffrance est causée par l’ego , bien que , finalement , la souffrance détruise l’ego - mais pas avant que vous ne souffriez consciemment .
Humanity is destined to go beyond suffering, but not in the way the ego thinks. One of the ego’s many erroneous assumptions, one of its many deluded thoughts is “I should not have to suffer.” Sometimes the thought gets transferred to someone close to you: “My child should not have to suffer.” That thought itself lies at the root of suffering. Suffering has a noble purpose: the evolution of consciousness and the burning up of the ego. The man on the Cross is an archetypal image. He is every man and every woman.
L’Humanité est destinée à aller au-delà de la souffrance , mais pas à la façon dont l’ego le pense . L’une des nombreuses suppositions erronées de l’ego , l’une de ses nombreuses pensées bercées d’illusions , est « Je ne devrais pas avoir à souffrir « . Quelquefois la pensée se transfère à quelqu’un qui vous est proche : « Mon enfant ne devrait pas avoir à souffrir » . Cette pensée en elle-même est à la racine de la souffrance . La souffrance a un noble but : l’évolution de la conscience et la désintégration de l’ego . L’homme sur la Croix est une image archétypale . Il est chaque homme et chaque femme .
As long as you resist suffering, it is a slow process because the resistance creates more ego to burn up. When you accept suffering, however, there is an acceleration of that process which is brought about by the fact that you suffer consciously. You can accept suffering for yourself, or you can accept it for someone else, such as your child or parent. In the midst of conscious suffering, there is already the transmutation. The fire of suffering becomes the light of consciousness.
Aussi longtemps que vous résistez à la souffrance , le processus est lent parce que la résistance crée plus d’ego à détruire . Quand vous acceptez la souffrance , cependant , il y a une accélération du processus provoquée par le fait que vous souffrez consciemment . Vous pouvez accepter la souffrance pour vous-même , ou vous pouvez l’accepter pour quelqu’un d’autre , comme votre enfant ou un parent . Au sein de la souffrance consciente , il y a toujours la transmutation . Le feu de la souffrance devient la lumière de la conscience .
The ego says, “I shouldn’t have to suffer,” and that thought makes you suffer so much more. It is a distortion of the truth, which is always paradoxical. The truth is that you need to say yes to suffering before you can transcend it...
L’ego dit , « Je ne devrais pas avoir à souffrir » , et cette pensée vous fait souffrir encore plus . C’est une déformation de la vérité , laquelle est toujours paradoxale . La vérité , c’est que vous devez dire oui à la souffrance , avant de pouvoir la transcender …
Source: A New Earth
Oups ... il m'a fallu rester assise en silence vraiment longtemps ,ce matin , pour traverser la couche épaisse de déprime qui était assise , Dieu sait pourquoi , sur ma tête au réveil ; et accéder à une toute petite lumière tranquille au profond du cœur . En sortant de l'assise , la déprime était à nouveau au rendez-vous et s'est perchée sur mon épaule , rongeant son os ( la droite , qui me fait mal en ce moment dés que je jardine un peu trop ) . L'intellect , qui fonctionne encore à peu près , ( mais pour combien de temps ? me demande le vautour borné sur mon épaule ) est bienvenu , tout de même , qui sait, absolument , que la déprime n'est jamais éternelle .
Et en plus , Noisette m'a griffée pendant que j'étais penchée pour chercher son lait dans le frigo . J'ai cherché une consolation auprès de Baptiste , qui s'est barré par la chattière dés ses croquettes avalées . Décidément !